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Octobre rose : 5 faits sur le cancer du sein

Un mois pour alerter, sensibiliser, éduquer et mener des actions de prévention sur le cancer du sein mais aussi s’engager. Octobre rose incite chaque femme à être actrice de sa santé face à un cancer qui touche environ 1 femme sur 8 et qui connaît aussi un rajeunissement. En ce mois d’octobre rose, consacré à la sensibilisation au cancer du sein, la pharmacienne Shikha Ramjutan expose cinq faits sur le cancer du sein.

Chaque mois d’octobre, des personnes du monde entier manifestent leur soutien à toutes les personnes touchées par le cancer du sein. «Le cancer du sein est le type de cancer le plus courant. La plupart des femmes diagnostiquées avec un cancer du sein ont plus de 50 ans mais les plus jeunes peuvent également le contracter. Pour cette raison, il est essentiel que les femmes vérifient régulièrement leurs seins pour tout changement», explique la pharmacienne Shikha Ramjutan. Elle nous expose cinq faits à savoir sur le cancer du sein.

 

Fait 1 : c’est le type de cancer le plus répandu dans le monde

 

Le cancer est l’une des principales causes de décès dans le monde, représentant près de 10 millions de décès en 2020. Il y a eu environ 2,26 millions de nouveaux cas de cancer du sein l’année dernière seulement. Environ 1 femme sur 8 reçoit un diagnostic de ce cancer au cours de sa vie.

 

Fait 2 : la douleur mammaire n’est généralement pas un symptôme

 

Les principaux symptômes à surveiller sont :

- une grosseur au sein
- une zone de tissu mammaire épaissi
- un changement dans la forme ou la taille de la poitrine
- une boule ou un gonflement dans les aisselles
- une décharge des mamelons
- une éruption cutanée autour des mamelons

 

Fait 3 : tout le monde a des gènes BRCA1 OU BRCA2

 

On suppose souvent que seules celles qui développent un cancer du sein ont les gènes BRCA (abréviation utilisée pour le gène de breast cancer) mais c’est une idée fausse commune. Tout le monde possède les gènes BRCA1 ou BRCA2 mais chez certaines personnes, ces gènes peuvent muter. Comme les gènes mutés sont transmis de génération en génération (héréditaire), le risque de cancer du sein augmente.

 

Fait 4 : les contraceptifs oraux y sont liés

 

Bien que le contrôle des naissances ne cause pas directement le cancer du sein, il existe un risque accru de le contracter chez les femmes qui utilisent la pilule depuis plus de cinq ans. Cela ne signifie pas que vous ne devriez pas utiliser de contraceptifs mais il est préférable de discuter de vos risques avec votre médecin.

 

Fait 5 : les hommes peuvent aussi l’avoir

 

Dans de rares cas, les hommes peuvent également avoir un cancer du sein. Cela se produit généralement chez ceux de plus de 60 ans mais aussi très occasionnellement chez les plus jeunes. Les hommes ayant des antécédents familiaux de cancer du sein (gènes BRCA mutés) doivent effectuer des auto-contrôles mensuels et rechercher l’un des symptômes courants.

 

Bio express

 

Shikha Ramjutan est une pharmacienne qualifiée et enregistrée au Royaume-Uni et à Maurice. Elle détient une maîtrise en pharmacie du Kings College de Londres et a terminé sa formation de pré-inscription à l’Imperial College London NHS Trust. «J’essaie d’utiliser des plateformes de médias sociaux comme Instagram (themedixpharmacist) pour éduquer la jeune génération sur divers sujets de santé et de bien-être», confie-t-elle. «Je crois sincèrement qu’il est important de permettre au public d’être plus conscient et de prendre le contrôle de sa santé pour une meilleure qualité de vie.»

 


Quand les hommes sont touchés

 

Le cancer du sein masculin est rare. Sur les nombreux cas de cancer du sein diagnostiqués chaque année, moins de 1 % concerne les hommes. Cependant, la mortalité est plus élevée chez ces derniers avec un taux de survie moyen de 5 ans, soit 69 % de chance contre 80 % chez la femme. En cause : le fait que cette maladie soit considérée par beaucoup comme étant strictement féminine. Dans les colonnes du magazine Allo Docteurs, on fait d’ailleurs ressortir que les hommes à risque ne se font pas dépister et ne consultent que tardivement, alors que la tumeur est déjà à un stade avancé. L’un des patients cités, Franck, 41 ans, confie avoir consulté tout juste un mois après avoir senti une boule un peu dure au niveau de son mamelon gauche. «C’était en juillet 2019. Par la suite, j’ai suivi une chimiothérapie pendant six mois afin de réduire le volume de la tumeur avant l’opération.» Quand il a découvert sa tumeur, elle faisait environ 1,5 centimètre de longueur dans son sein gauche. Grâce à la chimiothérapie, son volume a diminué. Après quoi, il s’est fait opérer. Les médecins expliquent que cette intervention chirurgicale a pour objectif de retirer les deux seins ainsi que les ganglions lymphatiques en périphérie pour éviter la récidive. Après l’opération, Franck a dû faire une rééducation du bras ainsi qu’une hormonothérapie.

 


 

Ma vie après la maladie

 

Quand la nouvelle tombe, c’est comme un tsunami qui balaie leur vie, nous disent-elles. C’est tout leur monde qui s’écroule. Mais la reconstruction après un cancer du sein est aussi synonyme de nouveau souffle, voire de renaissance. Confidences…

 

Thérèse : «Le cancer est toujours présent dans ma vie, dans mon quotidien mais je ne me sens plus malade. Grâce au cancer, j’ai pris conscience de beaucoup de choses, sur moi, sur ce que je suis, sur ce que je vis mais aussi de l’importance des gens qui m’entourent et me soutiennent. Quand j’ai vu à quel point j’étais soutenue dans ce combat, je me suis sentie en confiance et plus forte pour me battre. Quatre ans après, je peux dire que le cancer du sein a été un renouveau dans ma vie. À 65 ans, j’avais eu le sentiment de tourner une page, que la vie m’offrait une chance de pouvoir recommencer un nouveau projet de vie. Car j’attendais la retraite pour vivre pleinement la vie mais la maladie est arrivée avant. C’est pourquoi aujourd’hui, je profite de chaque instant avec ma famille ou en faisant ce qui me rend heureuse car on ne sait pas de quoi sera fait demain. Désormais, je me sens plus en paix avec la maladie et avec moi-même, et en parler et avoir le soutien de mes proches sont les deux raisons qui m’ont permis de me reconstruire.»

 

Kavita : «C’est encore délicat pour moi d’en parler ouvertement. Ce sont uniquement mes proches qui étaient au courant. J’avais seulement besoin du soutien de mon cercle familial. C’était déjà un bouleversement pour moi d’apprendre, à 39 ans, que j’avais cette maladie et de me demander ce qui se passerait pour mes enfants et mon époux si je ne m’en sortais pas. Je ne voulais pas ajouter à cela le regard des autres. Ma famille a été ma force et pendant toute la durée du traitement, mon mari, mes enfants et moi, on faisait des projets pour la suite. Au fond de moi, je me disais que je me battrais pour les réaliser avec eux. Même s’il s’agissait de simples sorties à la plage, de manger au restaurant en famille, entre autres. Ne pas rester seule et prévoir un après, cela aide beaucoup pour sa reconstruction. Cela donne envie de se battre et de tourner la page pour profiter de chaque instant. Chaque personne se reconstruit à sa manière, pour moi ce fut dans l’intimité de mon cercle familial. C’est une nouvelle vous et une nouvelle vie que vous découvrez.»