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Fête de l’Indépendance : Ces étrangers mauriciens de cœur

Ils ne sont pas nés à Maurice mais après avoir découvert l’île, ils disent avoir eu un véritable coup de cœur pour elle. Alors que le pays fête, le mardi 12 mars,  le 51e anniversaire de son Indépendance et les 27 ans de son accession au statut de République, des étrangers confient ce qui fait qu’ils se sentent mauriciens…

Franck Michel : «Le sentiment d’être vraiment chez moi»

 

 

Mon arrivée dans l’île : «Maurice ne faisait pas partie de mes choix de destination. Lors d’une convention internationale de la Vatel International Hospitality School, j’ai croisé Renaud Azéma qui venait de prendre la franchise Vatel pour Maurice. Comme j’étais déjà, depuis dix ans, intervenant pour Vatel France en marketing et management auprès des étudiants, il m’a sollicité pour intervenir auprès de ceux de Vatel Maurice. Ma première visite à Maurice se fait donc en 2009.»

 

Pourquoi je suis resté : «Entre 2009 et 2011, je faisais régulièrement des allers-retours pour donner les cours à Vatel Maurice. À chaque passage, je découvrais des coins de l’île, les habitants, les différentes cultures. J’étais étonné par tant de diversité et de richesses. J’ai eu un véritable coup de foudre. Alors, j’ai pris la décision d’y venir tenter ma chance. Cette décision s’est prise grâce à tout ce que j’ai surtout ressenti en termes d’hospitalité et à ces personnes qui m’ont accueilli. J’avais le sentiment d’être vraiment chez moi. D’ailleurs, je dis souvent que je ne suis pas un expatrié… Je suis tout simplement une personne qui a choisi de couper le cordon avec son pays natal pour trouver un petit bout de terre, perdue au milieu d’un gigantesque océan, qui a bien voulu l’accepter et lui donner sa chance.»

 

Ma vie à la mauricienne : «Ce qui m’a le plus frappé, c’est de prendre la vie comme elle se présente, au jour le jour, de voir les gens, de prendre plaisir à se retrouver entre amis, en famille… Il y a toujours une occasion pour se réunir. En France, la société est devenue très individualiste, alors qu’à Maurice, je ressens de la solidarité, de l’échange, du partage.»

 

Qu’est-ce qui fait que je me sens mauricien ? «Beaucoup de Mauriciens me disent que je suis plus mauricien qu’ils ne le sont. J’ai autour de moi des connaissances, des amis, collègues, qui sont mauriciens. J’en oublie même mon origine. Je ne suis plus du tout le même. Mon plat préféré est le mine frit ; quand je n’ai pas le temps de cuisiner, je prends mon mine Apollo ; «mo kontan bann program lamer, enn ti gajak, enn ti rom» ; et à l’occasion de la fête de l’Indépendance, je suis fier de mettre en avant le drapeau de Maurice. Est-ce que cela fait de moi un Mauricien ? Je ne me pose pas la question. Je me sens moi-même ici, avec mes amis, mes collègues de travail, mes chiens, d’autres personnes devenues comme ma famille… Je suis à la maison.»

 


 

Philippe Mongauze : «J’aime le côté cool de chaque jour qui commence»

 

 

Mon arrivée dans l’île : «Je suis venu en vacances cinq fois à Maurice et la sixième, je suis resté.»

 

Pourquoi je suis resté : «J’adore le climat, les paysages, la gentillesse des gens, les superbes lagons et les plus beaux golfs du monde. La vie de rêve quoi !»

 

Ma vie à la mauricienne : «J’aime la tranquillité, le côté “cool” de chaque jour qui commence, très souvent sous le soleil et avec le chant des oiseaux. J’aime aussi le petit déjeuner avec les fruits du jardin : banane, grenadine et mangue, que des produits festifs en Europe (NdlR : il est de France) qui sont le quotidien ici.»

 

Qu’est-ce qui fait que je me sens mauricien ? «J’aime le pays et ses habitants, la façon de vivre, et j’aime... une Mauricienne (NdlR : Shamima Patel).» 

 


 

 

Noémie Barragan : «Je me sens mauricienne dans ma façon de vivre»

 

Mon arrivée dans l’île : «Je suis d’abord venue en vacances (NdlR : elle est de France), j’ai adoré l’île et sa population. Et par la suite, j’ai décidé de venir m’installer avec tous mes animaux car ils font partie de ma famille.»

 

Pourquoi je suis restée : «Le climat a beaucoup joué en ma faveur. Il fait beau tout le temps ici... Les gens sont très gentils, tout le monde est de bonne humeur et étant de nature très stressée, je me sens apaisée.»

 

Ma vie à la mauricienne : «La zénitude : tout le monde est cool, relax, détendu... et ça fait du bien de ne plus être dans l’urgence, dans le tourment parisien.»

 


 

Noémie Barragan : «Je me sens mauricienne dans ma façon de vivre»

 

 

Mon arrivée dans l’île : «Je suis d’abord venue en vacances (NdlR : elle est de France), j’ai adoré l’île et sa population. Et par la suite, j’ai décidé de venir m’installer avec tous mes animaux car ils font partie de ma famille.»

 

Pourquoi je suis restée : «Le climat a beaucoup joué en ma faveur. Il fait beau tout le temps ici... Les gens sont très gentils, tout le monde est de bonne humeur et étant de nature très stressée, je me sens apaisée.»

 

Ma vie à la mauricienne : «La zénitude : tout le monde est cool, relax, détendu... et ça fait du bien de ne plus être dans l’urgence, dans le tourment parisien.»

 

Qu’est-ce qui fait que je me sens mauricienne ? «Je me sens mauricienne dans ma façon de vivre au quotidien, je consomme local, j’échange constamment avec les Mauriciens, surtout à travers ma société Horse Pro. Puis, je pense que, lorsqu’on prend l’initiative de s’installer à l’étranger, il faut s’adapter aux coutumes du pays qui nous accueille et c’est ce que j’essaie de faire au quotidien.»

 


 

 

Florian Furnell : «Je me reconnais dans plein de choses»

 

 

Mon arrivée dans l’île : «Ma femme est mauricienne et c’est comme cela que j’ai connu l’île.»

 

Pourquoi je suis resté : «Ce que j’ai apprécié à Maurice, c’est la mixité, c’est de voir que, malgré les différences, culturelles et religieuses, les Mauriciens vivent en harmonie. Le peuple mauricien est un exemple pour beaucoup de pays qui n’arrivent pas à vivre ensemble. J’aime la gastronomie mauricienne avec tous les plats différents qui regroupent votre culture et les paysages incroyables que possède Maurice.»

 

Ma vie à la mauricienne : «Les Mauriciens sont accueillants et cool. Ils ne se prennent pas trop la tête et vivent au jour le jour. Ils sont toujours souriants, avenants et positifs, qu’importe la situation.»

 

Qu’est-ce qui fait que je me sens mauricien ? «Il y a beaucoup de similitudes entre la culture occidentale et mauricienne, je me reconnais dans plein de choses (NdlR : il est de France). Les Mauriciens sont de bons vivants comme moi, ils aiment manger, boire et faire la fête.»
 


 

Un anniversaire «dan linite»

 

Pour les festivités dans le cadre du 51e anniversaire de l’Indépendance, le thème choisi, est : Dan Linite Nou Avanse. La cérémonie de lever du drapeau aura lieu à 18 heures au Champ-de-Mars. Au programme : le traditionnel défilé des différentes unités de la force policière, démonstration de la troupe des majorettes et des hélicoptères, entre autres. Ceux désireux de se rendre au Champ-de-Mars pourront bénéficier d’un tarif préférentiel, c’est-à-dire qu’ils paieront la moitié du tarif d’autobus deux heures avant et deux heures après, alors que les enfants âgés de moins de 13 ans pourront voyager gratuitement. L’invité d’honneur, cette année, est Andry Rajoelina, le président de la République de Madagascar.