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Covid-19 : comme un air de déjà-vu

À l'approche des fêtes de fin d'année, l’évolution du virus dans certaines parties du monde inquiète à nouveau les scientifiques.

«Tous les pays sont dans le même bateau. La situation est délicate et sensible, et peut basculer à n'importe quel moment», confie le Dr Irfaan Daureeawoo, Mauricien installé en Angleterre, qui revient sur la situation actuelle concernant la pandémie...

L’histoire semble se répéter. Car si ces derniers mois, plusieurs pays ont procédé à des levées de restrictions ou à des assouplissements dans les mesures sanitaires qui avaient été mises en place pour contrôler la propagation de la Covid-19, des nouveaux pics de contaminations viennent rappeler que le danger rôde toujours.

 

Et à l'approche des fêtes de fin d'année, avec les embrassades et les repas conviviaux, l’évolution du virus dans certaines parties du monde inquiète à nouveau les scientifiques. Ces derniers jours, l’Europe est redevenue l’épicentre de la pandémie. Le Vieux Continent semble être une nouvelle fois victime d’une puissante réplique. «Le nombre de nouveaux cas en Europe a progressé de 7 %, tandis que les décès ont augmenté de 10 %», a précisé, ces derniers jours, l'Organisation mondiale de la santé (OMS). L'organisme onusien souligne ainsi que la zone européenne a regroupé plus de 60 % des nouvelles infections de Covid-19 diagnostiquées dans le monde et 55 % de tous les décès (26 726) liés à la pandémie entre le 1er et le 7 novembre.

 

Les Français aussi ont l'impression de revoir inlassablement le même mauvais film. Encore et encore. Même si le pays ne connaît pas une flambée de grande ampleur, il n'est pas à l'abri d'un retour en force du virus. Après des semaines d’accalmie sur le front de la crise sanitaire, la France se retrouve face à une autre recrudescence de l’épidémie. Pas très loin de l'Hexagone, les autorités anglaises ont également relevé la circulation d'un sous-variant issu du très contagieux variant Delta et baptisé «AY4.2». Si sa transmissibilité n'est pas encore évaluée, le sous-variant est suivi «de très près». Le variant Delta virulent et très contagieux a en effet tenu en haleine les autorités de nombreux pays dans le monde et a provoqué une nouvelle vague épidémique sur son passage. Très sévère dans certains pays, le Delta a semé la mort, a déchiré bien des familles et a à nouveau mis à rude épreuve le personnel soignant.

 

Le Royaume-Uni, qui déplore de nombreux morts depuis le début de l'épidémie, a récemment enregistré un nombre croissant de cas positifs. Du 4 au 10 octobre, une personne sur 60 a été testée positive en Angleterre, selon les données hebdomadaires de l’Office national des statistiques. Alors que beaucoup attendaient un retour des beaux jours, la vigilance et la prudence sont plus que jamais de rigueur en cette période de fin d'année.

 

Le Mauricien Irfaan Daureeawoo, médecin en formation en spécialité de la gériatrie au Mid Essex University Hospital, en Angleterre, et qui est témoin des ravages du virus de par son travail, estime que le monde a un ennemi commun à combattre. «La Covid est une nouvelle maladie. Il n'y a pas d'expert en Covid et nous sommes tous en train d'apprendre tous les jours sur le virus. Ce que nous avons, c'est l'expérience tirée de ces deux dernières années. C'est ce qui nous permet de venir avec des propositions basées sur des faits et des preuves d'expériences. À travers le monde, il y a des médecins brillants et un personnel soignant dévoué. Ils font tous un travail admirable. Les autorités à travers le monde font tout ce qu'elles peuvent pour soutenir le personnel hospitalier et pour répondre aux besoins de la population. Tous les pays sont dans le même bateau. La situation est délicate et sensible, et peut basculer à n'importe quel moment», souligne le médecin.

 

Si notre compatriote est convaincu que les vaccins sont des armes efficaces contre le virus, il estime aussi que les restrictions peuvent contribuer à faire diminuer le nombre de contaminations : «Les vaccins ont beaucoup aidé à sauver des vies ainsi qu’à la levée de certaines restrictions comme en Grande-Bretagne. Hélas, tout le monde ne peut être sauvé. Il y a encore des décès. Pourquoi dit-on qu'il nous faut encore avoir des restrictions sur nos mouvements et activités ? Tout simplement, et cela a été dit à maintes reprises, parce qu'ainsi cela prévient les infections et la transmission du virus. C'est indéniable. Cette restriction protège aussi les services de santé et empêche leur saturation. Le système de santé est un pilier important dans un pays. S'il craque, des personnes se verront privées de soins et d'une prise en charge, et certaines interventions seront repoussées. C'est le devoir de tout un chacun d'aider le système hospitalier à respirer.»

 

Le médecin préconise ainsi d'éviter autant que possible les rassemblements : «Notre mode de vie n'est définitivement plus comme avant. Ce n'est pas à la Covid de s'ajuster. C'est à nous de le faire, là où c'est possible. Le rôle de la Covid, c'est de muter. Essayons, par exemple, de mettre à profit la technologie. Si on veut avoir un mois de décembre de festivités normales, il nous faut faire un travail d'éducation sur nous-mêmes. Je suis bien placé pour le dire. Après deux ans, la situation est pesante, irritante et stressante. Mais on a une responsabilité de savoir gérer nos émotions par de la patience et des sacrifices.»

 

Au moment où le virus n'arrête pas de faire des victimes dans le monde, le Dr Daureeawoo rappelle que les personnes atteintes d’une maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC) doivent faire très attention. «La Covid-19 peut provoquer une exacerbation de la MPOC. Les personnes atteintes sont parmi les plus touchées par le virus. Étant donné que ces patients sont vulnérables aux infections virales des voies respiratoires, avoir la MPOC comme comorbidité expose à un risque plus élevé de tomber gravement malade par la Covid-19. Des études suggèrent que les patients atteints de MPOC doivent être considérés comme un groupe à haut risque et ciblés pour des mesures préventives et un traitement agressif, y compris la vaccination. Une étude publiée par l’Anglia Ruskin University, à Cambridge, conclut que la MPOC était significativement corrélative à l'admission à l'hôpital liée à la Covid-19, à l'admission aux soins intensifs et à la mortalité. Les résultats suggèrent que les patients atteints de MPOC devraient prendre des précautions extensives pour réduire le risque d'exposition au virus», conclut notre compatriote qui, plus que jamais, rappelle que, face au coronavirus, tous les pays sont dans le même bateau...