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Piton/Rivière-du-Rempart : la famille Bhogun et SAJ, une amitié vieille de 60 ans

Sa circonscription, son éternel fief. Sir Anerood Jugnauth était au n° 7 (Piton/Rivière-du-Rempart) ce que Rome est à l’Italie. Indissociable. Presque indétrônable. Son bastion l’a élu à huit reprises. 

En 2016, c’est en larmes, devant ses mandants à Rivière-du-Rempart, qu’il évoque ses débuts dans l’arène politique et exprime sa reconnaissance envers tous ceux qui l’ont soutenu. Des images fortes, poignantes, qui ont marqué plus d’un à l’époque. À chacune de ses sorties dans sa circonscription, il était accueilli dans la liesse. Dans les cœurs de ses partisans sont gravées les traces de son passage au n° 7.

 

Parmi les fidèles des fidèles, la famille Bhogun qui a côtoyé SAJ durant de longues années. Chand Bhogun, son ancien chef agent, se souvient encore de sa première rencontre avec le jeune politicien qu’il était à l’époque. «Je le connais depuis 1960. J’avais fait sa rencontre lorsqu’il était venu dans l’endroit pour la première fois. À l’époque, il était membre de l’Independent Forward Bloc. Il travaillait chez Bissoondoyal.» C’est en 1963 que sir Anerood Jugnauth est élu pour la première fois au Conseil législatif dans la circonscription n° 14 (Rivière-du-Rempart) lorsqu’il n’y avait encore que 40 circonscriptions dans l’île. Les souvenirs de cette époque, dit-il, sont nombreux dans sa mémoire. «Je me souviens qu’il avait une Vogue K 205. À chaque fois, il venait dans sa voiture. Je l’accompagnais partout dans la circonscription et on roulait ensemble. On parlait, on riait ensemble.»

 

Depuis ses débuts jusqu’à son retrait de la politique, SAJ a partagé avec la famille Bhogun une relation privilégiée. «Nous étions très proches. Il venait à la maison à chaque fois qu’il venait dans la localité. Quand on faisait campagne, il lui arrivait même de dormir chez nous.» De l’homme et du politicien que SAJ a été, Chand Bhogun garde un souvenir chaleureux et vivace. «C’était quelqu’un d’extrêmement franc. Il disait : “Si ou montre mwa le dwa, mo koup li.” Il était sérieux dans tout ce qu’il faisait mais c’était aussi quelqu’un qui savait parler et rire.»

 

Comme lui, Premila, l’épouse de Chan Bhogun, garde en mémoire de nombreux souvenirs des moments passés avec SAJ qui était devenu, au fil des années, un habitué de sa maison, de sa famille. «C’était quelqu’un de respectable et de gentil. Li ti konn fer so koler. Kan li kriye, ou per. Dans l’endroit, tout le monde est triste.»

 

Depuis l’annonce de sa mort, les partisans de la circonscription multiplient les hommages à leur candidat de toujours. Dans les rues, ils ont placé des banderoles en l’honneur de SAJ un peu partout dans la localité. Aujourd’hui, le n° 7, comme tout le pays, pleure la disparition d’un grand homme.