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Lalita Junggee : «Ma conversation avec Barack Obama»

Membre de l’Obama Foundation, Lalita Junggee, jeune entrepreneure et engagée sur le plan écologique (elle est dans le recyclage de banners, entre autres, et fabrique des serviettes hygiéniques), a eu l’occasion d’échanger avec le président Barack Obama, il y a deux semaines. C’est avec de l’emballement dans la voix qu’elle nous raconte cette expérience inoubliable.

Une belle expérience : «Je suis ce qu’on appelle une Obama Leader et j’ai embarqué pour cette belle aventure en 2019. Je suis ainsi membre de l’Obama Foundation. Le président Obama et son épouse Michelle ont créé cette fondation pour regrouper les jeunes leaders à travers le monde. Je me suis donc retrouvée partie prenante de cette initiative dont la première édition a eu lieu en 2018. Chaque année, 200 jeunes actifs et évoluant dans des secteurs différents sont ainsi sélectionnés pour devenir des Obama Leaders.»

 

Autour d’une mission : «L’Obama Foundation est fondée sur des valeurs comme servir la communauté, servir au sein d’un business ou encore servir pour le bien du continent. Je me suis inscrite et ils ont sans doute vu, à travers les activités dans lesquelles je suis impliquée, que je réponds aux critères. La fondation a l’habitude d’organiser des événements mais étant donné la situation actuelle causée par la pandémie, le président a décidé de s’adresser à nous via des écrans interposés. La rencontre à la base devait se faire en Afrique du Sud. Barack Obama allait faire le déplacement et passer trois jours avec nous dans un lieu tenu secret. Ça devait être un événement très privé, très spécial. Des workshops, des réflexions ou encore des échanges devaient ponctuer cette rencontre.»

 

La rencontre virtuelle : «Comme la rencontre était online, le temps était bien évidemment limité. Ils ont dû faire un choix et je me suis retrouvée à faire partie de ceux et celles sélectionnés pour avoir un échange one to one via écrans interposés avec le président Obama, il y a deux semaines. Je suis bien sûr un peu triste de n’avoir pas pu participer à la rencontre comme cela était prévu avant que la pandémie ne vienne tout bouleverser, surtout que j’ai raté de peu de le rencontrer à trois reprises déjà pour d’autres fonctions. C’est dommage mais je suis heureuse d’avoir eu des échanges avec lui.»

 

Comment j’ai vécu ce moment : «Je n’ai pas pu dormir la veille de la rencontre. Je me suis beaucoup donnée pour mettre en place tout un set-up afin que tout se passe bien. Et c’est depuis ma cuisine, où il y a beaucoup plus de lumière, que je me suis installée pour parler au président Obama. J’étais très stressée à l’idée qu’il puisse y avoir un problème. Tout devait être parfait : l’éclairage ou encore le son. J’avais prévenu mes proches sur le fait que tous les téléphones devaient être éteints et aussi que personne ne devait se connecter au Wi-Fi pour permettre que tout se passe bien lors de mon échange. Je craignais qu’il y ait un problème de réseau juste au moment où j’allais intervenir. Bref, c’était toute une organisation. Je suis très heureuse d’avoir pu vivre cela. J’ai, bien évidemment, informé tous mes proches. J’ai appelé ma mère pour lui dire que j’allais avoir une conversation avec Barack Obama. Quand j’ai dit à mon staff que j’allais parler avec lui, personne ne me croyait. It’s a lifetime experience. C’était comme un rêve.»

 

Notre échange : «La veille, on nous avait briefés en nous donnant les directives qu’il fallait respecter. On a eu droit à un debrief d’une heure. Le thème était servir et il était beaucoup question de l’Afrique et de l’esprit entrepreneurial. On a aussi parlé de la politique qui n’était toutefois pas à l’agenda, surtout avec la situation actuelle aux États-Unis avec la pandémie qui sévit encore là-bas. Pour ma part, je me suis beaucoup plus attardée sur les enjeux pour le continent africain. On a ainsi abordé l’entrepreneuriat en Afrique et l’engagement des jeunes, et parlé du fait qu’il était primordial de consolider l’écosystème de l'entrepreneuriat africain. Il a ainsi été question de la problématique des jeunes qui, lorsqu’ils ont du succès par rapport à leurs commerces, pensent à bouger ailleurs, vers l’Europe. Alors qu’il est nécessaire de rester en Afrique. Le président a expliqué son désir de regrouper les leaders africains. Je retiens surtout une belle phrase qu’il a dite : ‘‘Focus on what needs to be done rather than what you want to become.’’ C’est une personne posée, calme, qui dégage beaucoup. Je l’ai senti même via les écrans interposés. Il y a beaucoup de leçons à retenir de cet échange.»