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Les boulangers en mode «wait and see»

La situation va-t-elle se décanter ? Après les menaces de fermeture et l’arrêt de la fabrication des pains maisons qui planait jusqu’ici, le dialogue semble finalement être rétabli entre les boulangers et le ministre Soodesh Callichurn. L’ultimatum lancé par les boulangers est pour le moment mis de côté après la rencontre qui a eu lieu entre l’Association des propriétaires de boulangeries et le ministre du Travail et du commerce. Après des mois à crier leurs doléances, ils ont finalement eu une rencontre avec Soodesh Callichurn le mercredi 22 juin pour expliquer de vives voix leurs difficultés à maintenir à flot leurs boulangeries qui sont dans le rouge.

 

En effet, cela fait un moment que les boulangers affirment que leur survie est en jeu après toutes les augmentations de carburants et des matières premières utilisées dans la fabrication du pain maison qui n’est plus profitable pour eux. Ils réclamaient ainsi une hausse du prix du pain maison qui aurait dû se vendre, selon leur estimation, à Rs 4,10. Pour rappel, les boulangers bénéficient déjà d’une subvention sur la farine, mesure prise par le gouvernement pour les soulager mais qui, selon eux, ne change pas grand-chose à leur situation financière extrêmement précaire.

 

L’élément principal qui ressort de cette rencontre, c’est que le prix du pain reste inchangé. Le pain maison continuera donc à se vendre à Rs 2,60. Le ministre Callichurn a catégoriquement refusé une quelconque hausse expliquant que ce serait trop pour les consommateurs qui subissent déjà une baisse dans leur pouvoir d’achat en raison de la récente cascade d’augmentation des prix des commodités. Bien que Soodesh Callichurn n’ait pas accédé à leur demande, Nasser Moraby, président de l’Association des propriétaires de boulangeries, dit être ressorti satisfait de cette réunion. «La rencontre s’est très bien passée. Nous avons eu le sentiment que le ministre a été à notre écoute. Nous comprenons qu’il ne peut pas y avoir de hausse car cela va alourdir le fardeau des consommateurs. Cependant, une solution doit être trouvée. Nous avons fait plusieurs propositions au ministre qui nous a dit qu’il en fera part au Cabinet», explique notre interlocuteur.

 

Parmi, des subventions supplémentaires sur le prix des intrants nécessaires à la fabrication du pain. «Il y a plusieurs propositions pour baisser notre coût de production et ainsi nous permettre de maintenir nos boulangeries à flot. Il nous a demandé un temps de trois semaines. Nous avons demandé à avoir une réponse plus vite car ce délai est trop long et nous ne pourrons pas attendre.» Si le mot d’ordre pour l’arrêt de la fabrication des scheduled breads est pour le moment au point mort, il n’est pas exclu que les boulangers remettent ça sur le tapis. «Nous sommes confiants que le ministre trouvera une solution. Nous sommes donc dans l’attente d’un retour positif mais si rien n’est fait, nous allons maintenir l’arrêt de la fabrication des pains maisons», lance Nasser Moraby qui espère, bien évidemment, ne pas avoir à aller jusque-là et que les boulangers pourront enfin, dit-il, sortir la tête hors de l’eau.