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Ritesh Deenoo, 32 ans, décède dix jours après son accident - Son épouse Nisha : «Je ne sais pas comment faire pour joindre les deux bouts»

Le trentenaire laisse derrière lui une épouse et trois fils.

En quittant son domicile dans la soirée du 26 août, il avait promis à son épouse qu’il rentrerait très vite à la maison. Mais Ritesh Deenoo a été victime d’un grave accident de la route et a succombé à ses blessures quelques jours plus tard, sans que ses proches ne puissent le voir une dernière fois. Cet habitant de Trois-Bras, Petit-Raffray, âgé de 32 ans, a rendu l’âme aux soins intensifs de l’hôpital Sir Seewoosagur Ramgoolam le dimanche 5 septembre.

Cette soirée fatidique, Nisha, l’épouse du jeune homme, s’en souvient comme si c’était hier. Un ami de son époux est venu le voir à la maison. «Ritesh dormait lorsqu’il est arrivé. Mais les aboiements du chien l’ont réveillé. J’ai demandé à notre fils de lui dire qu’il n’y avait personne à la porte parce que je ne voulais pas qu’il sorte. Mo kone bann-la vinn get li akoz li ena motosiklet, dir li amenn zot sorti ek lerla pa kone kot zot ale», raconte-t-elle. Toutefois, l’ami en question a fini par aller à la fenêtre de sa chambre à coucher pour appeler Ritesh. «Monn dir li pa ale me li finn met so jaket ek linn sorti. Linn dir mwa li pa pou tarde. D’après mon fils, son ami lui a promis Rs 150 pour une course.»

 

Une heure plus tard, la mauvaise nouvelle tombe. «Des amis de Ritesh sont venus à la maison pour m’annoncer qu’il avait été victime d’un grave accident et qu’une ambulance le conduisait à l’hôpital. Je ne voulais pas y croire mais mon beau-père m’a ensuite appelée pour le confirmer», confie Nisha. L’accident s’est produit à Roche-Terre lorsqu’une voiture conduite par un habitant de Grand-Gaube est entrée en collision avec la moto que Ritesh pilotait. Ce dernier et le passager qui voyageait en croupe, un mineur, ont été violemment projetés au sol. «J’étais perdue, je ne savais plus quoi faire. Je me suis rendue à l’hôpital aussitôt et je l’ai vu dans une ambulance. Il était inconscient ; je l’ai reconnu à cause des vêtements qu’il portait.»

 

Les jours suivants n’ont pas été faciles pour la mère de famille. «Je n’ai même pas été autorisée à lui rendre visite parce qu’un patient avait été testé positif à la Covid-19 au département des soins intensifs la veille de son admission.» Par la suite, son état de santé ne s’est pas amélioré. «À chaque fois que j’appelais pour m’enquérir de son état de santé, les médecins me répondaient qu’il était toujours sous respiration artificielle et qu’il n’y avait pas d’amélioration», se remémore Nisha, avec tristesse. Ritesh a fini par succomber à ses blessures le dimanche 5 septembre, soit au bout de dix jours d’hospitalisation. Une autopsie a attribué son décès à des cranio cerebral injuries.

 

Mariés depuis 12 ans, Ritesh et Nisha Deenoo ont trois fils, âgés de 18, 8 et 4 ans. «Nous avons connu des hauts et des bas mais il a toujours été un époux et un père aimant. Il s’est toujours bien occupé de nous et veillait à ce que nous ne manquions de rien. Li pa fasil seki nou pe traverse me nou fami pe soutenir nou.»

 

La victime, qui cumulait des petits boulots, espérait pouvoir un jour travailler à son compte dans l'espoir d'offrir à son entourage une vie meilleure. Maintenant qu’il n’est plus là, «je ne sais pas comment faire pour joindre les deux bouts», confie Nisha. «Ritesh a toujours refusé que je travaille.» Elle lance ainsi un appel aux Mauriciens pour l’aider à trouver un emploi comme femme de ménage afin de pouvoir subvenir aux besoins de ses enfants.

 


 

Trois autres personnes succombent suite à des drames routiers

 

Leurs noms s’ajoutent à la longue liste des victimes d’accidents. Dans la soirée du vendredi 10 septembre, Herwin Mamode, un habitant de Bambous, âgé de 18 ans, se trouvait dans une voiture qui a fait une sortie de route dans les parages de La Preneuse, en direction de Tamarin. Il n'a pas survécu. Son décès a été constaté par le personnel du Samu. Le conducteur, grièvement blessé, a, lui, été conduit à l'hôpital. Quelques jours plus tôt, soit le mercredi 1er septembre, Manohar Napaul, un habitant de Curepipe, âgé de 64 ans, circulait à moto lorsque son véhicule est entré en collision avec un autre deux-roues à la jonction des rues Farquhar et D'Epinay, dans sa localité. Blessés, les deux motocyclistes ont été conduits à l'hôpital Jawaharlal Nehru pour des soins. Admis aux soins intensifs depuis, Manohar Napaul a fini par succomber à des cranio cerebral injuries à la mi-journée, le mardi 7 septembre. L’autre motocycliste a, pour sa part, pu rentrer chez lui après un jour d'hospitalisation.

 

Une autre victime d’accident de la route a été recensée dans la nuit du lundi 6 septembre. Il s'agit de Laval France Solomalay, un habitant de Baie-du-Tombeau, âgé de 63 ans. Son accident, qui remonte au 25 juin, a eu lieu au rond-point de la route Cocoterie, à Roche-Bois. Le sexagénaire était à moto lorsque son véhicule a été percuté par une voiture. Admis à l'unité neurochirurgicale, il a fini par rendre l'âme des suites d'un syndrome de détresse respiratoire aiguë.