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Coronavirus : l’Inde en alerte !

Les autorités indiennes, notamment le ministère de la Santé publique, ont recommandé à chaque État de suivre les consignes de l'Organisation mondiale de  la santé, que ce soit en termes de dépistage ou de recensement des victimes.

La pandémie de Covid-19 est loin d'être sous contrôle dans le monde. Alors que l’Europe connaît un regain dans le nombre de personnes contaminées, avec notamment la barre des 500 000 cas dépassée en Espagne, la Grande Péninsule, elle, figure désormais dans le Top 3 des pays les plus touchés.

Des chiffres qui donnent des sueurs froides. Des données qui interpellent, un classement mondial qui fait tiquer et une réalité qui n’est pas du tout rassurante. Alors que le monde espérait un déclin dans le degré de propagation du coronavirus après plusieurs mois à suivre son évolution, voilà que celui-ci se montre plus virulent que jamais.

 

L’Inde, par exemple, est devenu, ces dernières semaines, le deuxième pays au monde après les États-Unis recensant le plus grand nombre de cas de Covid-19, dépassant ainsi le Brésil. Compte tenu des derniers constats des experts, les nouvelles analyses en termes de nouveaux contaminés sont alarmantes. Et dans la Grande Péninsule, le bilan humain de l’épidémie du coronavirus n’arrête pas de grossir. Le pays recensait, au mercredi 23 septembre, 5 650 540 cas confirmés, 90 077 morts, dont 1 056 en 24 heures, alors que la pandémie revient également en force au Royaume-Uni, en France et dans plusieurs pays d’Europe. Ce qui n’est pas pour rassurer les habitants d’autres parties du monde, qui espèrent voir enfin reculer les chiffres. Mais la progression du virus ces dernières semaines, au lieu de réconforter et de rassurer, incite à sonner la sonnette d’alarme pour que les populations restent plus que jamais vigilantes.

 

Selon le virologue Shahid Jameel de la Wellcome Trust/DBT India Alliance, «la donnée cruciale à surveiller est le taux de croissance des nouveaux cas. Et dans le cas de l’Inde, elle progresse à un rythme assez alarmant». Selon lui, ce qui se passe est dangereux : «Ces deux dernières semaines, la moyenne est passée d’environ 65 000 à 83 000 cas par jour, soit une augmentation d’environ 27 % sur deux semaines et de 2 % par jour.» Pour faire face à la situation, les autorités indiennes, notamment le ministère de la Santé publique, ont recommandé à chaque État de suivre les consignes de l’Organisation mondiale de la santé, que ce soit en termes de dépistage ou de recensement des victimes. Ainsi, le Bengale oriental, qui excluait la Covid-19 chez les patients décédés de comorbidité, a changé de mode de calcul pour l’intégrer. Mais les tests restent différents d’un point à l’autre du pays.

 

Comme dans d’autres parties du monde où la crise économique sévit, conséquence directe liée à la pandémie, le géant indien est confronté à une récession brutale – avec le PIB qui s’est contracté de 23 % entre avril et juin – qui amène de plus en plus d’États à lever les mesures de confinement adoptées en avril. Le pays, cherchant à retrouver une certaine normalité malgré la situation, a rendu à nouveau opérationnels les métros qui ont recommencé à rouler dans la plupart des villes, y compris à Delhi et Bombay, deux importants foyers épidémiques, alors que cela faisait près de six mois que les rames ne circulaient plus. Malgré la flambée des contaminations, le Taj Mahal, monument emblématique de l’Inde, est à nouveau ouvert au public depuis le lundi 21 septembre, sous de strictes restrictions sanitaires, après six mois de fermeture. Alors que le nombre de cas s’emballe, les deux principales métropoles indiennes font difficilement face à la crise sanitaire. De Delhi à Bombay, les hôpitaux sont assaillis par les cas liés à la pandémie.

 

Smitee Luximon, jeune Mauricienne plus connue sous le nom de DJ Smitz, est installée dans la Grande Péninsule où elle travaille dans le monde de la nuit. Elle nous raconte la situation là-bas : «Les cas de personnes contaminées continuent heureusement à décroître. La chose positive, c’est qu’il y a actuellement davantage de tests de dépistage qui sont effectués et avec ces mesures, les professionnels et les officiers du secteur de la santé arrivent à contrôler la situation. Ce qui se passe affecte bien évidemment énormément l’économie du pays. La night life souffre aussi beaucoup de cette pandémie. Voilà six mois que le pays est sous l’emprise du virus. Le premier confinement avait été instauré le 12 mars et depuis, les autorités n’ont pas permis aux opérateurs du monde de la nuit d’opérer.»

 

De strictes mesures et règles sanitaires, souligne-t-elle, restent en vigueur, même s’il y a quelques changements : «Le Covid Protocol permet le redémarrage de certains secteurs, notamment l’ouverture des shoppings malls et des restaurants, et la tenue de certains rassemblements privés avec un nombre limité de personnes. Toutefois, nous ne pouvons toujours pas dîner sur place. Les écoles et les cinémas, par contre, sont toujours fermés et les bureaux s’ouvrent graduellement, même si le work from home est toujours privilégié. Le port du masque et d’autres mesures sont obligatoires sous peine d’avoir une amende.»

 

Avec les nouvelles contaminations, la jeune femme, qui suit de près la situation dans l’espoir, comme beaucoup d’autres personnes, d’avoir un peu plus de bonnes nouvelles, dit craindre un nouveau lockdown dans le pays. Mais malgré le spectre du virus qui plane toujours sur son pays d’adoption, elle essaie de garder le moral. «Avec le lockdown, j’ai pu showcase my talent online», dit-elle, tout en restant, comme le pays entier, en alerte !