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Coronavirus : la riposte mondiale pour un retour à la normale 

«La réalité d’aujourd’hui, c’est que nous faisons face à une bataille longue contre la Covid-19. S’appuyant sur l’aide des autorités et implorant la responsabilité sans relâche de la population, nous pourrons planifier une vie au quotidien avec moins de restrictions», souligne le Dr Irfaan Daureeawoo.

«La phase de déconfinement est absolument fragile, où une vigilance profonde doit être maintenue, tout en sachant que le virus circule dans la communauté. Malgré le fait d’être vaccinés, en attendant les études sur l’efficacité de certains vaccins sur la Covid-19 et ses variants, nous avons la totale responsabilité de limiter la transmission en respectant toutes les mesures sanitaires...» Le Dr Irfaan Daureeawoo, médecin en formation en spécialité de la gériatrie au Mid Essex University Hospital, nous donne son avis sur la situation actuelle concernant la gestion du coronavirus, alors que plusieurs pays amorcent en ce moment un allègement des restrictions...

Face à l'ennemi public mondial du moment, tous les moyens possibles ont été déployés. Masque, distanciation sociale, gestes barrières, gel hydroalcoolique, confinement, couvre-feu ou encore télétravail sont les quelques armes qui ont été dégainées pour essayer de contrôler la propagation du coronavirus qui a fait de nombreux morts à travers le monde et bouleversé la vie et les habitudes de populations entières. À l'heure où de nombreux pays amorcent, un an plus tard, une reprise des activités interdites depuis de longs mois et un retour plus ou moins à la normale, avec moins de restrictions, c'est la vaccination anti-Covid qui semble être la réponse ultime face au virus qui n’a pas pour autant dit son dernier mot.

 

Il s'agit, un peu partout, de continuer à avancer, tout en faisant... «avec le virus». Et pour espérer vaincre le coronavirus, une «action mondiale» est nécessaire en vue d'assurer une distribution plus équitable des vaccins. C'est ce qu’ont déclaré, le mardi 1er juin, les chefs de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale. Et les actions sont nombreuses pour tenter de prendre le contrôle sur le virus. La France a amorcé, cette semaine, une nouvelle étape dans sa bataille contre le virus. Ainsi, exit les critères d’âge ou d’état de santé ; depuis le lundi 31 mai, toute la population majeure de France est admissible pour le vaccin, de même que les adolescents qui ont plus de 12 ans et qui pourront y avoir recours à partir du 15 juin. Cette nouvelle façon de faire est considérée comme une «étape-clé» pour éviter un rebond de l’épidémie.

 

Face aux chiffres, même si certaines régions restent dans le rouge, un vent d'optimisme souffle sur plusieurs pays. Israël, après une campagne de vaccination massive, a assoupli un peu plus ses restrictions sanitaires cette semaine et l’entrée de visiteurs étrangers sur son sol est toujours soumise à des conditions drastiques. Ces derniers jours, les aéroports des États-Unis ont, de leur côté, leur plus forte fréquentation depuis mars 2020 à l'occasion du premier week-end prolongé de la belle saison. Alors que le Royaume-Uni a vécu, durant la semaine écoulée, une journée sans décès de la Covid-19, ce qui est considéré comme une première depuis le 30 juillet 2020. Et malgré le danger qui est toujours réel en Asie du Sud-Est, d'autres pays continuent d'alléger leur dispositif sanitaire. Les derniers relevés dans le monde, particulièrement en Angleterre, sont encourageants.

 

Notre compatriote Irfaan Daureeawoo, médecin en formation en spécialité de la gériatrie au Mid Essex University Hospital, installé au pays de sa Majesté, ne dira pas le contraire. Mais pour lui, la bataille n'est pas encore gagnée et il faut rester vigilant. «La situation de la Covid-19 progresse d’une façon très délicate. Certains pays signalent un taux de contamination réduit, alors que dans d’autres, il y a une flambée de cas positifs. À l’instar de la situation douloureuse en Inde. Quelques pays ont adopté une approche vigilante et ont commencé une vaccination précoce dans l'espoir d'une normalité, par exemple Israël, les Seychelles, entre autres. Cependant, les récentes nouvelles des Seychelles suggèrent qu’un certain nombre de gens ont été contaminés malgré leur vaccination et le nombre de cas positifs a augmenté. Ce qui démontre qu’en dépit du vaccin, les gestes barrières et les mesures sanitaires doivent être strictement respectés», confie notre compatriote.

 

Vigilance

 

Il insiste : les mesures de précautions doivent être plus que jamais de rigueur en ce moment, malgré les campagnes de vaccination qui progressent un peu partout : «La phase de déconfinement est absolument fragile, où une vigilance profonde doit être maintenue, tout en sachant que le virus circule dans la communauté. Malgré le fait d’être vaccinés, en attendant les études sur l’efficacité de certains vaccins sur la Covid-19 et ses variants, nous avons la totale responsabilité de limiter la transmission en respectant toutes les mesures sanitaires, notamment le port du masque correctement, maintenir la distanciation sociale et aussi honorer les règles de la bulle sociale imposée. La réalité d’aujourd’hui, c’est que nous faisons face à une longue bataille contre la Covid-19. S’appuyant sur l’aide des autorités et implorant la responsabilité sans relâche de la population, nous pourrons planifier une vie au quotidien avec moins de restrictions.»

 

Irfaan Daureeawoo estime aussi que l'usage des tests rapides pourrait être un outil important dans la bataille contre le virus. «Diagnostiquer la Covid-19 avec plus de précision et avec rapidité est un atout pour contrôler la pandémie. Environ 1 personne sur 3 atteinte de la Covid-19 est asymptomatique, alors un test capable de détecter rapidement ces cas “cachés” est un outil supplémentaire très avantageux pour combattre ce virus. Ce test est principalement utilisé pour connaître et avoir un contrôle des personnes asymptomatiques. En comparaison aux tests PCR, les Lateral Flow Devices (LFD) sont des tests rapides qui prennent quelques minutes (environ 20 à 30) pour avoir le diagnostic. Certes, ce test ne remplace pas d'autres comme la PCR mais c'est un moyen supplémentaire non négligeable pour le contrôle du virus. Les LFD sont utilisés premièrement dans le but de réduire la transmission de la Covid-19 dans les hôpitaux et la transmission vers la communauté, et deuxièmement pour diminuer les épisodes d'absentéisme du personnel, notamment en ce qui concerne la quarantaine suite à un cas contact avec un collègue ou un patient positif, et de maintenir l’effectif médical. Cependant, ces tests peuvent aussi être utilisés pour les employés à risques, notamment à l’aéroport, au port, dans la force policière et l’enseignement, qui doivent se faire tester régulièrement», explique le médecin.

 

Selon lui, cet équipement pourrait être utile dans plusieurs pays, notamment à Maurice : «En vue d’une ouverture inévitable des frontières mauriciennes aux compatriotes ou aux touristes, ces tests rapides connaîtront sans doute une utilisation très importante. Certains pays ont opté pour une stratégie de travel corridors. Une passerelle de voyage entre les pays où le taux de contamination est relativement bas et le taux de vaccination élevé. En ajout de ce modèle, d’autres précautions peuvent être introduites : par exemple, l’arrivée des voyageurs des pays de la Green List et l’établissement d’un protocole hôtelier proposant des tests rapides deux fois par semaine avec un certificat de vaccination permettront de minimiser le risque de contamination. Chaque cas positif identifié à l’aide du LFD contribue à empêcher que d’autres personnes soient infectées en menant vers une auto-isolation, une quarantaine ou une prise en charge précoce.»

 

Pour le Dr Irfaan Daureeawoo, face à l'ennemi public mondial du moment, toutes les possibilités qui peuvent faire reculer le virus doivent être explorées.