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Bonne lecture,

Protégez vous, restez chez vous !

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  • Hippisme – Jockeys mauriciens : La patience mise à rude épreuve
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  • Reprise sur fond de crise économique : Conjoncture difficile, ils s’adaptent...

Des visages, des initiatives

La pandémie, ce n’est pas que de mauvaises nouvelles. De la peur, de l’angoisse. De la colère. C’est aussi de belles idées, de beaux moments, de belles découvertes… 

Le coup de pouce : Loic Bathfield et sa bouffée… d’oxygène 

 

Tout ça se passe en Namibie. C’est loin, non ? Pas tout à fait. Parce que dans cette belle histoire, il y a un Mauricien ; Loic Bathfield. Le jeune homme y vit depuis quelques années et dirige l’African Gas Solutions (AGS), une compagnie spécialisée en gaz médicaux et en conceptualisation et fabrication de générateurs d’oxygène. Avec son entreprise, il a répondu à l’appel du gouvernement namibien pour faire reculer le spectre de la Covid-19 en participant à la Corona-Care Campaign. En deux temps, trois mouvements (à quelques petites choses près), l’AGS a fourni un générateur d’oxygène aux autorités. Le Welwitschia Hospital en avait besoin, très rapidement, pour les 80 lits d’une aile temporaire de l’établissement hospitalier dans la région d’Erongo. Le but est d’alimenter les tubes et masques nécessaires pour les patients atteints de la Covid-19.

 

Heureusement que l’entreprise bossait sur son générateur d’oxygène depuis plus d’un an. Mais il n’existait pas matériellement quand la demande a été faite. En dix jours, la machine sauveuse de vie est devenue une réalité. Un petit miracle. «En temps normal, la construction d'un générateur d'oxygène peut prendre plusieurs mois. Grâce à l'engagement incroyable de notre équipe, qui a travaillé sans relâche au cours des deux dernières semaines, nous avons réussi à construire ce générateur d'oxygène en seulement dix jours», confie Loic Bathfield. Son équipe était réellement motivée, dit-il, consciente de la nécessité de faire vite dans le contexte d’une crise sanitaire sans précédent.

 

Désormais, son regard est tourné vers l’avenir et vers son île, bien sûr : «Nous espérons que cette initiative générera d’autres partenariats dans le secteur privé comme public, en Namibie mais aussi à Maurice où nous sommes aussi en mesure d’intervenir pour toute demande en ce sens.» Surtout qu’un générateur d’oxygène se révèle plus efficace et moins cher, à long terme, que l’utilisation de bouteille d’oxygène…

 


 

Le truc en plus : Shafick Curumtally : bestmarket.mu, ouvre-toi !

 

 

 

Il en a des rêves. Oui, et peut-être plus de 40. Mais le premier sur sa liste, en ce moment, c’est de faire de sa plateforme de vente en ligne l’Alibaba.com mauricien. Shafick Curumtally, entrepreneur et initiateur de bestmarket.mu, de la start-up ExpoCom, fait les yeux doux aux entrepreneurs mauriciens, en leur proposant de mettre en ligne tous leurs produits gratuitement. Le savoir-faire local, c’est son sésame à lui : «Étant un outil de référencement digital, nous avons aujourd’hui la possibilité de nous considérer comme un Alibaba mais pour les entrepreneurs mauriciens.» Cette «digitalisation du secteur retail» est dans l’air du temps avec le changement des habitudes de consommation des Mauriciens à cause de la Covid-19 et le lockdown, explique le jeune homme : «Ce n'est qu'avec le soutien des entreprises locales qui croiront en notre potentiel que nous seront dignes de porter le nom de bestmarket.mu pour toutes les entreprises.» L’objectif est d’encourager l’achat du local : «Nous souhaitons faire connaître aux consommateurs les options à leur disposition pour continuer à soutenir les commerçants de proximité pendant cette période difficile.»

 

Au cœur de ce site de vente en ligne, une interface pratique, une utilisation simple et rapide : «Tout ce dont un commerçant a besoin pour commencer à vendre en ligne dès aujourd'hui est là. Pour certains professionnels qui disposent d’un point de vente physique, c’est un ralentissement, voire l’arrêt pur et simple, de leurs activités, si celles-ci ne sont pas considérées comme essentielles.» De plus, un payment gateway est disponible : «Ce qui permet aux commerçants d’encaisser immédiatement.»

 

Pour tenir bon face aux concurrents de taille, qui dévorent les parts de ce marché émergeant, bestmarket.mu se veut proche des entrepreneurs locaux qui ont de petites structures. Et souhaite offrir un service de livraison : «Nous attendons maintenant de recevoir notre Work Access Permit car nous voulons ajouter un système de livraison afin de venir en aide aux PME et aux entrepreneurs en difficulté, surtout ceux qui n’ont toujours pas le permis, ou ceux qui n’ont pas la possibilité de mettre en place cette logistique.»

 

Shafick Curumtally voit aussi plus loin : «Nous sommes ouverts aux pays voulant se joindre à notre développement digital orienté vers l’Afrique, et l’international.» Surtout que bestmarket.mu existe depuis un moment déjà et est un gage d’excellence dans son domaine. Mais son rêve du jour est de faire connaître bestmarket.mu et tous les entrepreneurs locaux qui s’y trouvent.

 

Pour en savoir plus : www.bestmarket.mu.

 


 

L’idée sympa : Tessa Prosper : pour les super «mamidous»

 

 

 

Un moment rien qu’à elle. Pour qui ? Celle qui remportera le sympathique giveaway pack mis en place par Tessa Prosper, artiste-tatoueuse, pour la fête des Mères. Au début de sa réflexion, un constat ; celui qu’être maman en ce moment, ce qui n’est pas le métier le plus facile au monde. «Je le vois bien, en confinement, elles sont partout, responsables de tout ; elles font la cuisine, le ménage, la lessive, le repassage. Elles s’occupent des enfants. Elles gèrent tout. Alors, je voulais qu’une d’entre elles puisse souffler et vivre un moment de cocooning au top, qu’elle puisse lâcher prise, parler, tout déballer…»

 

La jeune femme a donc approché Onezia Nails et Kotpiale, et peut désormais proposer un pack-cadeau trop cool : une séance de microblading pour les sourcils – «Il y a un an, je suis partie à Londres pour suivre une formation sur cette technique pour sourcils», confie-t-elle –, une séance de pose de natural gel nails d’Onezia et un masque «très girly» de Kotpiale pour vivre le déconfinement avec de la joie et des couleurs. 

 

Pour participer et tenter de gagner ce super cadeau, pour vous ou pour une maman que vous aimez, c’est assez simple si on maîtrise les réseaux sociaux. Il faut follow les pages suivantes sur Instagram ou Facebook : @tessaprospertattoo, @onezyanails, @_kotpiale_. Puis likez le post de Tessa Prosper, taguez les mamans de votre entourage (autant que vous le souhaitez) et partagez-le à votre story en taguant les pages que vous avez likées préalablement. Prenez une grande inspiration et lancez-vous !

 

Le 1er juin, le nom de la gagnante sera connu après un tirage au sort. Alors, vous rêvez d’un moment rien qu’à vous ou alors vous pensez à votre/une mamidou ? Vous savez quoi faire !

 


 

Questions à… Shai Kaudeer, initiatrice de Women in Business Mauritius

 

 

 

En quelques jours, ce groupe Facebook a atteint le millier d’adhérentes, des entrepreneures mais aussi des femmes qui bossent. Shai Kaudeer, qui est derrière cette initiative, nous en dit plus…

 

Qui êtes-vous ?

 

J’évolue dans le fret depuis 11 ans, j’ai une société d’événementiel et je suis aussi ghostwriter.

 

La Covid-19 et le lockdown ont provoqué quoi pour vous ?

 

Un ralentissement quasi total de mes activités. Et l’annulation physique de mon projet Women in Business sur lequel je travaille depuis plus d’un an…

 

C’est de là qu’est venue la création du groupe ?

 

Oui, j’avais prévu des master class pour aider les entrepreneures et les professionnelles à mieux maîtriser leur environnement de travail tout en trouvant du temps pour elles. Cela devait avoir lieu en avril. Cela n’a pas été possible, alors j’ai créé ce groupe Facebook. Je voulais voir comment les femmes allaient réagir, ce qu’elles penseraient de tout ça. J’ai été impressionnée par le response. Je ne m’attendais pas à ça !

 

Quel est le cœur de WIB ?

 

Ma propre expérience dans le business. À un moment, j’ai chuté et j’ai vu qu’il y avait un vide institutionnel ; on ne pouvait pas m’aider. Je n’avais pas besoin d’argent mais de technique et de savoir-faire. J’ai obtenu de l’aide, finalement. L’idée a germé à partir de là.  Mais je voudrais pouvoir donner tous les outils aux femmes pour qu’elles ne chutent pas. Et même si elles chutent, WIB est là ; je travaille sur la partie solution tackling actuellement. Mais pour l’instant, chaque samedi, sur la plateforme, je fais intervenir des coaches, des spécialistes qui parlent de la gestion d’un business ou d’une vie dans le milieu professionnel. Il est question de savoirs légaux, financiers, de management, de gestion, de paperasses. Toutes ces choses qu’il est important de savoir mais qu’on ne connaît pas toutes ! Ce programme n’est pas all done ; alors s’il y a des experts qui veulent aider, you are most welcome.

 

Pourquoi… les femmes ?

 

Parce qu’elles ne sont pas facilement entendues ! Mais ce n’est pas la raison principale ; c’est parce qu’elles gèrent de nombreuses choses, ont des tonnes de responsabilités, de devoirs. On attend beaucoup d’elles. Alors, elles sont fatiguées, personne ne les comprend. Je pense que cette communauté, ces savoirs partagés, permettent de créer un réseau pour s’informer, pour voir plus grand, plus large, mais aussi pour connecter les femmes entre elles afin qu’elles s’entraident.

 

Et l’avenir ?

 

Je suis optimiste ! Je ne pensais pas que WIB allait prendre une telle ampleur. Alors, après le lockdown, j’imagine reprendre mon idée de base avec des rencontres et des échanges à travers l’île.