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Cité Tôle, Mahébourg : Une clé pour un nouveau départ

Ils ont, depuis le 30 octobre, la clé du bonheur entre leurs mains. Une clé synonyme d’un nouveau départ pour un avenir meilleur pour six familles et ceci grâce au soutien de la MCB Forward Foundation.

Nous sommes le mercredi 21 novembre. La chaleur est au rendez-vous en cette fin d’après-midi, à Mahébourg. Loin de Port-Louis, de ses fumées, de ses klaxons, de ses déviations et de toute sa cacophonie, ce village atypique du sud-est de l’île offre un changement d’air agréable.

 

Il est aux alentours de 17 heures quand nous arrivons à destination, à cité Tôle. Petite localité qui vit à l’ombre d’un Mahébourg rythmée par ses touristes et autres visiteurs. Elle se fait discrète, nichée derrière la rangée d’arbres de La Coqueluche, qui attire le regard des amoureux de la nature. Cependant, ce que beaucoup ignorent, c’est que derrière cette façade, la cité, faite de ruelles, de bicoques en tôle et de quelques maisons en brique, abrite des fléaux comme la drogue, le chômage, le manque d’infrastructures, d’hygiène et d’assainissement, entre autres. Dans les ruelles en cet après-midi, une marée humaine...

 

Au milieu de tout cela, six maisons blanches se distinguent, arborant fièrement leurs auvents d’un rouge éclatant. Elles attirent automatiquement notre regard et notre attention. Ces maisons de l’espoir ont été construites par la  MCB Forward Foundation (MCBFF), pour six familles de cité Tôle. «C’est un cadeau sans pareil. Il n’y a pas de mots pour décrire la joie qui m’habite. La patience a fini par porter ses fruits et je peux dire que cela a valu la peine d’attendre. Je ne regrette rien», nous confie Stéphanie Azor, 39 ans, l’une des propriétaires de ces six maisons après avoir participé et contribué pleinement aux programmes mis en place par la MCBFF pour eux.

 

En effet, depuis 2012, l’équipe de la MCBFF s’est attelée à la tâche à cité Tôle, en commençant par une étude qualitative et quantitative dans la région. Exercice qui lui a permis d’identifier un certain nombre de problèmes sur place.

 

«Nous épanouir»

 

Après ce constat, la MCBFF a donc mis en place un projet d’intégration sociale conséquent, visant à accompagner les habitants de la localité. Et ce n’est pas Joanna Keisler, 31 ans, poissonnière et mère de deux adolescents âgés de 13 et 14 ans respectivement, qui dira le contraire. «Nous avons non seulement eu notre maison mais nos enfants ont eu accès à des écoles privées et j’ai aussi bénéficié des cours de cuisine et d’alphabétisation. Je suis heureuse d’avoir ma propre maison où ma famille et moi pouvons désormais nous épanouir et être en sécurité. En plus, les cours m’aident au quotidien», nous confie cette mère de famille.

 

Henricot Prodigue met lui aussi en avant la joie indescriptible qui les habite, les membres de sa famille et lui. «C’est un nouveau départ pour nous. Une autre manière de vivre. La MCBFF nous a offert beaucoup d’opportunités pour avancer dans la vie, surtout nos enfants. Et la maison vient compléter ce bonheur. Je n’y serais jamais arrivé sans leur soutien car j’ai aussi eu la chance d’être encadré pour devenir autonome et avoir ma propre pépinière dans la cour de ma propre maison», avance ce père de famille.

 

La MCB Groupe est heureuse de faire le bonheur de ces habitants de cité Tôle. Son directeur, Gilbert Gnany, déclare : «Toutes les actions entreprises à cité Tôle par le Groupe MCB depuis 2012 ont pour but principal d’aider les habitants de la localité à être autonomes. Car nous voulons que ces familles deviennent des exemples qu’à force de persévérance et de bons choix, il est possible de se sortir de la pauvreté. (...) J’espère aussi que ces familles prendront soin de leurs maisons afin de vivre dans un environnement propice à leur épanouissement.»

 

En tout cas, Stéphanie, Joanna et Henricot sont unanimes : «La MCBFF a été notre béquille pour avancer depuis six années. Nous avons aujourd’hui le plus beau cadeau que nous puissions espérer, être propriétaires de nos maisons. Nous ne pouvons que remercier toutes ces personnes qui nous ont fourni les outils nécessaires car sans eux, nous n’aurions jamais pu avoir ne serait-ce qu’un ti blok pour construire une maison.»