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Plusieurs régions dans le sud du pays décrétées zones rouges

C’est devenu le rendez-vous quotidien des Mauriciens. Le moment qui retient l'attention de tout le monde... ou presque. À 17h30 (ou un peu plus tard), que ce soit à la télé, à la radio ou sur les réseaux sociaux, les annonces du ministre de la Santé, le Dr Kailesh Jagutpal, et de ses partenaires, généralement le Dr Catherine Gaud, ou encore Zouberr Joomaye, entre autres, dépendant des circonstances, monopolisent l'attention.

Et à l'agenda du point de presse très attendu du National Communication Committee (NCC) sur la Covid-19 le vendredi 2 avril : la situation dans le sud de l'île et l'éducation, avec le déroulement en ce moment de certains examens dans des conditions inédites. Et dans une semaine où la nouvelle vague de Covid-19 a fait deux premières victimes et où l'île est passée par une phase de réouverture partielle alors même qu’il y a un prolongement du confinement, la hausse dans le nombre de cas interpelle. Ainsi, plusieurs régions dans le sud de l'île – Surinam, Riambel, Rivières-des-Galets, Chamouny et Chemin-Grenier – ont été décrétées zones rouges alors que d'autres régions dans les circonscriptions 15, 16 et 17, comme Belle-Terre, Saint-Antoine, Hermitage, Camp Fouquereaux, 16e Mille et Phœnix, entre autres, sont sorties de la zone rouge.

 

«Toutes les régions, du jour au lendemain, peuvent devenir des zones rouges. Si on ne veut pas que cela arrive, la solution est de respecter les consignes de sécurité», a martelé le ministre de la Santé Kailesh Jagutpal, soutenu par le DCP Jhugroo qui a rappelé qui la police est en ce moment sur le qui-vive pour s'assurer que tous les Mauriciens respectent les mesures imposées : «La police est là pour aider mais quand les instructions ne sont pas suivies, la loi est là pour que des sanctions soient prises. Entre le 10 et le 31 mars, quelque 2 790 personnes ont été sanctionnées pour non port du masque. Maintenant l'amende pour infraction peut aller jusqu'à Rs 500 000.»

 

La vice-Première ministre et ministre de l'Éducation, Leela Devi Dookhun-Lutchoomun, a aussi tenu à rassurer les étudiants et les parents. Elle a ainsi demandé aux élèves qui participent à des examens de faire preuve de responsabilité. «Je fais un appel aux candidats, c'est important que vous respectiez les consignes. Les autorités, pour leur part, font tout pour mettre les centre d'examens en état.»

 

Comme à l'accoutumée, un aperçu de la situation actuelle dans le pays a aussi été donné. Au compteur du triste tableau de l'évolution du virus dans le pays : un nombre total de cas locaux (depuis le 5 mars) qui dépasse la barre des 400 contaminés, le nombre de personnes guéries qui est de plus de 90 et le nombre de cas actifs qui est de plus de 300.

 


 

Des habitants sur le qui-vive

 

Azagen, Surinam : «Une vraie ruée vers les commerces»

 

«Je crois qu’il y a une certaine prise de conscience de la part des habitants depuis que les autorités ont décidé de décréter la localité zone rouge. Il y a un peu de stress parce qu’on entend sans arrêt la police et les ambulances passer. J’ai l’impression que désormais les habitants se rendent vraiment compte de la gravité de la situation. Il faut dire que les rumeurs circulaient depuis la matinée. Du coup, il y a eu une vraie ruée vers les commerces car les gens ont voulu prendre leurs précautions.»

 

Caroline Desmarais, Surinam : «Un mouvement de panique»

 

«C'est l'incompréhension chez nous. On s'attendait vraiment pas à cela. Cette annonce a créé un mouvement de panique et tout le monde se rue vers les boutiques car nous n'avons aucune idée de comment cela se passera dans les jours à venir à Surinam. De plus, nous sommes un petit village où les gens dépendent principalement des secteurs primaires tels que l'agriculture et la pêche pour nourrir leurs familles. C'est un stress total par rapport au travail mais aussi au WAP ou WAP spécial.»

 

Gilbert Séraphine, de Chamarel : «Nous sommes très inquiets»

 

«Au début, on paniquait un peu, on entendait parler des contaminations dans la région. C'est encore plus stressant maintenant, vu que nous sommes officiellement décrétés zone rouge. Pas de supermarché ni d'ATM par ici, c'est très préoccupant. Nous sommes aussi inquiets pour les personnes âgées et les enfants en bas âge. D'autres interrogations sont là : pourrons-nous aller à l'hôpital ou à la pharmacie ? Les deux boutiques du coin pourront-elles opérer normalement ? Qu'en est-il des agriculteurs et des fermiers ? L'approvisionnement en nourriture pour les animaux se fait hors du village aussi, comment faire ?»