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Covid-19, la récidive

«Il semble très surréaliste que nous acceptions simplement les taux d'infection actuels. Personne n'en fait toute une histoire, bien plus de 100 personnes meurent chaque jour à cause de la Covid», s'insurge Rhena Bunwaree, installée en Angleterre. Elle nous partage également quelques clichés de scènes de vie dans son pays d'adoption.

«En Angleterre, on n'est pas revenus à la normale. Nous sommes dans une phase où nous avons encore un grand nombre de personnes qui meurent de cette maladie...» Au moment où plusieurs pays dans le monde craignent une nouvelle vague de contamination au coronavirus ou sont en plein dedans, la Mauricienne Rhena Bunwaree, installée au pays de Sa Majesté, raconte la situation dans son pays d'adoption...

Elle ne semble pas avoir dit son dernier mot. Bien au contraire, elle marque actuellement un come-back en force et fait bien des ravages sur son passage. Alors que certains pays pensaient avoir pris le contrôle sur la Covid-19 avec la reprise de plusieurs activités et l'avancée des campagnes de vaccination, le virus revient plus fort que jamais.

 

À tel point que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a tiré la sonnette d'alarme, ce mardi 23 novembre, concernant la situation dans le Vieux Continent. Dans un communiqué, l'organisme souligne son inquiétude par rapport à «l'emprise» du coronavirus en Europe. L'OMS précise que la Covid-19 pourrait être à l’origine de 700 000 morts de plus dans le continent d’ici le printemps 2022. «On peut s'attendre à ce que les lits d'hôpitaux soient soumis à une pression élevée ou extrême dans 25 pays et à une pression élevée ou extrême dans les unités de soins intensifs dans 49 des 53 pays d'ici au 1er mars 2022. Les décès cumulés signalés devraient atteindre plus de 2,2 millions d'ici le printemps prochain, sur la base des tendances actuelles», souligne l'instance dans son communiqué.

 

Les causes de cette situation alarmante : «La combinaison de la prévalence du variant hautement contagieux, d'une couverture vaccinale insuffisante et de l'assouplissement des mesures de protection.» La vigilance est plus que jamais de mise et Hans Kluge, le directeur régional de l'OMS pour l'Europe, n'a pas manqué de rappeler l'urgence du moment : «La situation liée à la Covid-19 à travers l'Europe et l'Asie centrale est très sérieuse.» Il a ainsi invité le monde à adopter une approche «vaccin plus», associant vaccination, port du masque, mesures d'hygiène et distanciation.

 

En Angleterre, le taux de nouvelles contaminations suscite de nombreuses préoccupations. Le Royaume-Uni a connu, ces dernières semaines, une poussée épidémique avec des taux d'infection parmi les plus élevés au monde. La Mauricienne Rhena Bunwaree, installée au pays de Sa Majesté, suit de près l'évolution des chiffres là-bas. «En Angleterre, on n'est pas revenus à la normale, c'est aussi simple que ça. Nous sommes dans une phase où nous avons encore un grand nombre de personnes qui meurent de cette maladie. Mais celle-ci est passée au second plan. Nous nous sommes habitués à quelque chose qui n'a pas disparu. Je pense qu'il y a eu une désensibilisation à la mortalité», explique notre compatriote qui souligne avoir noté une «normalisation» de la situation. «À l'approche de l'hiver, les jeunes sont à l'origine du grand nombre de cas en raison de la lenteur du déploiement des vaccins dans ce groupe d'âge. L'idée que tout le monde accepte la nouvelle normalité est très dangereuse. Le gouvernement a “systématiquement normalisé” le taux actuel d'infections ici.»

 

Pour Rhena Bunwaree, il y a un fossé entre ceux qui continuent à prendre des précautions et ceux qui considèrent que la vie est revenue à la normale. «Le public maintient toujours une attitude prudente sur la sécurité de la Covid. Cependant, il existe un écart grandissant entre les attitudes et les comportements. Il semble très surréaliste que nous acceptions simplement les taux d'infection actuels. Personne n'en fait toute une histoire, bien plus de 100 personnes meurent chaque jour à cause de la Covid. Alors que la vaccination a changé le résultat des taux élevés de Covid, avoir autant de virus en circulation n’est pas sans conséquences. Le taux de mortalité actuel équivaut à plus de 40 000 personnes par an qui meurent de Covid. Ce n'est pas normal», conclut-elle, tout en espérant que les choses s'améliorent au plus vite et que l'Angleterre, comme d'autres pays, puisse prendre le dessus sur la Covid-19...