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Propositions budgétaires, salaire des travailleurs et réclamations

Abdullah Hossen, député rouge, et Haniff Peerun, président du Conseil des syndicats

Lors d’un point de presse durant la semaine écoulée, le Conseil des syndicats a présenté ses propositions budgétaires. Le pouvoir d’achat y est pointé du doigt. Abdullah Hossen, député rouge, et Haniff Peerun, président du Conseil des syndicats, s’expriment sur le sujet.

Lors d’une conférence de presse, tenue cette semaine, le Conseil des syndicats a mis en avant que le pouvoir d’achat des Mauriciens, selon lui, «a grandement diminué». Quel est votre avis ?

Abdullah Hossen : Je salue l’initiative des syndicats qui, en agissant ainsi, ne font que se présenter comme les porte-parole de ceux qui sont au bas de l’échelle. Ils attirent ainsi l’attention des autorités sur des cas qui existent. Bien évidemment, le gouvernement s’attelle toujours à trouver des solutions à ce genre de problème. J’invite donc les syndicalistes à participer activement aux consultations budgétaires afin qu’ils puissent se faire l’écho de la situation ou des revendications de la classe des travailleurs.

Haniff Peerun : On souhaiterait que le gouvernement encourage les salaires décents pour soulager bien des foyers. La libéralisation des prix n’a pas été en faveur des consommateurs. De par la situation qui prévaut, beaucoup de personnes peinent à s’en sortir.

Les syndicats demandent au gouvernement de venir de l’avant avec un budget pour «diminuer la souffrance des travailleurs». Qu’en pensez-vous ?

Abdullah Hossen : Le gouvernement a, depuis un certain temps déjà, fait de la lutte contre la pauvreté son cheval de bataille. Le Premier ministre a introduit le ministère de l’Intégration sociale et n’a eu de cesse de venir de l’avant avec une série de mesures pour alléger ceux qui sont en difficultés. Parmi : l’éducation gratuite, le transport gratuit pour les étudiants, la distribution de matériel scolaire aux plus démunis et les allocations de présence à ceux qui sont inscrits sur le registre social pour les encourager à aller à l’école car nous croyons que l’éducation est une arme pour lutter contre la pauvreté. Il existe aussi un programme de logement et d’autres initiatives pour encourager l’entrepreneuriat et les petits artisans. Depuis quelques années, tous les budgets considèrent la situation des plus nécessiteux et le prochain budget ira certainement dans ce sens.  

Haniff Peerun : Le gouvernement doit venir de l’avant avec un budget pour diminuer la souffrance de la classe des travailleurs et combattre la pauvreté. Une telle initiative permettrait d’améliorer la vie de ceux qui sont au plus bas de l’échelle et réduirait l’écart entre les riches et les pauvres.

Que préconisez-vous pour alléger le fardeau qui pèse sur les travailleurs ?

Abdullah Hossen : Les autorités ont à cœur le bien-être des Mauriciens et je suis confiant que le gouvernement viendra avec des mesures de soulagement, comme il l’a toujours fait, pour aider ceux qui en ont besoin.

Haniff Peerun : Trop de jeunes avec un SC ou un HSC, et même ceux qui sont diplômés se retrouvent dans des situations dans lesquelles ils sont exploités avec des salaires dérisoires. Il faudrait que les autorités viennent de l’avant avec des projets concrets pour démocratiser l’accès au travail. Sinon, nous courons vers un réel bouleversement social.