• Kendo – Formation et passage de grade : Rishi Bundhoo décroche son premier dan
  • Callisto Protocol : prisonniers de l’horreur
  • Future Hope Maurice : quand les enfants chantent l’espoir
  • Collision entre une voiture et un camion : vacances meurtrières pour Dayaneebye Ganoo
  • Match de gala Maurice-Réunion : du football inclusif pour malentendants
  • Huawei Nova Y61 : de l’entrée de gamme sympa
  • Le diabète, un danger pour le cœur
  • Qatar : dans l’ambiance d’un pays en fête
  • FoodWise : des recettes gastronomiques, zéro gaspi et économiques
  • Le PM répond à leur lettre : les membres de la communauté rastafari «déçus» mais «le combat continue»

Dans l’univers des mordus du Panini

80 pages, 638 stickers, 32 équipes affichant chacune 18 joueurs. Le traditionnel Panini est, comme à son habitude, au coeur même de ce Mondial. Et les collectionneurs se livrent joyeusement à la chasse aux vignettes depuis le mois d’août pour remplir leur livret. Un rituel qui implique aussi bien les petits que les grands. Quelques Mauriciens mordus du Panini se livrent…

Comme tous les quatre ans, la Coupe du monde est attendue de pied ferme par les passionnés de foot mais aussi par les collectionneurs de Panini. Et bien que ce Mondial 2022, ou du moins le pays qui l’organise, soit très controversé et que le prix de l’album et celui des sachets de stickers aient connu une hausse considérable – l’album passant de Rs 100 en 2018 à Rs 350 actuellement et les sachets de stickers de Rs 20 à plus de Rs 200 –, la fièvre du Panini est palpable chez certains qui ne lésinent pas sur les moyens pour s’offrir ce plaisir. Quelques collectionneurs nous racontent leur quête de ces autocollants tant convoités.

 

Jason JR Mahalutchmoodoo-Oliver, qui évolue dans le monde de l’informatique, est un grand passionné de foot qui ne se contente pas de regarder des matchs à la télé ; il y joue aussi ! C’est donc tout naturellement qu’il s’est laissé emporter par la vague du Panini pour ce Mondial au Qatar. «J’ai commencé à remplir mon album il y a deux mois déjà et personnellement, c’est mon amour pour le foot, sport que je pratique depuis toujours, qui m’a donné envie de me lancer dans la collection Panini pour cette Coupe du monde», explique-t-il avec enthousiasme.

 

Si les collectionneurs se font visiblement plus rares cette année, Jason JR Mahalutchmoodoo-Oliver persévère quand même dans sa quête pour dénicher le maximum d’autocollants. «Quand je compare la tendance de cette année à celle de la dernière Coupe du monde, je confirme que cette fois, il y a non seulement une difficulté à faire des échanges de stickers mais aussi une baisse dans le nombre de collectionneurs. Le gros frein à cet engouement n’est autre que le prix de l’album ou des stickers qui sont plus chers qu’auparavant et c’est dommage», confie notre interlocuteur.

 

Malgré toutes ces zones d’ombre, le jeune homme ne laisse pas sa frénésie pour cette 22e édition de la Coupe du monde et son Panini disparaître et continue lentement mais sûrement sa chasse aux autocollants. «J’ai un bon nombre de stickers à coller et le temps me fait défaut mais un quart de mon livre comporte déjà ses autocollants et je fais quand même un suivi de près de ce que j’ai déjà comme stickers afin de faire des échanges efficaces et ainsi avancer dans ma collection. Une chose est sûre : je dois sincèrement trouver un moment pour coller mes stickers dans l’album.» Quoi qu’il en soit, Jason JR Mahalutchmoodoo-Oliver dit être pleinement dans l’ambiance du Mondial et compte regarder le plus de matchs possible avec sa tendre moitié, avec une attention particulière pour ceux du Portugal car il supporte la Seleção das Quinas.

 

Comme lui, Luciano Bonnefemme et Monish Beeltah se sont aussi laissés gagner par la fièvre du Mondial. «Étant un grand passionné de foot, il était impensable de vivre une Coupe du monde sans faire la collection de ce nouvel album. Donc, dès juillet, j’ai fait des recherches sur le Net pour savoir quand l’album officiel sera disponible à Maurice. J’ai commencé à collectionner début septembre et mon album est rempli depuis début octobre», confie Luciano Bonnefemme qui supportera la France pour cette présente édition de la Coupe du monde. 

 

Son engouement pour l’album Panini remonte à un bon moment, avoue-t-il. «Depuis mon adolescence, j’ai un intérêt pour les albums de la Coupe du monde. J’ai commencé ma collection de Panini en 2010 et depuis, c’est un défi et un passe-temps à chaque Mondial d’échanger les stickers avec d’autres collectionneurs afin de remplir mon album», avance-t-il. Maintenant que son livret est rempli, Luciano attend impatiemment le coup d’envoi pour, bien sûr, voir les Bleus évoluer sur le terrain, et aussi pour passer des bons moments en famille ou dans des pubs en regardant les matchs.

 

Quant à Monish Beeltah, il est non seulement un collectionneur de stickers mais il a aussi la chance de travailler pour Winimage Mauritius, le distributeur exclusif de Panini à Maurice. «C’est une entreprise formidable où il fait bon travailler. Winimage Mauritius est aussi une opportunité amicale et saine pour les jeunes d’acquérir de nouvelles compétences. Il offre une chance au développement d’un magasin individuel (boutiques, supermarchés, bibliothèques, etc.) de devenir un nouveau client chez Panini», explique-t-il.

 

La ferveur autour du Panini, Monish Beeltah l’a donc vécue pleinement. «Nous travaillons avec une équipe commerciale pour nous assurer que tous nos clients ont ou reçoivent leur commande de stickers Panini. Une fois de plus, nous sommes fiers de lancer l’album d’autocollants Panini de la Coupe du monde de la FIFA, Qatar 2022, pour le plus grand plaisir de tous les fans de football et des collectionneurs de Panini. La sortie de cette collection a lancé l’excitation de la Coupe du monde au Qatar. Le plaisir et l’excitation de collectionner, d’échanger et de jouer avec l’album d’autocollants Panini FIFA World Cup Qatar 2022 sont là pour tous les fans.» Des fans qui perpétuent 61 ans d’histoire du Mondial en photos avec, pour chaque génération, ses héros.

 

Un brin d’histoire…

 

En 1961, à Modène, en Italie, Giuseppe et Benito Panini ont une idée de génie. Les deux frères, marchands de journaux, décident de mettre en vente de petites images représentant les footballeurs. Elles sont accompagnées d’un tube de colle et d’un album dans lequel les ranger. C’est ainsi que naîtront les collections Panini. Mais c’est en 1970, grâce à l’apparition de l’image autocollante, que le marché pour l’album Panini devient mondial. Et gagne en popularité dans les cours de récré, entre autres. En particulier chaque quatre ans, lors de la Coupe du monde de football.

 

Le plus grand collectionneur…

 

Gianni Bellini est connu comme le plus grand collectionneur au monde d’albums de football. Ce typographe de 54 ans habite à San Felice sul Panaro, dans le nord de l’Italie, à une trentaine de kilomètres de Modène, le fief du… Panini, plus célèbre fabricant d’albums au monde. Son trésor ? 4 000 albums complets, soit près de 2 millions de petites images et 400 000 qui restent à coller. Il possède toutes les versions nationales de chaque album, ceux des équipes nationales ainsi que presque tous les albums «piratés».

 

Sa collection, Gianni la commence vers 13 ans, avant d’arrêter à 16-17 ans. Mais sa passion renaît puissance XXL, alors qu’il a 19 ans. Il publie alors des annonces pour des échanges d’albums dans des publications du monde entier. C’est ainsi qu’il reçoit des correspondances du monde entier qui lui permettent d’étoffer sa collection. Il dépense de 4 000 à 5 000 euros par an dans l’achat des albums et autocollants, et possède l’équivalent de deux maisons en albums et images, le tout bien en sécurité, et maintenu à une température de 23 degrés. Et rien n’est à vendre car, selon lui, «le vrai collectionneur achète, échange mais ne vend pas».

 

L’album auquel il tient le plus est celui de la Coupe du monde de 1970 au Mexique, qui est le premier album international de Panini. Pour lui, les albums ne représentent pas seulement le sport mais aussi la culture car, au fil des années, on voit le changement de coiffures, de maillots, entre autres.

 

Source : www.lepoint.fr