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Le pays à vif après les émeutes

Le dernier sujet abordé au JT de la MBC finit par embraser le pays en ce dimanche 21 février 1999. Pillages, incendies criminels, routes coupées et cinq morts dont celui de Berger Agathe, un autre chanteur connu, et un policier. C’est le lourd bilan des émeutes qui secouent Maurice cette année-là. Des travailleurs sociaux ont tenté en vain de calmer les choses pour éviter des affrontements avec la police. Plusieurs villes du pays sont d’ailleurs envahies par des émeutiers. Navin Ramgoolam, Premier ministre d’alors, lance un appel au calme, en vain. Il aura fallu attendre le mardi 23 février, soit le jour de la contre-autopsie de la dépouille de Kaya et de la veillée mortuaire au stade de Roche-Bois, pour permettre à plusieurs localités de retrouver un peu de quiétude.

 

Les policiers s’étaient également retirés des quartiers chauds pour décanter la situation. Le lendemain, Kaya est inhumé au cimetière de Roche-Bois, à côté de Camp- Zoulou où il a vu le jour. La cérémonie mortuaire est présidée par le cardinal Jean Margéot. Le président de la République de l’époque, Cassam Uteem, était également descendu dans les rues pour calmer les esprits et  rencontrer des victimes dont un photographe de presse qui avait été tabassé par des émeutiers. Lors de la cérémonie funèbre, les chansons sont reprises en chœur par la grosse foule présente. Pour la première fois, le seggae jouait à profusion dans une église. Pour la première fois, Sime Lalimier ou encore Sant Lamour, deux tubes de Kaya, sont interprétés par la chorale du jour. C’était le début d’une nouvelle ère.