• Kendo – Formation et passage de grade : Rishi Bundhoo décroche son premier dan
  • Callisto Protocol : prisonniers de l’horreur
  • Future Hope Maurice : quand les enfants chantent l’espoir
  • Collision entre une voiture et un camion : vacances meurtrières pour Dayaneebye Ganoo
  • Match de gala Maurice-Réunion : du football inclusif pour malentendants
  • Huawei Nova Y61 : de l’entrée de gamme sympa
  • Le diabète, un danger pour le cœur
  • Qatar : dans l’ambiance d’un pays en fête
  • FoodWise : des recettes gastronomiques, zéro gaspi et économiques
  • Le PM répond à leur lettre : les membres de la communauté rastafari «déçus» mais «le combat continue»

Midterms 2022 : les bons scores de Joe Biden

«Les principaux enjeux pour les électeurs cette année ont été l'inflation et les questions d'avortement, qui ont été très importantes», nous explique notre compatriote Melvin Moothen, installé aux États-Unis.

La «red wave» annoncée par les sondeurs n’a pas eu lieu aux États-Unis et les élections de mi-mandat 2022 sont considérées comme une petite victoire pour le président démocrate Joe Biden...

Il a pu renverser la tendance. Ainsi, si beaucoup s'attendaient à une montée en puissance de la vague républicaine, la résistance du parti de Joe Biden s'est bien fait voir lors des Midterms Elections aux États-Unis. Ainsi, l’avortement et les excès du «trumpisme» semblent avoir nourri les bons scores des démocrates. Avec une majorité préservée, voire renforcée, au Sénat, Joe Biden voit s’éloigner le spectre d’une seconde moitié de mandat paralysée par les républicains.

 

Et le président américain n’a pas attendu de connaître la composition définitive de la Chambre des représentants et du Sénat pour tirer les conclusions de ces élections de mi-mandat. Lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche, ce mercredi 9 novembre, Joe Biden s’est ainsi réjoui d’une «évidence» qui a été déjouée : la loi de la gravité dans la politique américaine qui veut que ce scrutin punisse le parti au pouvoir. «Alors que la presse et les experts prédisaient une “vague rouge” (la couleur des républicains) géante, cela ne s’est pas produit», a déclaré Joe Biden.

 

L'élection sénatoriale remportée ce samedi 12 novembre par la démocrate Catherine Cortez Masto permet au parti démocrate de conserver sa courte majorité au Sénat. La sénatrice Catherine Cortez Masto, qui représente le Nevada, remporte ainsi l’élection pour un deuxième mandat en battant le républicain Adam Laxalt et s’assure donc le contrôle du parti sur la chambre pour les deux prochaines années de la présidence de Joe Biden. Ainsi, les démocrates peuvent souffler. Toutefois, la dernière élection, en Géorgie, nécessitera un second tour le 6 décembre – aucun des trois candidats en lice n’ayant atteint la barre nécessaire des 50 %. 

 

«Enjeux»

 

Des États-Unis, notre compatriote Melvin Moothen était au coeur de ces élections et nous parle des enjeux de cet exercice. «En général, les élections de mi-mandat ont un taux de participation relativement faible mais celui de 2022 est l'un des plus élevés depuis des décennies. Les principaux enjeux pour les électeurs cette année ont été l'inflation et les questions d'avortement, qui ont été très importantes. Les républicains ont mené leur campagne sur la base des préoccupations économiques, de la mauvaise cote de popularité de Biden et du fait que, historiquement, le parti au pouvoir perd des sièges lors des premières élections de mi-mandat. Les démocrates, quant à eux, se sont concentrés sur la question de l'avortement. Cinq États ont voté sur des modifications des règles relatives à l'avortement, dont le Vermont, la Californie et le Michigan, qui ont tous voté en faveur de l'inclusion du droit à la liberté de reproduction dans la Constitution», nous confie le jeune Mauricien, tout en revenant sur la «red wave» qui, au final, n'a rien chamboulé. «La soi-disant “vague rouge” a prouvé le contraire, avec une avance marginale à la Chambre des représentants», souligne Melvin Moothen, qui évoque aussi le fait que «l'État de Géorgie connaîtra un second tour pour une élection spéciale le 6 décembre».

 

Selon lui, il y a eu un sursaut chez les électeurs : «L'une des principales victoires des démocrates a été le retournement de la Pennsylvanie qui a gagné à la fois un gouverneur et un sénateur démocrates, battant le candidat soutenu par Trump et un siège précédemment détenu par les républicains. D'un autre côté, la Floride continue de pencher pour les républicains avec Ron De Santis qui a remporté le poste de gouverneur et qui est considéré comme le candidat potentiel à la présidence pour les élections de 2024. Bien qu'il soit encore en évolution, le sentiment général qui se dégage des élections de mi-mandat est que les gens comprennent l'importance de voter et combien cela compte.»

 

Pour notre compatriote, les midterms donnent un aperçu de la tendance pour les élections de 2024. «Les élections au niveau de l'État et des collectivités locales ont été cruciales cette année car il y avait de nombreuses mesures de vote pour le développement économique. Il en découle plusieurs initiatives portant sur les investissements dans les infrastructures, le logement abordable et les investissements dans le développement communautaire à travers le pays. Les résultats finaux seront une indication de la direction que nous prenons pour les élections de 2024», ajoute-t-il, tout en soulignant que la démocratie a primé. «Dans l'ensemble, les élections de mi-mandat ont été un excellent exemple de démocratie car les négationnistes, ceux qui pensaient que les élections étaient truquées, ont obtenu de mauvais résultats au cours de ce cycle. Nous verrons ce qui se passera au cours des deux prochaines semaines, lorsque les résultats seront définitifs et que l'élection spéciale en Géorgie aura lieu...»

 

Si Donald Trump a officiellement annoncé, ce mardi 15 novembre 2022, être candidat à l'élection présidentielle de 2024, lors d'un discours prononcé depuis sa résidence de Mar-a-Lago, en Floride, Joe Biden, de son côté, n’a pas confirmé sa participation. «Mon intention est de me représenter», a déclaré le dirigeant démocrate, lors d'une conférence de presse, précisant qu'il s'agissait toutefois d'une «décision familiale».

 

À suivre...