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Quand la Covid-19 tient tête à la vaccination

«Le reconfinement est dur car on n’a le droit de sortir que pour faire les trucs essentiels», nous confie notre compatriote, installé à Sydney, en Australie.

Alors qu’une baisse générale des cas de contamination liés à la Covid-19 a été notée et que l’avancée de la campagne de vaccination est porteuse d’espoir, le virus n’a pas encore dit son dernier mot. La propagation fulgurante du variant Delta (ou indien) suscite de vives inquiétudes dans plusieurs pays. «Certaines personnes en ont ras-le-bol de la situation et continuent à tout faire comme si de rien n’était», raconte le Mauricien Yannick Bontemps, installé à Sydney, en Australie.

Si le cours de la vie semble reprendre dans plusieurs parties du monde, avec les campagnes de vaccination qui se poursuivent et semblent porter leurs fruits ici et là, le coronavirus ne s’avoue pas pour autant vaincu. Des récidives dans certains pays rappellent, en effet, que le virus n’a pas dit son dernier mot et que, vaccin ou pas, la vigilance doit rester de mise.

 

En Russie, au Portugal ou encore en Grande-Bretagne, le variant indien, appelé aussi variant Delta, jugé plus contagieux, inquiète. Alors que l’Angleterre enregistrait une nette amélioration de la situation sanitaire, à la fin du mois d’avril, la donne a complètement changé. Ces derniers temps, les chiffres qui étaient en baisse au niveau de la contamination repartent à la hausse, à tel point que le Premier ministre Boris Johnson a finalement reporté la levée des dernières restrictions anti-Covid au 19 juillet. Au Portugal, l’angoisse règne aussi. Ces dernières semaines, le pays a fait part de presque 1 500 nouveaux cas de contagion au coronavirus en 24 heures, un nouveau record quotidien depuis le 20 février.

 

Ces dernières semaines, la Russie a également à nouveau tiré la sonnette d’alarme. En 24 heures, le pays comptabilisait plus de 20 000 nouvelles contaminations au coronavirus et 568 décès, ce qui constitue un des plus hauts bilans quotidiens depuis janvier, selon les chiffres publiés par les autorités qui ont aussi révélé que le variant Delta représente près de 90 % des contaminations à Moscou. Il y a quelques jours encore, la capitale russe de plus de 12 millions d’habitants a annoncé avoir enregistré 144 morts en 24 heures, ce qui est considéré comme le pire bilan depuis le début de la pandémie.

 

Largement épargnée par la pandémie de Covid-19, l’Australie est aujourd’hui rattrapée par le variant Delta. Ainsi, les six millions d’habitants de Sydney, la capitale économique de l’Australie, se retrouvent à nouveau confinés chez eux depuis le samedi 26 juin ; une situation qui devait prendre fin ce vendredi 9 juillet. Mais face à la situation, les autorités ont décidé de ne pas mettre fin au lockdown. Ainsi, les responsables de l’État de Nouvelle-Galles du Sud ont décidé, le mercredi 7 juillet, de prolonger le confinement d’une semaine, soit jusqu’au 16 juillet.

 

Pour les habitants, c’est une nouvelle expérience à vivre dans l’ombre du virus qui plane. Notre compatriote Yannick Bontemps, installé à Sydney, peut en témoigner. «On a des quinzaines de cas tous les jours mais, heureusement, tout est sous contrôle. Il faut quand même noter que certaines personnes en ont ras-le-bol de la situation et continuent à tout faire comme si de rien n’était : elles ne portent pas de masques and some are still going to the beach and don’t respect social distancing, etc. Si elles sont surprises par les policiers, elles risquent une amende de 200 dollars», nous confie notre compatriote.

 

Même si l’Australie a pu mieux gérer la pandémie et la contenir que d’autres grandes économies grâce à une fermeture rapide de ses frontières et un strict respect des règles de distanciation sociale, la situation de ces dernières semaines est préoccupante. Depuis le début de la pandémie, un peu plus de 30 800 cas et 910 décès ont été signalés dans ce pays. Le compteur affiche d’autres chiffres ces derniers temps. «Ce variant Delta change la donne, il est extrêmement transmissible», a d’ailleurs déploré Gladys Berejiklian, la Première ministre de l’État de Nouvelle-Galles du Sud. «Nous ne voulons pas nous retrouver dans la position où il faudrait constamment passer de confinement en déconfinement», a-t-elle ajouté, expliquant que prolonger le confinement est «la meilleure façon de faire en sorte que ce soit notre seul confinement avant que toute la population soit vaccinée».

 

Il s’agit maintenant, pour les habitants, de prendre leur mal en patience, en espérant que la situation s’améliore au plus vite. «Le reconfinement est dur car on a le droit de sortir que pour faire les trucs essentiels comme aller au boulot, faire les courses ou encore aller à la pharmacie.  C’est difficile parce qu’en ce moment, ce sont les vacances scolaires mais les enfants doivent rester à la maison. La plupart des magasins sont ouverts et les restaurants opèrent seulement en takeaway», conclut Yannick Bontemps qui attend un retour au plus vite à la vie normale.