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Meurtre en Suisse : le Mauricien Thierry Diamas, 31 ans, accuse son épouse avant de mourir - Anne-Marie, sa tante : «Il était victime de violences conjugales depuis très longtemps»

Le trentenaire avait fait part à ses proches du comportement violent de son épouse.

Les faits se sont produits à Genève, en Suisse, le 29 décembre dernier. Thierry Diamas, 31 ans et originaire de Beaux-Songes, y a trouvé la mort dans des circonstances tragiques. Blessé par balle, il a incriminé son épouse, une Suissesse de 46 ans, avant de pousser son dernier souffle. Pour l'heure, celle-ci nie être l'auteure du crime mais les proches du trentenaire maintiennent qu'elle lui faisait vivre un calvaire depuis un bon moment. Témoignage. 

Il y a à peine trois ans, il était sur un petit nuage. Après avoir fait la connaissance d’une Suissesse de 15 ans son aîné sur les réseaux sociaux, Thierry Diamas, 31 ans, quitte l’île pour s’installer à Genève et y décroche un emploi comme maçon. Très vite, le couple emménage ensemble et se dit «oui». Cependant, son bonheur est de courte durée…

 

Maria Diamas, 46 ans, qui serait d’une jalousie maladive, aurait fait vivre un calvaire à Thierry Diamas. C’est, du moins, ce qu’affirment ses proches. Et dans la soirée du 29 décembre dernier, le trentenaire a succombé à ses blessures quelques minutes après avoir reçu une balle. Il a incriminé son épouse avant de rendre l’âme.

 

Selon un site d’informations, il était environ 22 heures ce jour-là lorsque la centrale d’urgence a reçu un appel de détresse. Au bout du fil, un homme (Ndlr : la victime) s’exprime avec beaucoup de difficulté et signale avoir été blessé par balle par son épouse. Il est retrouvé à quelques centaines de mètres de son domicile, à Vernier – une commune suisse du canton de Genève. Selon le communiqué du pouvoir judiciaire, «malgré les soins prodigués, l’homme, âgé de 31 ans, a ensuite perdu connaissance et cessé de respirer peu avant l’arrivée de l’ambulance. Les massages cardiaques entrepris tant par les policiers que par les ambulanciers n’ont pas permis de le réanimer. Son décès a été constaté à 22h50».

 

Les proches de Thierry Diamas, originaire de Beaux-Songes, ont, eux, appris la nouvelle à travers une proche en Suisse. «La famille est inconsolable. Sa mère ne dort plus et est préoccupée par les démarches pour le rapatriement du corps. Elle veut que son enfant soit enterré ici», confie Anne-Marie, la tante de la victime. Très proche de son neveu, elle raconte que le calvaire de ce dernier ne date pas d’hier. «En août dernier, il m’a contactée pour me parler de ses soucis. Il était victime de violences conjugales depuis très longtemps. Sa femme était très possessive. Elle contrôlait tout ce qu’il faisait, ses sorties et même ses finances. Elle a même déjà mis mon neveu à la porte et l’a laissé dormir à l’extérieur dans le froid et la neige après une dispute. Elle ne tolérait même pas que nous nous adressions à lui en créole lorsque nous le contactions pour prendre de ses nouvelles car elle ne comprenait pas notre langue. Elle faisait tout pour l’empêcher de nous contacter», soutient notre interlocutrice.

 

D’après Anne-Marie, le couple s’était déjà séparé parce que la quadragénaire avait eu un comportement violent vis-à-vis de Thierry Diamas, avant de se réconcilier. «Nous ne nous étions pas interposés mais je lui avais toujours demandé de faire attention. Encore plus lorsque mon neveu m’a appris qu’elle avait un revolver. Elle prétendait que c’était pour pouvoir se défendre en cas de cambriolage.» Il y a quelques mois, Thierry Diamas lui aurait envoyé un enregistrement où son épouse menace de lever la main sur lui. Celui-ci, dit-elle, a été remis à l’avocat de la famille dans le cadre de cette enquête car, pour l’heure, Maria Diamas, l’auteure présumée du crime, dément avoir tué son époux. «Nous espérons que la justice triomphera. Cela ne nous ramènera pas celui que nous avons perdu mais aidera tout de même à faire notre deuil. Il était doux, calme, pas violent pour un sou. Il ne méritait pas une telle fin.»

 

Aîné d’une fratrie de trois enfants, Thierry Diamas n’avait pas d’enfants. Son épouse, toutefois, avait un fils et une fille issus d’une précédente union. «Elle prétendait avoir mis un terme à sa précédente relation parce qu’elle avait été victime de violences conjugales mais tout ce qui s’est passé nous laisse maintenant penser le contraire.» Pour l’heure, Marie Diamas a été placée en garde à vue. L’enquête, qui est toujours en cours, est menée par la brigade criminelle de la police judiciaire Suisse.