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Examens : entre angoisse et espoir que «sa fini enn fwa»

Dans certains établissements, tout s'est bien passé.

Une édition spéciale… qui ne donne pas envie. Pour la première fois, des élèves se retrouvent en situation d’examens en extérieur en pleine pandémie et au beau milieu d’un lockdown. De quoi refiler sueurs froides et palpitations aux parents. Surtout avec les clichés – concernant certains établissements mais pas tous, bien sûr – qui ont circulé le premier jour des épreuves des examens du National Certificate of Education.

Ce sont plus de 14 000 collégiens/collégiennes de Grade 9 qui se sont retrouvés/es dehors, cette semaine : le port du masque et la distanciation sociale n’étaient pas toujours respectés.

 

De nombreux parents se sont plaints, pour ce first day, des manquements concernant l’organisation du transport. Sur les réseaux sociaux, sur les radios privées : les commentaires n’ont cessé de pleuvoir. Des Mauriciens/Mauriciennes réclamaient même l’annulation de ces examens. Mais l’Éducation n’a pas fait marche arrière. Depuis, les choses seraient rentrées plus ou moins dans l’ordre. Une correspondance du MES aux établissements accueillant les examens aurait aidé à une meilleure gestion.

 

Reste qu’en dehors des écoles, difficile de gérer les attroupements, les embrassades… La joie des retrouvailles. Le partage d’une boisson. «J’ai vu plusieurs enfants boire à la même chopine de Coca», raconte une maman stressée de voir sa fille repartir pour les examens du SC dans quelques jours mais contrainte de le faire car il s’agit d’examens internationaux. Pour Michael (prénom modifié à sa demande), le choix n’a pas été simple mais après une longue discussion avec les membres de sa famille, il a été décidé que sa fille, collégienne de Grade 9 dans un établissement de Curepipe, ne prendrait pas part aux examens nationaux. Un choix difficile mais nécessaire, estime-t-il : «Elle est intelligente, elle n’a jamais refait de classe, elle avait la capacité de réussir. Mais pas dans ces conditions. Avec la situation qui s’aggrave de jour en jour, on préfère qu’elle refasse cette classe..»

 

Pas de zone rouge

 

Sa famille vit dans le Sud et il ne concevait pas l’idée d’envoyer la demoiselle dans la zone rouge. Elle, elle a accepté le choix de ses parents au nom du besoin de sécurité : «Elle a compris. On a un fils âgé d’un an à la maison. Elle sait que c’est pour protéger sa famille.» Pour Michael, le ministère de l’Éducation avait le choix : la tenue de ces épreuves n’était pas primordiale. «La ministre aurait pu renvoyer ces examens ou alors s’assurer que les enfants puissent y participer dans leur région… Il y avait de nombreuses autres alternatives.»

 

Sarita Valayden, elle, est partagée sur cette question : un renvoi aurait-il été bénéfique ? Elle n’a pas de réponse tranchée. Son fils Theeran prendra part aux épreuves du PSAC cette semaine (du 6 au 9 avril). Et en elle, il y a deux flots de pensées qui ne se rejoignent pas vraiment mais qui coexistent et nourrissent cette sourde angoisse. «C’est super stressant. La Covid est un risque, les cas ne cessent d’augmenter. Ce n’est pas facile pour un parent de laisser son enfant sortir dans une pareille situation. Mais nous n’avons pas vraiment le choix», confie cette habitante de Rose-Hill.

 

En même temps, tout est fin prêt. Les leçons sont apprises et ont été révisées encore et encore. Et Theeran veut passer à autre chose : «Ça dure depuis un an et demi pour lui. Il est un peu démotivé parce que ça ne s’arrête pas. Il révise la même chose ; il a passé ses vacances de décembre à apprendre. Et là aussi, il n’a pas vraiment eu de pause. Il veut que sa fini enn fwa. C’est une pression sur ses épaules, c’est tout. C’est un enfant après tout, il n’a pas vraiment le virus en tête, le sentiment dominant, c’est le stress des examens.»

 

Afin de se préparer pour le Jour J (et ceux qui suivront), les parents de Theeran ont déjà mis en place tout un programme avec briefing d’explication : «Nous l’emmènerons à l’école, puis viendrons le chercher, il sait qu’il doit bien garder son masque, ne pas rester trop près de ses amis. Après l’examen du jour, nous reviendrons le chercher. À la maison, il devra enlever ses vêtements et filer à la douche. Nous avons déjà tout organisé.»

 

Un besoin de contrôler les moindres détails pour faire taire l’angoisse qui vient avec cette édition spéciale.

 

PS : Si vous avez des questions concernant les examens organisés actuellement, vous pouvez contacter les hotlines du MES : 8923, 5944 8400 et 5944 8401.

 

PS 2 : Les élèves du PSAC qui devaient prendre part aux examens au Curepipe College devront se rendre à l’Open University of Mauritius qui se trouve à Forest-Side. Les candidats privés, eux, devront se rendre au collège Renaissance.