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National Youth Parliament : Ce que je retiens de cette expérience

Ils font partis des jeunes qui durant deux jours ont pris la place de nos élus pour débattre des sujets divers. Ils nous racontent comment ils ont vécu cette aventure.

Les «order, order» ont fusé, les «wait, i’m on my feet» aussi et les occasions de tap latab  n’ont pas manqué. Ils avaient le bon ton, ont haussé la voix à certains moments et ont traité de sujets d’actualité avec beaucoup de sérieux. Pendant deux jours, le jeudi 8 et vendredi 9 août, un vent de fraîcheur a soufflé sur l’Assemblée nationale.

 

Car dans le cadre de la 2e édition du National Youth Parliament, 76 jeunes, dans leurs tenues classiques, se sont glissés dans la peau des parlementaires et ont siégé lors de deux séances uniques durant lesquelles ils ont pu débattre des questions d’intérêts publics.  

 

Avec une présence remarquée de jeunes femmes dans l’hémicycle, un premier ministre… au féminin ;  attribué à Deepshikha Parmessur, 22 ans, et une retransmission en direct à la télévision et suivie sur le Net, cette deuxième édition du National Youth Parliament a été tantôt applaudie par les Mauriciens – de par l’«aisance» des jeunes, leur «éloquence», leurs «idées» et le niveau des débats et des arguments – et tantôt critiquée, certains leur reprochant d’avoir «copié» et de «reproduire» ce que font d’habitude les députés lorsqu’ils sont au Parlement.

 

Mais quoi qu’il en soit, ceux et celles qui ont vécu cette immersion dans cet univers très politique ne s’arrêtent pas sur les critiques et préfèrent garder de très «bons souvenirs» de cette expérience unique.

 

Parmi eux : William Gungadoo, 19 ans, un habitant de Pointe-aux- Sables, qui entame bientôt des études en Management, Accounting & Finance à l’Université de Maurice. Pendant deux jours, il a endossé le rôle du Deputy Prime Minister, Ivan Collendavelloo. «Au Parlement, on a eu tous les privilèges de nos élus, sauf la voiture, la paye et les gardes du corps», nous dit-il, un sourire dans la voix. Pour lui, évoluer ainsi dans l’hémicycle est un grand rêve qu’il réalise : «C’est difficile à croire mais quand j’étais plus jeune, je jouais souvent avec des amis à me mettre dans la peau de nos dirigeants.»

 

S’il avait raté la première édition parce qu’il avait, dit-il,  beaucoup hésité, il a, souligne-t-il, tout fait pour être de la partie de la deuxième édition : «J’ai fait des recherches, je me suis documenté et j’ai même fait du public speaking qui m’ont rendu plus sûr de moi.» Se disant triste que «ça soit fini» parce qu’il a pris goût à l’ambiance dans l’hémicycle, William dit avoir beaucoup appris : «Durant le processus de préparation, on était appelé à faire des recherches et à beaucoup travailler avant qu’on se retrouve dans l’hémicycle. Ce qui fait qu’on a beaucoup appris en même temps.»

 

Prendre la parole

 

D’un point de vue à un autre, deux journées à la place d’un élu a aussi été riche en enseignements pour Henusha Bijlal, 19 ans. L’étudiante en Chemical Engineering à l’Université de Maurice se dit fière d’avoir été partie prenante de cette initiative : «Je peux dire que j’ai maintenant un knowledge de comment cela se passe à l’Assemblée nationale. C’est là-bas que se prennent les grandes décisions pour le pays. Là-bas, que les idées s’entrechoquent et les débats sont intenses.»

 

Pour elle, devoir prendre la parole et défendre son point de vue, sont deux choses qui l’ont marquée : «Savoir qu’on était en direct, impose une certaine pression. J’ai dû partager mon opinion sur la question de l’industrie, l’innovation et l’infrastructure,  et c’était challenging. Je trouve que c’est très important que les jeunes s’intéressent à ce qui se passe au Parlement parce que les élues prennent des décisions qui nous concernent tous et qui peuvent changer et améliorer la vie de tous les Mauriciens.»

 

Son avis est partagé par Badir Korumtollee, 22 ans, et étudiant en 3e année en Logistic & Transport à l’Université de Technologie de Maurice : «Tout ce qu’on a dit dans l’hémicycle est basé sur nos recherches. On n’a pas eu des notes qu’on a fait que lire. On a fait des recherches et à travers cette façon de faire, cela nous a appris à mieux comprendre comment les choses se passent au Parlement. J’ai maintenant une connaissance sur les policies et les projets de loi, entre autres choses, qui m’aideront désormais à voir les choses autrement.» Pour le jeune homme, toute cette expérience est aussi une grande aventure humaine : «Je ne connaissais au début que deux à trois personnes et à la fin, j’ai eu beaucoup plus d’amis.» Une expérience qu’il n’est pas près d’oublier !