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Le Royaume-Uni, premier pays européen à franchir le seuil des 100 000 morts du coronavirus - Le Mauricien Jean-France Lanappe : «On suit les consignes données par le gouvernement»

Le Mauricien Jean-France Lanappe et sa famille se sont adaptés à la situation dans leur pays d'adoption.

Pays d’Europe le plus durement touché, l'Angleterre mise sur le confinement ainsi qu’un programme de vaccination massive pour enrayer la propagation du virus. Un compatriote nous raconte sa réalité au moment où le variant de la Covid-19 fait de plus en plus de ravages...

Il court toujours. Et est même plus virulent qu'avant ! Cela, bien que des vaccins anti-Covid soient maintenant une réalité pour combattre le virus. Alors que 2021 a débuté avec l'espoir de voir reculer les chiffres liés à la pandémie avec les remèdes qui sont depuis peu sur le marché, le Royaume-Uni est devenu, le mardi 26 janvier, le premier pays européen à franchir le seuil des 100 000 morts de la Covid-19. Devant ce constat, beaucoup, à travers le monde, affichent leur frayeur et leurs inquiétudes, ne voyant toujours pas, des mois plus tard, la lumière au bout du tunnel avec le virus qui continue encore et encore à semer la mort sur son passage.

 

Dans une allocution au cours de la semaine écoulée, le Premier ministre Boris Johnson a déclaré assumer «la pleine responsabilité de tout ce que le gouvernement a fait». Les choses en Angleterre sont loin de s'arranger, bien que le gouvernement multiplie les efforts et déploie tous les moyens au niveau de la vaccination pour sortir de la crise sanitaire aggravée par le variant apparu sur son sol. Rapide et mortel, ce variant de la Covid-19, qui a émergé dans le sud-est de l’Angleterre en septembre dernier, est désormais connu pour sa forte transmissibilité et augmenterait le taux de mortalité de 30 à 40 %. Sur 1 000 personnes âgées de plus de 60 ans atteintes de la Covid, 13 ou 14 décéderaient contre 10 précédemment. «Je suis profondément désolé pour chaque vie perdue et bien sûr, en tant que Premier ministre, j'assume la pleine responsabilité de tout ce que le gouvernement a fait», a déclaré Boris Johnson.

 

En confinement actuellement, c'est plus que jamais au rythme du coronavirus que le Royaume-Uni vit ces derniers temps. Et l'apparition de la souche variante tient tous les habitants en haleine. La vigilance et les précautions sont plus que jamais d'actualité. Le Mauricien Jean-France Lanappe et sa petite famille, installés là-bas depuis octobre 2019, sont au cœur de cette grande bataille que livre leur pays d'adoption contre le virus. «C'est la galère pour le monde entier. Depuis janvier, c'est un confinement total ici», lâche Jean-France Lanappe qui, comme beaucoup au Royaume-Uni, s'est adapté à la situation avec les siens. «On fait avec. On suit les consignes données par le gouvernement, même si on n'est pas trop contents par rapport à certaines choses. Ce qui se passe n'est pas de notre faute ni celle des autres», ajoute notre compatriote qui, comme des millions de personnes de par le monde, a aujourd'hui développé de nouvelles habitudes. «On porte nos masques et on a ce qu'il faut, comme les désinfectants, entre autres moyens, pour se protéger.»

 

C'est donc en suivant à la lettre les directives des autorités que la petite famille s'organise. «Shawn, 11 ans, l'aîné de nos deux garçons, a été choisi au hasard par le NHS pour effectuer un Covid Test. Les instances nous font suivre le Test Kit par la poste. On suit les instructions qui sont simples et on leur renvoie le kit par courrier spécial. C'est gratuit et on reçoit le résultat en moins d'une semaine. Pour Shawn, c'était négatif», souligne Jean-France Lanappe en évoquant les dispositifs mis en place par les autorités britanniques face au virus. «À la maison, on n'invite personne. On reste en famille et on est bien équipés. Notre business roule toujours et heureusement, on mange à notre faim. Depuis mars 2020, on évolue dans le domaine du transport. Je suis à mon compte et Sarah, mon épouse, est pour le moment femme au foyer jusqu'à ce qu'on puisse ouvrir une affaire à nous deux et pour les enfants. L'avenir nous le dira. It's all in God's hands», poursuit le Mauricien.

 

Au fil des restrictions, la petite famille a pris ses marques. «La maison est très bien nettoyée par Sarah car l'hygiène prime ici. Shawn commence sa journée de classe à 8h30 dans sa chambre en direct avec ses profs sur son laptop jusqu'à 15 heures, du lundi au vendredi. Il a des heures de pause. C'est comme à l'école, sauf que c'est dans sa chambre et via écran. JF Junior, Jean-Fabio, mon autre fils de 4 ans, suit lui aussi des cours à travers sa tablette et ce, jusqu'à nouvel ordre du gouvernement et jusqu'à ce que la vie redevienne normale», explique notre compatriote en nous parlant de son quotidien. Pour lui, tous doivent plus que jamais s'accrocher et ne pas baisser les bras face à la menace qui gagne du terrain : «Ici, les gens sont très disciplinés. Ils sont conscients et veulent reprendre leur vie en main comme partout dans le monde. Je pense que la nation anglaise est très bosseuse et courageuse. This is the English way.»

 

Il n'attend qu'une chose : que l'Angleterre recommence à vivre comme avant : «Les rues sont quasiment désertes le jour comme la nuit. Londres, qui était autrefois “the city that never sleeps”, est “in a real deep sleep right now”. Les restaurants, bars, salles de théâtre et de cinéma, entre autres, sont désormais door closed. L'économie a dépassé le stade du cancer. On roule comme on peut. On se bat contre vents et marées. Nous sommes des combattants.» C'est sur cette note d'espoir que Jean-France Lanappe nous quitte en retournant à ses activités rythmées par le coronavirus...