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International - Le Mauricien Adam Van Der Graaf : ma participation à la Fashion Week de Paris

Une mode solidaire avec l'Ukraine... Mannequins, créateurs et groupes de luxe ont manifesté, chacun à sa manière, leur solidarité avec le peuple ukrainien le temps de la Fashion Week à Paris... Le président de la Fédération de la haute couture et de la mode, Ralph Toledano, a précisé, au début de la semaine de la mode, que le secteur allait «vivre les défilés des jours à venir avec la gravité qui s’impose en ces heures sombres», la guerre s’étant «brutalement abattue en Europe» et plongeant «le peuple ukrainien dans l’effroi et la douleur».

Si elle avait débuté le 28 février, c'est cette semaine, soit le mardi 8 mars, qu'a pris fin cette semaine hautement fashion. Et un Mauricien, Adam Van Der Graaf , a vécu ce grand rassemblement mode aux premières loges. «En tant que diplômé de la School Fashion Business Design, j’ai été mis en relation avec l’“event” de la Paris Fashion Week pour être invité à des défilés de haute couture en janvier pour Valentino, Schiaparelli, Louis Vuitton ou encore Dior. Après cette Fashion Week haute couture, tout est allé très vite : passages télévisés, interviews, photographies… J’ai eu des demandes de partenariat et de contrats. Je n’habite pas à Paris et ça a été compliqué de composer avec ces contrats. J'avoue que ça a été tellement inattendu. Tout s’est passé très vite. On m’a demandé mon adresse. On m’a attribué un “agent” et je ne savais même pas pourquoi. Ensuite, j’ai eu quelques castings. Et les castings habituellement ne donnent pas suite à cause de mes tatouages car ce sont souvent des modèles sans tatouages que l’on cherche. Mais au milieu de tous ces courriers, j’ai reçu des invitations pour des Fashion Shows pour la collection automne-hiver 2022. À mon retour à Paris, j’ai enchaîné les défilés et les photos», confie notre compatriote dont les looks à ces défilés ne sont pas passés inaperçus dans les rubriques Street Style, à la sortie des shows…

 

«Pendant ma semaine à Paris, j’ai eu le privilège de rencontrer des bonnes personnes qui m’ont mis en contact avec une agence de mannequins pour laquelle j’ai signé il y a tout juste une semaine. Je dois faire quelques sacrifices maintenant. Choisir les bonnes choses. Savoir définitivement ce que je veux faire de ma vie. Être mannequin, je l’avais déjà fait… Mais j’avais pris énormément de poids suite au décès de ma mère et j’ai préféré arrêter cette aventure. Aujourd’hui, j’ai grandi, j’ai appris, je ne dirais pas que j’ai fait le deuil de ma mère, mais je pense que j’en suis là parce que j’ai accepté les choses et que j’ai décidé d’aller de l’avant et de faire de toutes mes peurs, mes craintes et mes angoisses, une force. Aujourd’hui, je suis officiellement membre de la fashion industrie en tant que mannequin et non en tant que designer. D’ailleurs, j’arrête officiellement mon métier de créateur pour me concentrer exclusivement sur mes contrats et mes projets», ajoute le jeune homme qui a choisi de profiter au maximum de ce qui s'offre à lui.

 

«Je souhaitais déjà arrêter parce que j’avais peur de ne jamais réussir et de ne pas savoir me démarquer. C’est un monde fantastique mais il faut savoir garder la tête sur les épaules et ne pas devenir le pire de nous-mêmes. Dans ce monde là, tout va très et trop vite. Certaines personnes, femmes ou hommes, se font souvent des illusions mais ne savent pas tout ce qu’il y a derrière. Le monde de la mode est magique mais aussi très dangereux», souligne le passionné.