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Quand Pâques rime avec «lockdown»

Entre la technologie qui permet à plusieurs de suivre les messes en ligne, les différentes applications qui donnent l'occasion de se voir en vidéo même en étant loin les uns des autres, la fête de Pâques, célébrée ce dimanche 4 avril, se vivra surtout en famille, à la maison, en s'adaptant à la situation malgré les circonstances. Témoignages...

Il incarne parfaitement son rôle de trouble-fête. Car pour la deuxième année consécutive, le coronavirus vient assombrir des moments de réjouissances, comme ces célébrations qui, à cause de la crise sanitaire, ont été annulées ces derniers temps ou vécues différemment. Et à l’instar de toutes les fêtes religieuses qui ont été célébrées à la maison ces derniers jours, de nombreuses familles à Maurice et dans d’autres parties du monde célébreront Pâques chez elles en ce dimanche 4 avril car, confinement oblige, les déplacements sont interdits.

 

Mais même si les festivités sont chamboulées, même si les traditions ne pourront être complètement honorées, c’est avec «beaucoup d'amour et de ferveur» que de nombreux foyers se mettront en mode Pâques, tout en s’adaptant à la situation et en faisant tout ce qu’il faut pour que cette journée soit joyeuse et apporte un peu d’ondes positives en ces temps difficiles et incertains. C’est ce à quoi s’attellera Carenne Mikale. Ses proches et elle se sont organisés pour que le dimanche pascal, moment familial par excellence, puisse être un bon moment malgré les circonstances. Et tous les moyens ont été mis à contribution, notamment la technologie, pour que rien ne manque malgré les restrictions.

 

«Nous avons assisté aux différentes messes de ces derniers jours à la télévision et sur les réseaux sociaux», précise Carenne qui a organisé une journée de Pâques bien remplie pour sa petite famille : «On prévoit un petit déjeuner, préparé par les filles et moi. Mon époux Patrick ira travailler tôt le matin. Il est policier. Ensuite, je vais préparer les gajak. Au menu : tartes au poulet et aux crevettes, œufs rôtis et crêpes fourrées à la béchamel. Pour le dîner, ce sera bol reversé. Ma fille Meagan va préparer un gâteau. Je veux que mes filles s’amusent et se sentent bien ce jour-là.» Et bien que les courses soient en ce moment réglementées selon un ordre alphabétique et limitées en termes de temps, Carenne et les siens n’ont pas manqué de faire leur stock de chocolats. «Nous allons aussi, bien évidemment, partager les œufs de Pâques avec les voisins, certes en respectant les gestes barrières. Le mot d’ordre, comme chaque année, même si la situation actuelle est différente, reste le même : partage et bonne humeur.»

 

Comme dans plusieurs familles qui se retrouvent séparées à cause des restrictions de mouvements, certains proches manqueront à l’appel : «Des membres de ma famille vont beaucoup, beaucoup, nous manquer, notamment mes parents Claude et Nicole, mon grand frère Bruno et ma sœur Stella, et leur famille, car les deux habitent dans la zone rouge. La famille de mon époux vit à Goodlands. C’est dur mais on se parlera en video call pour compenser. Et bien sûr, l’absence des enfants de Patrick, Cédric et Marine, se fera aussi sentir. Ce n’est pas évident mais je ferai tout pour que les enfants se sentent bien, surtout Meagan qui prendra part aux examens du School Certificate bientôt.»

 

Une étape importante

 

Si le fait de ne pouvoir commencer les festivités en assistant en personne à la messe du dimanche de Pâques pèse lourd dans les cœurs, ils seront nombreux à suivre les célébrations sur Internet pour bien terminer le carême. Car pour de nombreuses familles, la prière sera au rendez-vous le jour de Pâques. Chez les Perrot, les messes en ligne sont importantes avant d’entamer cette journée de fête. «Comme pour beaucoup de familles, ce sera la deuxième fois qu'on fêtera Pâques en confinement. L’année dernière, je n’avais pas vraiment célébré parce que je venais de perdre un ami. Cette année, je pense toujours à lui mais je vais aussi vivre ce moment en famille. On va suivre la messe à la télévision ou sur les réseaux sociaux. C’est une étape importante pour nous. Puis, on va se réunir autour d’un bon déjeuner et d’un bon dîner», confie Emmanuel Perrot.

 

D’une famille à une autre, le maître mot est l’organisation pour passer «un bon moment» tant bien que mal, malgré la période difficile que le pays traverse. Pour beaucoup, il s’agit de véhiculer, le temps d’une journée, un peu de bonnes vibes afin d'oublier les soucis et surtout, de ne pas laisser le virus prendre le dessus. «Nous faisons face à une situation différente et difficile. Nous prévoyons de fêter Pâques comme il se doit car, ne l’oublions pas, c’est l’une des fêtes les plus importantes du calendrier catholique. Mon père et moi, nous allons suivre ce moment dans la foi, avec les messes qui seront diffusées en live, soit via les réseaux sociaux, soit à la télévision. Par contre, le menu traditionnel de l’agneau rôti restera de mise le dimanche matin au déjeuner. Nous tenons à garder les traditions familiales mais de façon exceptionnelle, en discussion de groupe avec la famille sur les réseaux sociaux, par exemple. Ce ne sera, certes, pas la même chose, mais heureusement que nous avons ces moyens technologiques à notre portée», explique Mikaël Gujadhur en dévoilant son emploi du temps pour ce dimanche.

 

Il ne compte pas déroger à la tradition et accordera toute son importance au lundi de Pâques. «Nous ne serons malheureusement pas à la plage, comme le veut la tradition. Par contre, nous serons tous ensemble en visio sur les réseaux pour trinquer et partager cette profusion de joie ensemble. Comparativement à l’année dernière, nous vivons avec les mesures sanitaires strictes mises en place et nous arrivons plus à nous adapter à cette situation. Nous avons la joie de toujours pouvoir garder le contact, même de loin. Cela devient aujourd’hui plus intense car nous réalisons la valeur et l’apport en énergie de chaque membre du composant familial.»

 

Rendre ce moment inoubliable

 

À chacun sa façon de fêter pour rendre ce moment inoubliable malgré la morosité. Chez les Etowar, le fait que la cour familiale regroupe plusieurs proches aidera à rendre ce dimanche de fête chaleureux. «La fête de la Pâques sera différente encore une fois cette année : pas de rassemblements, ni de grandes sorties, ni d’escapade chez la famille qui habite dans une autre région de l’île. Cette année, tout comme l’année dernière, sera axée sur le dîner qui sera un moment à vivre en famille. Comme je vis avec mes frères et mes sœurs dans la même cour, chacun préparera quelque chose qu’on va partager à table. Ce moment de partage sera plus ou moins comme les autres années car les jours de fête spéciale, comme Pâques ou Noël, se passent en famille», témoigne Warren Chris Etowar qui, avec ses proches, a décidé de rendre agréable ce jour de Pâques pas comme les autres.

 

Si le coronavirus prive plusieurs familles de certaines habitudes, d’autres petits plaisirs viendront agrémenter cette journée. Annick Mirtile Numa a tout prévu pour que tout se passe bien. Exit les mauvaises ondes, place à la bonne humeur. «Pâques nous a toujours rassemblés autour d’un bon repas et l’après-midi, on procède au partage des chocolats avec les enfants. Le lendemain, soit pour le lundi de Pâques, un tour à la mer est souvent au programme. Mais comme cette année la situation ne nous le permet pas, on s’adonnera à la place à des parties de Monopoly et de cartes avec les enfants et mon chéri, et ce moment sera suivi d’un bon dîner le soir», confie celle qui ne cache pas que la configuration actuelle est difficile à vivre. «Assister à une messe va nous manquer. C’est dur de ne pas pouvoir conclure la période de carême par une messe. Mais la pandémie le demande. Il nous faut être responsables et respecter la consigne de rester chez soi», conclut Annick Mirtile Numa qui ne manquera pas de se rappeler à l’avenir, quand la situation se sera améliorée, ces festivités de Pâques pas comme les autres en temps de confinement...

 


 

Confinés mais en communion dans la prière

 

Le diocèse de Port-Louis a établi tout un programme pour permettre aux catholiques de bien vivre la fête de Pâques en prière et en communion. Car pour la deuxième année consécutive, les catholiques célébreront confinés. Pour rappel, les églises sont en ce moment fermées. Suite à la demande du diocèse de Port-Louis auprès de la MBC, des célébrations seront diffusées à la télévision : le samedi saint, la veillée pascale passera sur MBC Sat/Senn Kreol à 20h30. Le jour de Pâques, la messe sera célébrée par le pape François en direct de la basilique Saint-Pierre et sera diffusée sur MBC Sat/Senn Kreol à 11h50. Ce même jour, il y aura aussi le message de Pâques traditionnel du cardinal Piat sur MBC TV1/MBC Sat/Senn Kreol à 20h30.