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Groupe Jeunes Solidaires : Pour redonner espoir à La Valette

Fabio Rivière lance un appel à l’aide pour que l’association puisse continuer sa mission.

Ils ont décidé de se battre pour leur quartier, pour leur communauté. Après deux ans de traversée du désert, les membres de Groupe Jeunes Solidaires reprennent leurs activités. Leur ambition ? S’occuper de cette jeunesse à la dérive en mettant à leur disposition une pléiade d’activités. Depuis le départ d’Éric Armelle, membre fondateur de l’ONG, c’est Fabio Rivière qui a repris les rênes. Motivé à bloc, ce dernier compte donner un nouveau souffle à l’ONG créée en 2013 par plusieurs habitants de La Valette, Bambous. 

 

Pendant des années, explique-t-il, le mouvement s’est démené avec les moyens du bord pour prendre sous son aile plusieurs jeunes de la localité. Soutenu au départ par quelques entreprises de la région, ils montent une école de ravann pour les jeunes du village «Nous donnions les cours chez nous. La Valette n’a pas de centre communautaire ni de terrain de foot, alors qu’on parle de village intégré.»

 

En plus de la musique, ils bénéficient aussi de cours de danse. «À la fin des cours, les enfants repartent avec un certificat. Ce qui leur permet de décrocher un travail dans un hôtel ou ailleurs», explique Fabio Rivière.

 

Régulièrement, l’association, qui s’occupe d’une trentaine de bénéficiaires, organise des activités, des sorties récréatives, des cours de natation, des dons de matériel scolaire. «Notre objectif était de donner quelque chose à cet enfant de La Valette. Une activité dans laquelle il pouvait s’épanouir et grandir.» Cependant, au bout d’un moment, force est de constater qu’ils ne peuvent plus nager à contre-courant malgré toute leur bonne volonté. «Quand les lois autour du CSR ont changé, nous nous sommes retrouvés en difficulté. Nous avons été forcés de cesser nos activités en 2017.»

 

Et en deux ans, confie le nouveau président de l’association, la situation s’est dégradée à La Valette. «La drogue est entrée partout. On voit des jeunes qui traînent dans les rues au lieu d’être à l’école ou au travail.» C’est cette image qui a créé un déclic chez les membres du Groupe Jeunes Solidaires. «Ces jeunes ont besoin qu’on s’occupe d’eux, qu’on leur propose quelque chose pour leur avenir. C’est pour cela que nous avons décidé de remettre l’association debout.»

 

La mission, poursuit Fabio Rivière, est toujours la même. Permettre aux jeunes de s’épanouir à travers la musique mais aussi les habiliter au mieux pour faire face à la vie adulte. «Notre localité est complètement à l’abandon et c’est pareil pour notre jeunesse. Nous ne pouvons pas rester les bras croisés. Nous avons relancé l’association mais nous avons besoin d’aide pour pouvoir mettre en place des activités. Nous lançons un appel à ceux qui souhaitent nous aider.»

 

Dans l’équipe d’aujourd’hui, d’anciens bénéficiaires sont venus prêter main forte. Parmi, Nitisha Arjoon, 20 ans, aujourd’hui danseuse professionnelle. «J’ai connu l’association quand j’avais 14 ans. J’y ai suivi des cours de danse et c’est grâce à cela que j’en ai fait mon métier. Aujourd’hui, je suis une danseuse professionnelle. À mon tour, je veux donner un coup de main et leur permettre d’avancer.» Fabiola Rivière, 17 ans, a, elle, beaucoup profité des activités proposées par l’association. «J’ai suivi des cours de danse. J’ai aussi fait de la zumba, de la ravann, du djembé. Ça m’a permis de m’épanouir.»

 

Désormais, il est temps, soutient-elle, que d’autres jeunes puissent aussi en profiter.