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Découverte de La Réunion et du Costa Mediterranea : entre nature explosive et traversée grandiose

Le bateau peut accueillir 2 680 passagers.

Prendre l’avion pour La Réunion, rester sur place quelques jours pour explorer l’île, puis revenir à Maurice sur un bateau de croisière… Voilà l’expérience voyage inédite que propose Atom Travel aux Mauriciens depuis quelque temps. Pour vous aider à mieux comprendre la formule, l’agence de voyage a invité un petit groupe de journalistes à vivre une aventure de quatre jours, en l’air, sur terre et en mer, en partenariat avec l’île de La Réunion Tourisme (IRT), la compagnie Costa Croisières et Air Austral. Une belle virée riche en rencontres et en découvertes.
 

L’île intense se dévoile

 

Jour 1 : il est environ 10h30, en ce mardi 14 janvier, lorsque nous émergeons enfin de l’aéroport Roland Garros et plongeons dans une chaleur et une humidité intenses. Le ton de ce séjour sur «l’île intense» est donné. Dehors, nous attend notre guide et chauffeur pour ces deux jours et demi de découverte d’une partie de La Réunion. Jérôme Lebray nous met tout de suite à l’aise avec sa tchatche facile et sa bonne humeur. En voiture, et c’est parti !

 

Entre mer et montagne, nous empruntons la route qui mène vers l’Est. Premier arrêt, la Cascade Niagara, à Sainte-Suzanne. Grandiose. Avec ses multiples chutes d’eau, ses impressionnants rochers et ses oiseaux virevoltants. Après quelques minutes à s’en prendre plein les yeux, direction le Cirque de Salazie, l’une des trois vallées nichées autour du Piton de la Fournaise.

 

La route montante et virevoltante est environnée de montagnes et de cascades, et Jérôme se fait un plaisir de nous donner tous les détails sur les lieux intéressants, agrémentés de diverses anecdotes. La Cascade du Voile de la Mariée, splendide ; le fameux Pisse en l’air en bord de route, où l’eau émerge des rochers de la montagne et éclabousse les voitures au passage ; la Mare à Poule d’Eau, magnifique bassin vert et paysage idyllique ; le Piton d’Hanchin où plane toujours le souvenir des esclaves évadés Hanchin et Heva… C’est déjà l’heure du déjeuner. Nous nous arrêtons donc au Jardin d’Heva, au village d’Hell-Bourg, au cœur du cirque de Salazie, un restaurant qui offre de la cuisine traditionnelle, entre autres.

 

Après un succulent repas, une virée à pied s’impose. «Le village s’appelle Hell-Bourg car le gouverneur de l’époque, monsieur Hell, avait encouragé les grandes familles à construire leurs maisons secondaires à cet endroit. Le village a gardé son cachet d’antan et il est classé au patrimoine national», nous raconte Jérôme, Français installé dans l’île depuis presque 20 ans et passionné par son pays d’adoption. Avec ses jolies maisons traditionnelles, ses anciens thermes, sa belle église, son cimetière fleuri, ses montagnes environnantes, Hell-Bourg est un véritable petit bijou où tout aspire à la sérénité.

 

C’est donc avec des étoiles dans les yeux que nous reprenons la route. Cette fois, nous nous rendons dans les hauteurs de Sainte-Anne, là où nous allons enfin poser nos valises. Au Andrea Dea Lodge, avec ses cerfs en liberté, sa vue panoramique à couper le souffle, ses petits chalets en bois très chics et joliment décorés, sa cuisine gastronomique…

 

Que ce soit la Cascade Niagara, le Piton de la Fournaise, la Plaine des Sables, la Mare à Poule d’Eau, le ravissant village d’Hell-Bourg, les falaises et autres, l’île de La Réunion en met plein la vue.
 

 

Jour 2 : il faut se mettre en route tôt car le volcan n’attend pas. Pour mieux l’apprécier, il vaut mieux s’y rendre tôt avant que les nuages ne l’envahissent. La route qui y mène regorge de vues et d’endroits qu’on ne se lasse pas d’admirer. Les monts, les cascades, les rochers, les arbres et autres plantes qui s’étendent à perte de vue, les tournants qui donnent le vertige, la mer en contre-bas… Y’a pas à dire, La Réunion vaut bien son surnom d’«île intense».

 

Plus nous grimpons, plus nous avons l’impression d’être hors d’une île, les montagnes auréolées de nuage, les vertes prairies, les bœufs broutant ou se reposant ça et là font penser  à une campagne européenne. En chemin, on s’arrête au Nez de Bœuf pour contempler l’immense Vallée de la Rivière des Remparts, au Cratère Commerson qui fait penser aux canyons, à la Plaine-des-Sables et son impressionnant paysage lunaire. On se rapproche du fameux Piton de La Fournaise. La route se fait cahotante. On tangue sur un peu plus de cinq kilomètres.

 

Et bientôt, se dresse devant nous, l’attrait principal de La Réunion, ce cratère qui crache encore de la lave de temps en temps et en profite pour agrandir l’île. Mélange de gris et de marron, traces de coulées noirâtres, petits cratères parsemant le terrain aride entourant le cratère principal. «La dernière coulée a eu lieu le 21 octobre quand Macron était en visite à La Réunion. C’est hautement symbolique pour les Réunionnais», lâche Jérôme, espiègle. Certains touristes (ils sont nombreux ce matin-là) se risquent à descendre dans l’enclos pour aller voir tout ça de plus près, d’autres restent en bordure, là-haut. Les nuages commencent doucement à envahir les lieux. L’air se refroidit vite, un crachin s’abat. Il est temps de partir. Sur le chemin du retour, on s’arrête au milieu des nuages. Il fait froid mais c’est tellement magique.

 

Direction maintenant Grande Anse pour déjeuner avec Aurore Tardieux, la représentante de l’IRT. En cette période de vacances à La Réunion, la plage est bondée, même si on ne peut nager que dans un petit bassin entouré de rochers, la mer étant très mauvaise à cet endroit. Bouchons et rougaille saucisse sont de la partie. Un régal. Pas le temps de digérer, le sud sauvage nous attend. Par les petites routes sinueuses et montantes, nous découvrons les côtes bordées de falaises, les rivières bondés de nageurs, les Cascades Galet, époustouflantes de beauté avec un bel arc-en-ciel en prime, la Marine Langevin d’où les pêcheurs partent en mer. Puis, direction Saint-Pierre où nous logeons dans un ravissant hôtel d’affaires 4-étoiles : Le Saint-Pierre. Et découvrons la ville by night, très animée avec ses bars, ses restaurants, sa marina.

 


 

L’IRT mise sur Maurice

 

Après les Français, ce sont les Mauriciens qui visitent le plus La Réunion. «C’est un marché de proximité en constante augmentation, sur lequel nous misons beaucoup. Ici, les Mauriciens peuvent découvrir le volcan, les grands espaces, les cirques, le sud sauvage, la gastronomie créole, les gites, faire du shopping. Ils peuvent louer une voiture et aller à la découverte de l’île», souligne Aurore Tardieux, responsable des marchés Afrique du Sud et Océan Indien à l’île de La Réunion Tourisme (IRT) qui a sponsorisé le séjour de deux jours et demi des journalistes à La Réunion dans le cadre de ce press trip.

 


La croisière s’amuse… à la mauricienne

 

Jour 3 : à 11 heures, on quitte l’hôtel, et après quelques courts arrêts en route pour un peu de shopping et un passage à l’IRT, on arrive enfin au Port où se dresse le majestueux et immense Costa Mediterranea, visible de loin avec ses cheminées jaunes. La file d’attente pour y entrer est tout aussi impressionnante. Le bateau qui fait la croisière océan Indien (Maurice-Seychelles-Madagascar-Réunion) accueille ce jour-là des Réunionnais qui embarquent pour un périple de 15 jours ou encore des Mauriciens qui vont faire (tout comme nous) la traversée Réunion-Maurice seulement après être arrivés par avion à La Réunion. C’est la formule mini-croisière que propose l’agence Atom Travel aux Mauriciens, en plus de la croisière complète.

 

Après une longue attente et plusieurs contrôles, on monte enfin à bord. Et on se perd un peu. Tellement c’est grand. Sans Shirley Shin, la représentante d’Atom qui fait aussi partie du voyage, on aurait du mal à trouver notre chemin. Après une montée en ascenseur et la traversée de plusieurs couloirs, on arrive à nos chambres. Celles-ci sont grandes et confortables, avec un petit balcon qui donne sur l’océan. Mais pas le temps de se poser. Il est plus de 15 heures et nous n’avons pas encore déjeuné. Direction le restaurant buffet au troisième étage. Ensuite, tout s’enchaîne : l’exercice de sécurité sur le pont 3, un petit tour sur le ponton arrière où des croisiéristes se prélassent au bord de la piscine sur l’air de Love is in the air, la réunion d’information. Et déjà le bateau se met en branle. Il est 18 heures. La Réunion et ses montagnes s’éloignent peu à peu.

 

À bord, on découvre les nombreux bars, le casino, les salles de jeux, les magasins duty-free, les salons, la salle de spectacles, tout y est pour se divertir et passer un bon moment. La déco très baroque fait son effet. On aime ou on n’aime pas. L’heure du dîner ne tarde pas à arriver. Dans l’immense restaurant à la carte, les serveurs virevoltent entre les tables et les plats copieux arrivent l’un après l’autre. Le mal de mer est au rendez-vous pour certains. La fatigue aussi. Ce soir, on va se coucher tôt au rythme du bateau qui tangue un peu.

 

Jour 4 : au réveil vers 7 heures, un petit tour sur le balcon nous fait presqu’un choc : nous approchons déjà de la rade de Port-Louis. Nous nous rappelons aussitôt que la traversée Maurice-Réunion ne dure qu’une nuit. Par contre, les Mauriciens faisant la mini-croisière entre les deux îles ou la croisière complète restent toute la journée et la nuit suivante à bord pour débarquer le lendemain matin. Et ils sont assez nombreux.

 

Au petit déjeuner, nous rencontrons un charmant couple : les Hubert de Flic-en-Flac. Des habitués de l’agence Atom qui en sont à leur 11e croisière consécutive ! «Nous adorons faire les croisières. C’est ce qui nous garde en forme et c’est ce qui nous rapproche encore plus», confie la coquette Ginette, 71 ans, en regardant amoureusement Jean-Marc qui, à son tour, l’enlace tendrement. «Oh oui, nous passons de merveilleux moments sur les bateaux de croisière et nous ne comptons pas en rester là», lance monsieur, 76 ans.

 

Non loin, dans un des petits salons, Raj Kaniah et plusieurs membres de sa famille se détendent. «Nous sommes montés à La Réunion pour faire la mini-croisière et nous adorons. C’est cinq fois mieux qu’un hôtel», s’exclame Raj. Sa nièce Roumila Appiah, venue avec ses deux enfants, est enchantée : «Nous avons économisé pour faire cette croisière et nous ne regrettons pas. Tout est top.»

 

Sur le pont supérieur, au bord de la piscine, Aaishah Deljoor et sa fille Annijah, 7 ans, s’apprêtent à se jeter à l’eau. «Mon mari et mon papa sont aussi du voyage. Nous voulions faire la croisière complète mais comme il n’y avait plus de place, nous avons opté pour la traversée Maurice-Réunion. Après un court séjour à l’île sœur, nous avons embarqué et nous passons de super moments. C’est vraiment mieux qu’un hôtel.»

 

Jordan Madelon, employé à bord, et sa famille.
 

 

Ce ne sont pas Yvette et Raymond Graas, un couple mauriciano-belge, qui diront le contraire. Assis au restaurant devant leur déjeuner, ils ont l’air heureux. Madame raconte avec enthousiasme : «C’est notre première croisière pour célébrer nos 15 ans de mariage. Nous avons passé deux super semaines en mer et en escale sur les autres îles.» Juste à côté, une autre famille mauricienne déjeune. Les Madelon sont de passage à bord le temps d’une journée pour voir Jordan, le fils de la famille, qui bosse sur le bateau comme commis de cuisine. «Ma sœur Christie travaillait sur un bateau de croisière et m’a encouragé à le faire aussi. C’est chouette, même s’il y a beaucoup de travail et que parfois la maison nous manque. Nous voyons du pays et nous pouvons économiser de l’argent», explique le jeune homme de 23 ans sous le regard fier de son père Christian, de sa mère Marguerite et de sa sœur Aurélie.

 

Le reste de la journée et la soirée se déroulent ainsi, à la découverte des nombreuses attractions qu’offre le bateau. Le soir, c’est spectacle de séga avec la troupe de Kanasuk, face à des croisiéristes enchantés. Puis, place au dîner. Soudain, la lumière baisse, des bougies LED apparaissent entre les mains des serveurs, une chanson résonne : Conte partiro. Pour dire au revoir à ceux qui débarquent le lendemain. Certains après 15 jours, d’autres après un jour et demi. Mais tous ont le cœur gros car ils sont tombés amoureux du Costa Mediterranea.

 


 

Voyagez mini… ou maxi avec Atom Travel

 

L'agence de voyage fondée en 1961 par Charles Ng Tai Mui et toujours dirigée par ce dernier ainsi que par Caroline Chen et Fred Ng Tai Mui, ne lésine pas sur les moyens pour proposer les meilleurs deals voyage à ses clients. Outre les billets d’avion, les tours, les packages voyage ou hôtels, elle offre aux Mauriciens la chance de découvrir la vie à bord d’un bateau de croisière lors de plusieurs traversées magiques sur des bateaux de Costa Croisières et à travers plusieurs parties du monde. Dont un tour de l’océan Indien (Maurice - Madagascar - Seychelles - Réunion - Maurice) en 15 jours et 14 nuits à bord du Costa Mediterranea, ainsi qu’une mini-croisière depuis récemment, comprenant un vol pour La Réunion, où la personne peut demeurer sur place quelques jours ou pas, et le retour sur le bateau de croisière comprenant un jour et demi et deux nuits à bord. La croisière complète est booked jusqu’à la dernière traversée prévue fin mars dans l’océan Indien mais il reste encore quelques places pour la mini-croisière du 12 mars qui coûte minimum Rs 15 500 par personne partageant une double cabine, moins Rs 2 000 pour les enfants. Pour plus de renseignements, contactez Atom Travel.