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Ils s’en foot !

Keven, Devina et Davish ont autre chose que le Mondial en tête...

Ils sont là. On ne les voit pas forcément mais ils sont bel et bien là. Plus intrépides qu’un «tang» que l’on chasse, plus discrets qu’un caméléon as du camouflage, on parle ici de ceux qui ne sont pas du tout fans de foot ! On a papoté avec trois d’entre eux…. 

C’est une question d’habitude, de goûts, de passion, souvent de famille aussi. Et s’il se dit volontiers qu’à partir de ce 20 novembre, et ce jusqu’à la fin de la Coupe de monde, «toute la planète» va retenir son souffle (ou carrément hurler de joie dans certains pays), au final, ce n’est pas toute la population mondiale qui sera à l’affût du moindre goal, carton rouge et autres mouvements et développements liés à cette compétition. Comme ceux qui aiment le foot pour de multiples raisons, il y a aussi ceux qui n’ont aucun intérêt pour le sport le plus populaire au monde pour des raisons tout aussi diverses. En cherchant, on a trouvé trois profils différents de cette dernière catégorie de personnes, aux points de vue des plus intéressants, qui parlent de culture dans la famille liée souvent au genre, ou alors qui sont passionnés par d’autres sports et activités…

 

Devina Lolith, qui est Social Media Manager pour une boîte, fait partie de ceux qui n’en ont rien à faire du Mondial ou du foot tout court, qu’elle considère comme un «sport patriarchal». «Je pense n’avoir pas été trop exposée au foot car j’ai grandi comme une fille d’un point de vue de la société. Et vu que je ne suis pas vraiment attachée à ce sport, je ne le regarde pas», confie-t-elle. Et comment fait-elle lorsque son père est scotché devant la télé, guettant le moindre mouvement du ballon rond ? «Oh, c’est un compromis, je me rappelle que plus petite, je m’ennuyais et ne comprenais rien, à moins qu’il y ait un but (rires). Heureusement, maintenant, je comprends mieux les logiques propres au jeu, donc je peux le regarder de façon plus neutre», déclare Devina qui avoue avoir crié pour une équipe gagnante une seule fois dans sa vie. «C’était en Angleterre ; j’ai fait l’expérience d’aller voir un match dans un pub, c’était une sacrée ambiance, un moment super fun et je pense que c’est la seule fois où j’ai cheer pour une équipe.»

 

Sensiblement différent, Keven Mangalum, qui fait le métier d’infographiste, ne veut pas du tout entendre parler de foot. Son truc à lui, c’est de se perdre dans les séries, films ou pages d’un bon livre. Il kiffe surtout «l’évasion». «Qu’on ne vienne pas me demander “as-tu vu le match d’hier ?” (rires). Je répondrai “je m’en foot complètement de ton match”. J’ai juste une indifférence irrévérencieuse pour ce sport, je suis passionné par tout à fait autre chose. Donc, au détour d’un but savamment administré à l’adversaire par un certain Messi ou autre, je serai dans mes pages de lecture, savourant l’action d’une épée tranchée dans la chair. Je profiterai aussi de ce moment de Coupe du monde pour rattraper mon retard sur certaines séries. En somme, chacun son opium !»

 

Et puis, il y a ceux qui aiment d’autres sports. À l’instar de Davish Baboolall, membre de la force policière, qui est, lui, féru de sport automobile. «C’est quelque chose qui est dans la famille depuis un bon moment», nous explique-t-il. Il précise encore : «Notre truc, ce sont les motos, les voitures, les courses, la Formule 1, c’est le genre de sport qui nous passionne. Je suis très attiré par des sports basés sur la vitesse, qui provoquent en moi des montées d’adrénaline. Donc, pour moi, regarder un match de foot n’est pas très passionnant, c’est même ennuyeux (rires), il n’y pas le thrill ! Mais attention, il y a du positif. Je passerai un bon moment si je peux voir un match de foot avec des amis, autour de quelques verres et gajaks, dans la bonne humeur. Donc, c’est un sport qui permet de socialize aussi, ce qui est très positif.» Et vous, vous êtes plus du genre à bouder ou à hurler pendant que des joueurs se disputent un ballon rond dans un stade ?