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Ce variant Delta qui chamboule tous les dispositifs déployés contre la Covid-19

«Le plus dur, c'est de ne pas pouvoir sortir, visiter et, surtout, de ne pas pouvoir voyager. Les règles changent tous les jours. It's very confusing», confie la Mauricienne Murielle Bontemps.

Si beaucoup de pays espèrent vite reprendre leur rythme de vie, le variant Delta vient bousculer toutes les stratégies de reprise. Une Mauricienne, installée à Sydney, en Australie, nous raconte sa réalité...

Il change la donne. Alors que plusieurs pays avaient commencé à assouplir les restrictions mises en place pour contrôler la propagation de la Covid-19, voilà que de nouveaux pics de contaminations les forcent à revoir leur plan d’action et à revenir de l’avant avec d’autres mesures. Le principal responsable de ce revirement de situation : le variant Delta, qui s’avère plus contagieux, provoquant une hausse du nombre d’hospitalisations, et qui touche particulièrement les personnes qui n’ont pas été vaccinées.

 

Au cours de la semaine écoulée, par exemple, l’Iran a connu sa journée la plus meurtrière avec 684 morts. Face au variant Delta, ce pays pourrait être particulièrement vulnérable car seulement 5,8 millions d’habitants ont reçu leurs deux doses de vaccin sur une population de 83 millions d’habitants. Plusieurs autres pays font face aux dégâts provoqués par ce variant de la Covid-19. Au Royaume-Uni, à une semaine de la rentrée scolaire, les professionnels craignent une hausse du nombre de cas provoqués par celui-ci. Depuis la fin de juillet, tous les indicateurs sont d’ailleurs à la hausse en ce qui concerne les nouvelles contaminations. Le nombre de personnes hospitalisées et les décès inquiètent aussi les experts. Il y a quelques jours, les nouvelles contaminations ont grimpé de 13 % par rapport à la semaine précédente.

 

Si certaines destinations avaient eu un peu de répit, le variant Delta force aujourd’hui les autorités à revoir leur stratégie. C’est le cas de la Nouvelle-Zélande qui n’a enregistré que 26 morts depuis le début de la pandémie. Les autorités de ce pays, qui avaient placé la barre très haut avec leur objectif «Zéro Covid-19», n’avaient pas vu venir ce variant qui pourrait mettre à mal les dispositifs mis en place. Le confinement en vigueur sera d’ailleurs prolongé avec la hausse du nombre de nouveaux cas qui frappe l’île où seulement 20 % de la population a reçu deux doses de vaccin.

 

L’Australie fait également face au variant Delta et dégaine tous les moyens possibles pour le mettre K.-O., notamment en réinstaurant un lockdown jusqu’à septembre. Sydney a ainsi annoncé, ce mercredi 25 août, un record journalier d’infections au coronavirus. Ces nouveaux chiffres mettent sous pression le système hospitalier. C’est ce qu’ont déclaré les autorités qui appellent à une intensification des vaccinations. Malgré un confinement qui dure depuis deux mois, la situation ne s’arrange pas. «Eh oui ! Sydney et d’autres endroits are back to lockdown again... On a maintenant plus de 800 cas par jour», nous confie la Mauricienne Murielle Bontemps, installée à Sydney, qui vit un confinement un peu spécial, ayant été en contact avec une personne qui a contracté le virus : «Je suis actuellement en self-isolation. J’ai été en close contact avec quelqu’un testé positif là où je bosse. Je vais donc rester deux  semaines à la maison sans bouger. Je ne le vis pas mal, it’s like a big rest for me car je bossais presque tous les jours as an essential worker. C’est très fatigant et risquant en même temps !»

 

Les règles changent tous les jours

 

Avec les mesures mises en place dans son pays d’adoption, il a fallu, raconte-t-elle, s’adapter : «Le plus dur, c’est de ne pas pouvoir sortir, visiter et, surtout, ne pas pouvoir voyager. Les règles changent tous les jours. It’s very confusing... Là, en ce moment, il y a un couvre-feu de 21 heures à 5 heures du matin. Durant le week-end, il y avait des protestations, les gens en ont marre du lockdown prolongé.»

 

Mais pour que les choses se passent bien, il est primordial, souligne notre compatriote, de respecter les consignes : «Pour les exercices, c’est seulement une heure par jour et pas toute la journée. Les amendes ont augmenté et les règles sont devenues plus strictes. Le port du masque est obligatoire dès que vous sortez de chez vous. Someone just got a fine of $ 2000 because he didn’t wear a mask while taking his bin out. Pas de family get together, surtout dans les zones rouges. Plus de life insurance dans certaines insurance companies et pas le droit de manger au resto ; only take-aways. Only one person per family to do groceries.»

 

Le maître-mot, malgré ces moments d’incertitude, c’est de garder le moral, confie Murielle : «On a, certes, peur de ce variant dangereux mais on reste forts, la panique ne servira pas à grand-chose. On évite de sortir et de rencontrer les gens. On a eu 45 morts jusqu’à maintenant. Certains qui sont contre le vaccin le font maintenant de peur d’attraper le variant et il y a beaucoup qui résistent et ne veulent pas le faire en acceptant de perdre leur emploi, etc. Les hélicoptères de la police pe vey tou seki nou pe fer, si ena pe fer gathering, zot met la sirenn pou fer bann-la bouze. C’est un moment très inquiétant car on ne sait pas ce que l’avenir nous réserve...»

 

Si le variant Delta joue en ce moment les trouble-fêtes, un autre invité indésirable s’est aussi pointé. La ministre égyptienne de la Santé, Hala Zayed, a annoncé, lors d’une conférence de presse au Caire le lundi 23 août, la détection du variant Delta Plus dans le pays. «Le variant Delta Plus s’est propagé dans tous les pays du monde et des cas de contamination par la souche Delta Plus ont été détectés en Égypte au cours des dernières semaines», a-t-elle déclaré.

 

Encore un autre variant qui vient retarder un retour de la vie à la normale...