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Météo : quand Dame Nature s’emballe

Elle est actuellement très instable. Tantôt de bonne humeur, avec un beau soleil. Tantôt de mauvais poil, avec pluies et orages. Actuellement, Dame Nature nous fait voir de toutes les couleurs, entre les pluies torrentielles, accumulations d’eau, orages, éclairs et congés forcés pour les écoliers. L’ouest de l’île a été copieusement arrosé…

Coup de… foudre à Lallmatie

 

 

Ils ne sont pas près d’oublier la triste et terrible expérience qu’ils ont vécue. Le dimanche 17 février restera, pour eux, un jour inoubliable.

 

C’est en début d’après-midi, alors que le mauvais temps prévalait sur l’ensemble de l’île, que le tonnerre grondait dans certains endroits et que des accumulations d’eau affectaient plusieurs régions, que la famille Groodoyal à Mission Cross, Lallmatie, a été propulsée en plein cauchemar.

 

Ravi Kant Sharma Groodoyal, 35 ans, se trouve à l’étage de la maison familiale quand il entend un grand bruit résonner. Peu de temps après, il réalise que de la fumée émane du rez-de-chaussée. C’est en descendant pour aller voir ce qui s’est passé que le jeune homme constate que la pièce est en feu. Il ne lui faut pas longtemps pour comprendre ce qui venait d’arriver : la foudre s’est abattue sur la maison.

 

«Sur le coup, j’étais traumatisé», nous confie le jeune homme qui, une semaine après le drame, va beaucoup mieux. Mais il lui est difficile de ne pas penser encore et encore à l’horrible scène à laquelle il a assisté : des meubles et autres électroménagers, sans oublier les effets personnels ont été brûlés et endommagés. Son père Ravindr Dev, 67 ans, se dit, quant à lui, heureux que cet incident n’ait pas fait de victime humaine. «Quand je constate les dégâts, je me dis que nous sommes chanceux que ce drame n’ait pas eu lieu durant la nuit car cela aurait pu être plus grave.»

 

Au moment du nettoyage, après que la police ait examiné les lieux, les Groodoyal  se disent inquiets par rapport à ce temps instable. «Maintenant, on aura un peu peur à chaque fois qu’il y aura de l’orage», confie Ravindr Dev qui estime la perte de ses effets personnels à près de Rs 100 000. «On a perdu beaucoup de choses : un lit, des chaises, des tables, entre autres. Les prises et autres installations électriques ont aussi été endommagées. On procède actuellement à des rénovations et on avait stocké des meubles et autres dans cette pièce qui se trouvait au rez-de-chaussée.»

 

À l’heure de la reconstruction, les Groodoyal savent toutefois que ce triste dimanche restera à jamais gravé dans leur mémoire et que désormais, chaque coup de tonnerre les fera sursauter…

 

Une autre famille à Quartier-Militaire a aussi fait face à un coup de tonnerre qui s’est abattu sur sa maison. Conséquences : fissures au plafond, panne de courant, le réservoir d’eau qui a été endommagé et une grosse frayeur. Comme les Groodoyal, elle n’est vraiment pas près d’oublier ce gros coup de… foudre.

 

Christophe Karghoo

 


 

Albion : des travaux qui fâchent

 

 

Les habitants de cette région sont remontés. Depuis que le pont permettant d’entrer et de sortir du village a été fermé le 11 février pour cause de travaux, rien ne va plus. Vic Achemootoo, un habitant de la localité, a mobilisé les troupes et a fait remonter les doléances vers les autorités concernées, sans aucun résultat à ce jour. «C’est l’accès principal. 90 % de ceux qui viennent ici empruntent ce pont. D’accord, ils veulent en construire un nouveau mais on n’a vu aucun plan. Le Village Council n’est même pas au courant.»

 

Il existe bien un autre moyen d’accéder au village. Pour cela, il faut emprunter la sortie près du phare, qui débouche sur Camp-Créole. Et là encore, il faut traverser un autre petit pont qui cause bien des soucis. «Le pont est au niveau de la rue, ce qui fait que lorsqu’il pleut, comme c’est le cas ces derniers temps, le traverser devient difficile parce qu’il est inondé. La sécurité est menacée et la vie des gens est en danger.» 

 

En effet, lors des dernières pluies, la région n’a pas été épargnée. Pour Vic Achemootoo, il s’agit d’une question de sécurité nationale. «Cela ne concerne pas uniquement ceux qui habitent ici mais aussi tous ceux qui viennent à la plage, au terminus. Depuis les dernières inondations, aucune action n’a été prise, aucune communication.» Pour interpeller les autorités, il a donc écrit une lettre au Premier ministre, dans laquelle il a soumis ses propositions. «J’attends toujours un rendez-vous avec lui.»

 

Parmi ses suggestions : que des experts identifient une entrée et une sortie sûre, par exemple via la route Astrolabe mais aussi que les projets proposés fassent l’objet d’une discussion approfondie entre le groupe d’experts professionnels, les parlementaires, le Conseil de District de Rivière-Noire et les conseillers du village d’Albion.

 

Amy Kamanah-Murday

 


 

 

Terre-Rouge : le désespoir après la colère

 

 

Les images parlent d’elles-mêmes. Une fois de plus, les dernières pluies n’ont pas épargné la région de Terre-Rouge. Les récents épisodes ont laissé plusieurs familles dans le désarroi et l’angoisse. Si leur colère a explosé au lendemain des pluies du 17 février au poste de police de la localité, où ils avaient protesté contre le manque d’action du gouvernement, c’est aujourd’hui le découragement qui prime chez ces familles qui ont tout perdu. 

 

Les Thoophany habitent Krestel Lane. Dans cette rue, tous ont été affectés par les trois heures de pluies intenses qui ont tout fait chavirer. Ils ont tout perdu. Meubles, électroménagers, denrées alimentaires, voiture. «Tous ceux qui habitent dans ce chemin-là ont vécu la même chose. Chez nous, les dégâts s’élèvent à Rs 200 000. Nous avons tous perdu. Aujourd’hui, nous devons recommencer à zéro. Ce n’est pas facile», lance Umar Thoophany.

 

Selon ce dernier, un tel épisode s’est déjà produit. La première fois, c’était lors des inondations meurtrières de 2013. Depuis, les fortes pluies ne leur ont fait aucun cadeau, causant à chaque fois d’importants dégâts. «Nous avons dû tout jeter. Ça fait mal au cœur de voir les éboueurs prendre ce que vous avez acheté après tant de sacrifices.»

 

Les habitants de la localité, dit-il, ont reçu la visite du ministre Soodesh Callichurn et des représentants du ministère de la Sécurité sociale il y a quelques jours. Mais ils sont toujours dans l’attente d’actions concrètes pour que ce qui s’est passé ne se reproduise plus. Heureusement, ils peuvent compter sur le soutien et l’entraide des voisins et des bénévoles, qui n’hésitent pas à prêter main forte dans ces moments difficiles.

 

Leur appel, aujourd’hui, c’est que les autorités les entendent et leur viennent en aide.

 

Amy Kamanah-Murday