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Propos «injurieux» attribués à la ministre de l'Égalité du genre : Kalpana Koonjoo-Shah, une affaire qui fait jaser

Elle se défend bec et ongles. Non, elle n’a jamais tenu des propos injurieux en pleine séance parlementaire. C’est la défense de la ministre de l’Égalité du genre depuis qu’elle est au cœur d’une controverse qui n’en finit pas. Kalpana Koonjoo-Shah est pointée du doigt pour avoir tenu des propos jugés «injurieux» en pleine séance parlementaire, le mardi 4 mai, lors des débats sur le Mental Health (Amendment) Bill à l’Assemblée nationale. 

Ces propos auraient été tenus alors que la députée du MMM, Joanna Bérenger, intervenait sur le projet de loi en question. Une vidéo a même circulé sur les réseaux sociaux mais la ministre est vite montée au créneau pour dénoncer ce qu’elle décrit comme une pure et simple «manipulation».

 

Dans une vidéo postée sur sa page Facebook, Kalpana Koonjoo-Shah affirme que certains essaient de faire croire que c’est elle qui a proféré des jurons au Parlement. Un mensonge, dit-elle, qu’elle ne peut tolérer. Face à ce genre d’accusations, elle ne compte surtout pas rester les bras croisés. «C’est complètement faux. Je n’ai pas tenu de tels propos. Suite à ces accusations infondées mais très graves, j’ai voulu faire une déposition à la Cyber Crime Unit de la police et j’ai aussi fait une requête formelle au bureau du Clerk de l’Assemblée nationale pour qu’ils initient une enquête afin de déterminer la vérité. À Maurice, nous vivons dans un État de droit. Pour ma part, j’ai fait mon devoir. Désormais, je laisse les institutions faire leur travail comme il se doit.»

 

Pour prouver son innocence, la ministre a aussi envoyé une lettre au Bureau de l’Assemblée nationale suite à laquelle le Speaker, Sooroojdev Phokeer, a décidé d’initier une enquête. Selon le bureau du Speaker, il existe certaines différences entre la vidéo qui circule sur les réseaux sociaux et celle de la Parliamentary TV. Une lettre en ce sens a d’ailleurs été envoyée au Commissaire de police.

 

Toutefois, l’opposition et de nombreux Mauriciens se demandent comment cette vidéo aurait pu être manipulée, comme l’affirme la ministre, alors qu’il s’agit d’une retransmission en direct sur la Parliamentary TV et sur la MBC. Joanna Bérenger a d’ailleurs invité Kalpana Koonjoo-Shah à consulter la Parliamentary TV, affirmant ainsi que la vidéo en question est tout à fait authentique. «Quel bel exemple de respect encore une fois. Madame la ministre se plaisait à m’interrompre lors de mon intervention sur le Mental Health (Amendment) Bill, alors que je faisais des suggestions pour réformer notre système de santé mentale. Quel gâchis que notre Parlement soit descendu à ce niveau ! Est-ce que ce sera supprimé du Hansard ça aussi ?» se demandait Joanna Bérenger sur sa page Facebook le soir de l’incident.

 

Et c’est ce qui s’est justement produit, affirme-t-elle. Selon Joanna Bérenger, les propos «injurieux» de la ministre sont introuvables dans le compte-rendu de la séance parlementaire qui a été mise en ligne sur le site de l’Assemblée nationale, réclamant de ce fait que des actions appropriées soient prises. De son côté, la députée Stéphanie Anquetil a fait une requête au Speaker, Sooroojdev Phokeer, afin que les enregistrements audio et vidéo de cette séance soient mis sous scellés pour éviter toute manipulation. 

 

Lors d’une conférence de presse de l’Alliance de l’Espoir, qui a eu lieu le samedi 8 mai, Nando Bodha a réclamé la démission de la ministre Kalpana Koonjoo-Shah. Selon lui, ce qui s’est passé au Parlement est totalement inacceptable. Xavier-Luc Duval, leader du PMSD, a abondé dans le même sens. «C’est la ministre de la femme et des enfants. Elle a le devoir d’agir comme tel. Si elle ne peut pas contrôler son tempérament et son langage, quel exemple est-ce qu’elle donne aux enfants et à la population ?» Si Roshi Bhadain a fait le parallèle avec la suspension de trois membres de l’Assemblée nationale jusqu’à 2024, Paul Bérenger estime n’avoir jamais vu une telle chose se produire au Parlement. «Je suis au Parlement depuis 1976 et je n’ai jamais entendu une telle vulgarité en plus de la part d’une femme, ministre de la femme et des enfants, qui insulte une autre femme. C’est révoltant.» Selon lui, cette affaire n’est surtout pas à prendre à la légère.