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Coronavirus : entre campagnes de vaccination et nouvelles restrictions

Face à une pandémie qui ne faiblit pas dans plusieurs pays, plus de 50 millions de doses du vaccin ont été administrées à travers le monde.

D'un pays à l'autre à travers le monde, les chiffres liés à la Covid-19 continuent d'inquiéter, même si les campagnes de vaccination sont en cours dans plusieurs destinations. Cap sur le Canada où un compatriote nous parle de la réalité dans son pays d'adoption...

Alors que 2021 a été annoncée comme l'année de tous les espoirs en ce qui concerne la prise de contrôle sur le coronavirus, la bataille, pour l'instant, semble loin d'être gagnée. Car bien que plus de 50 millions de doses du vaccin aient été administrées à travers le monde – sur fond de polémiques concernant leur efficacité et leurs effets secondaires –, plusieurs pays se retrouvent avec un taux de contamination élevé.

 

Par exemple, la situation sanitaire est de plus en plus critique au Royaume-Uni, alors que le pays subit de plein fouet les effets d'un variant du coronavirus considéré comme plus contagieux. En France, avec la situation qui ne s'améliore pas et le nombre de malades qui inquiète toujours, le gouvernement maintient les restrictions sanitaires et envisage même un troisième confinement avec la pression hospitalière qui reste forte.

 

Devant les nouvelles données, plusieurs pays, à l’instar de l’Allemagne, durcissent leurs mesures pour tenter de contrer la propagation des variants britannique et sud-africain jugés comme dangereux. Aux États-Unis également, le nombre de décès n'a pas chuté. Le bilan lié au virus dans le pays dépasse celui des soldats américains tués durant la Seconde Guerre mondiale. Investi le mercredi 20 janvier à Washington, Joe Biden a réaffirmé que la lutte contre la Covid-19 faisait partie de ses priorités. Il a ainsi ordonné le retour des États-Unis au sein de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) après que son prédécesseur, Donald Trump, avait décidé de leur retrait en 2020. Le nouveau président a aussi signé un décret rendant le port du masque et la distanciation physique obligatoires pour les fonctionnaires américains travaillant dans les bâtiments fédéraux.

 

Comme c'est le cas depuis presqu'une année maintenant, le coronavirus est bel et bien la triste actualité qui tient beaucoup de pays en haleine, tous espérant enfin voir ce cauchemar prendre fin. Installé au Canada, notre compatriote Shafick Osman, géopoliticien et chercheur, vit aussi au rythme du virus. «La situation est critique au Canada, surtout au Québec et dans le sud de l’Ontario. Cela dit, la pandémie n’a pas fait autant de ravages que chez nos voisins états-uniens ou en Grande-Bretagne, par exemple. Le Canada a même fait des progrès, n’étant plus dans les 20 pays les plus touchés par la Covid-19 et ses variantes. Mais la fin de la pandémie n’est pas pour bientôt, à mon avis, malgré les campagnes et lobbys pour la vaccination, entre autres», confie le Mauricien.

 

Son pays d'adoption connaît un deuxième couvre-feu. «Dans la capitale fédérale canadienne où je vis, la situation, Dieu merci, est plutôt correcte et Ottawa est même citée, par certains, comme modèle, ayant pu contenir les risques de propagation dangereuse, etc. La population est ici assez bien disciplinée et suit les consignes de façon assez stricte ! Cela dit, la province de l’Ontario est entrée (depuis jeudi dernier), dans un deuxième couvre-feu pour 28 jours ! Cela, après le Québec qui est entré en couvre-feu depuis le samedi 9 janvier…» poursuit-il.

 

S’adapter à la situation

 

Comme pour d'autres personnes, le vaccin est aussi un sujet de préoccupation pour notre compatriote : «Je suis assez perplexe sur comment ces vaccins ont pu être développés et, surtout, acceptés et homologués par tant de pays et d’autorités sanitaires et pharmaceutiques en si peu de temps. Je comprends “l’urgence” de la vaccination de la part des différents gouvernements et États mais je demeure perplexe sur la vitesse à laquelle tout cela est passé des labos aux patients ! L’avenir nous dira si les campagnes de vaccination auront un effet positif ou pas…»

 

Avec tout ce qui s'est passé ces derniers mois, Shafick Osman explique qu'il a dû s'adapter à la situation et à développer de nouvelles habitudes pour pouvoir continuer à vivre malgré la menace : «Depuis près d’une année maintenant, la plupart des gens travaillent de chez eux, nos habitudes ont changé et certains ont même pris le rythme de ce new normal ! Quant à moi, je travaille essentiellement de chez moi depuis… 2015 – quand j’étais à Maurice – et donc, pas de grande nouveauté pour moi en réalité. Sauf que les enfants sont à la maison aussi depuis un moment et que cela a modifié un peu notre écosystème. Mais on a fini par faire avec, par s’habituer. Cependant, le défi est double : il faut de l’autodiscipline dans divers domaines (travail, hygiène, etc.) et il y a la nécessité absolue de faire des exercices physiques ou de la marche à l’extérieur, chose que j’avoue avoir du mal à faire ces temps-ci car, quand la température descend en-dessous de -6oC ou -7oC – avec du ressenti allant jusqu’à -12oC ou -13oC –, je fais le paresseux… Cela dit, la bonne chose est que la famille se retrouve de plus en plus souvent, les tâches ménagères sont réparties et il y a une solidarité plus réelle, bien plus profonde.»

 

Comme beaucoup à travers le monde, notre compatriote espère aussi que la nouvelle année sera meilleure que celle écoulée. «Je ne suis pas un fan de l’année grégorienne mais je souhaite, comme toutes les années ces derniers temps, que les choses aillent mieux au niveau mondial et pas seulement concernant la pandémie. Mais je dois avouer que je suis assez pessimiste au niveau politique, même si je souhaite que les gens reviennent aux valeurs essentielles que sont le vivre-ensemble, la solidarité à toute épreuve, la compassion, l’amour du prochain, l’entraide, etc. Et rien que pour cela, la Covid-19 a été bénéfique...»