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Éternuements chez le chat : les raisons de son bobo

Si votre chat éternue fréquemment et que cela vous inquiète, vous devriez prendre rendez-vous chez votre vétérinaire sans tarder. Si cela peut sembler anodin, certaines causes plus graves méritent une prise en charge immédiate. 

L’éternuement chez l’humain comme chez l’animal est un réflexe naturel et involontaire. Le plus souvent, il est dû à une irritation des voies respiratoires supérieures, c’est-à-dire des muqueuses nasales. En soit, l’éternuement n’est pas grave. S’il est bénin et isolé, il n’y a pas de quoi s’en faire, explique le Dr Clara Bouillon de la clinique veterinaire.mu d’Albion : «L'éternuement est un mécanisme de protection de l’organisme : en expulsant l’air contenu dans les narines ou les sinus, il permet d’éliminer des éléments potentiellement irritants pour les muqueuses nasales, comme de la poussière, un corps étranger, etc. Votre chat peut ainsi éternuer de manière occasionnelle en passant dans un endroit poussiéreux, par exemple.»

 

Ainsi, bien qu’il soit totalement normal que votre chat éternue de temps en temps sans que cela soit pour autant inquiétant, un éternuement fréquent devrait vous mettre la puce à l’oreille. Si celui-ci est accompagné d’autres symptômes comme un écoulement nasal ou oculaire, une toux, une atteinte de l’état général avec une baisse d’appétit, il faudrait prendre rendez-vous chez le vétérinaire sans tarder. Pourquoi ? Tout simplement parce que les raisons qui poussent un chat à éternuer fréquemment sont multiples, pouvant aller d’une origine banale et passagère à une maladie plus grave.

 

«La cause la plus fréquente d’éternuements chez le chat est le syndrome "Coryza". C’est une maladie très contagieuse provoquée par deux types de virus, un herpesvirus et un calicivirus. Lors de l’infection, le chat présente des éternuements importants avec du jetage nasal entraînant des difficultés respiratoires plus ou moins marquées, des problèmes oculaires allant de la conjonctivite aux ulcères de la cornée ainsi que des ulcérations dans la cavité buccale (le chat se met à baver)», explique la spécialiste. Comme il s’agit d’une maladie très contagieuse, il est primordial, si vous avez plusieurs chats à la maison, d’isoler celui qui est malade pour que les autres ne soient pas infectés. «Ce qu’il faut savoir, c’est qu’une fois infecté, le chat reste porteur à vie. Des récidives sont ainsi possibles suite à un épisode de stress ou de baisse d’immunité. C’est pour cette raison qu’il est important de faire vacciner son chat dès le plus jeune âge, même s’il ne sort pas. Le vaccin ne permet pas de protéger à 100 % de la maladie, mais il réduit de manière importante la sévérité des symptômes.»

 

Parmi les autres raisons qui peuvent pousser votre chat à beaucoup éternuer se trouve la rhinite infectieuse déclenchée par des bactéries comme les mycoplasmes et les pasteurelles. Il y a aussi la rhinite chronique dont l’origine est un dérèglement immunitaire. «Le système immunitaire sur-réagit à un élément comme le pollen qui crée une inflammation permanente des muqueuses nasale et sinusale, à l’origine des éternuements. Après diagnostic, votre vétérinaire pourra prescrire à votre chat des anti-inflammatoires non stéroïdiens pour gérer cette inflammation.»

 

Parfois, poursuit le Dr Clara Bouillon, ce sont des masses à l’intérieur des cavités nasales qui sont à l’origine des éternuements. Chez le chat, les polypes nasopharyngés sont assez fréquents et nécessitent souvent une intervention. «Ce sont des excroissances de la muqueuse nasopharyngée qui bloquent de manière partielle le passage de l’air. Il arrive que ces masses soient des tumeurs. Le plus fréquent c'est un lymphome nasal. Ces masses créent une inflammation des muqueuses nasales et sinusales provoquant des éternuements chroniques. Le chat est alors plus sensible et les surinfections se font plus fréquentes. Le diagnostic est souvent difficile, car il nécessite d’aller visualiser l’intérieur des cavités nasales sous anesthésie générale. Lorsque les polypes ou tumeurs sont accessibles, il est possible de les retirer.»

 

Dans d’autres cas, les éternuements surviennent après une infection par le champignon Cryptococcus sp, indique notre interlocutrice. «Le chat présente alors souvent une déformation au niveau du nez, des saignements du nez et des signes généraux comme une baisse d’appétit. En fonction de la cause, votre vétérinaire prescrira un antibiotique ou un antifongique. Des éternuements peuvent aussi survenir lors de l’inhalation d’un corps étranger comme une herbe. Ils apparaissent en général de manière très soudaine et sont très intenses. Une anesthésie est parfois nécessaire pour retirer le corps étranger.»

 

Dans certains cas, un abcès dentaire situé au niveau de la mâchoire supérieure, compliqué d’une fistule reliant la racine dentaire aux cavités nasales, peut engendrer des éternuements et un jetage nasal. Souvent, lorsqu’il s’agit de ce mal, le premier symptôme est une baisse d’appétit. Après diagnostic, le vétérinaire procédera à un traitement de l’abcès dentaire qui consiste en un détartrage avec extraction dentaire sous anesthésie générale suivie d’un traitement antibiotique.