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Catastrophes naturelles en série : quand Dame Nature dicte sa loi

 Les catastrophes naturelles sont de plus en plus fréquentes et se multiplient. Pour Dubaï, qui a récemment connu des pluies diluviennes, les experts estiment que ces averses du mois d’avril sont liées au changement climatique.

De l’eau partout. Des rivières en crue, des montées des eaux, des inondations qui détruisent tout sur leur passage... Ces images font de plus en plus la Une des médias. Les pluies extrêmes et les inondations qui ont frappé l’État du Rio Grande do Sul, au sud du Brésil, par exemple, ont isolé des villes entières et forcé leur évacuation. L’Inde aussi, entre autres, a connu des moments difficiles ces derniers temps avec une Dame Nature qui dicte ses lois alors que plane le spectre du dérèglement climatique…

Des constats accablants... Au Brésil : plus de 100 morts, de nombreuses personnes portées manquantes et environ 615 000 personnes évacuées de leur domicile après des grosses pluies et inondations sans oublier les paysages et autres infrastructures complètement ravagés. En Afghanistan : de nouvelles inondations font au moins 29 morts. En Russie et au Kazakhstan : la montée des eaux provoque des évacuations. Aux États-Unis : une violente tempête fait au moins trois morts en Californie. Et en Australie : une tempête fait neuf morts sur la côte Est à Noël... Ces derniers temps, plusieurs pays ont dû faire face à des catastrophes naturelles qui ont laissé, sur leur passage, des scènes de désolation et des populations affaiblies par les destructions et les pertes.

 

La situation au Brésil, qui a été la proie de pluies diluviennes à partir du 29 avril, en témoigne. Les montées des eaux causées par ces grosses averses, provoquant le débordement des fleuves, sont considérées comme étant le pire désastre environnemental de l’histoire de l’État, qui, aujourd’hui, malgré ses nombreuses plaies, ses pertes et ses traumatismes tente de se reconstruire. Des fonds ont été débloqués par la banque de développement des BRICS (acronyme des puissances émergentes autour du Brésil, de la Russie, de l’Inde, de la Chine et de l’Afrique du Sud) pour aider ce pays gravement touché à  «reconstruire les infrastructures urbaines et rurales» et à soutenir les sinistrés.

 

Cette terrible tragédie climatique, comme le soulignent plusieurs experts météorologiques, place désormais le Brésil comme le pays qui fait de plus en plus face à des catastrophes naturelles liées au réchauffement climatique. Les inondations dans l’État du Rio Grande do Sul provoquent l’émoi après des vagues de chaleur record à Rio de Janeiro et Sao Paulo et une sécheresse historique en Amazonie. Et ces phénomènes sont, hélas, appelés à devenir de plus en plus fréquents et à toucher de plus en plus de pays à travers la planète. «Les précipitations extrêmes récentes sont conformes à ce que l’on attend dans un climat de plus en plus chaud», a précisé Sonia Seneviratne, membre du Giec, le groupe d’experts du climat mandatés par l’ONU, à l’AFP. Selon elle, malgré les variations naturelles comme le phénomène El Niño, «la hausse observée, sur le long terme, des fortes précipitations est due au changement climatique induit par les humains».

 

Alors que les habitants du Brésil ont des images chaotiques en tête avec ces pluies incessantes qui ont causé beaucoup de mal et de peine, ClimaMeter, un outil d’attribution rapide des événements météo extrêmes développé au sein du laboratoire des sciences du climat et de l’environnement (LSCE), souligne aussi que les inondations comme celles-ci seraient «principalement attribuées au changement climatique provoqué par l’homme» avec une augmentation des précipitations de 15% dans l’État du Rio Grande do Sul. Par contre, pour la Chine, qui a, aussi, été récemment touchée par des phénomènes météorologiques, les scientifiques ont estimé que «les inondations ont probablement été influencées à la fois par le changement climatique d’origine humaine et par la variabilité naturelle».

 

Indonésie, Chine, Afghanistan, Émirats arabes unis, Kenya, Brésil… Des centaines de milliers de personnes ont été touchées dans ces pays et bien d’autres encore, avec des récoltes ravagées et des infrastructures emportées. Si ces événements extrêmes ne sont pas toujours directement liés au réchauffement climatique, ils interviennent dans un contexte de changement climatique qui accentue la fréquence et l’intensité des phénomènes météorologiques extrêmes.

 

Hausses des températures

 

La même émotion, le même choc, la même détresse... L’Afrique n’a pas non plus été épargnée par Dame Nature depuis le début de l’année. Ainsi, depuis l’arrivée de la saison des pluies, de fortes précipitations, amplifiées par le phénomène climatique El Niño, ont provoqué des inondations dévastatrices. Alors que les professionnels parlent du Kenya comme le pays qui a été frappé par l’«un des plus violents épisodes du phénomène El Niño depuis 1950», les autorités chiffraient le bilan des inondations à plus de 200 morts depuis mars. Des données qui interpellent et glacent le sang. Avec les pluies torrentielles qui se succèdent et provoquent des montées et accumulations d’eaux, l’Europe aussi a vu se multiplier, ces derniers temps, des images chocs de paysages ensevelis sous les eaux. Ainsi, plusieurs régions du Nord de l’Europe – Allemagne, Belgique, France et Pays-Bas notamment – se sont retrouvées les pieds dans l’eau ces derniers temps à cause des intempéries. Et les dégâts sont qualifiés de «considérables», sans compter le sort de ceux qui ont tout perdu.

 

D’une partie du monde à une autre, les réalités se ressemblent. L’Inde fait également face à des phénomènes météorologiques qui affectent grandement sa population. Des températures extrêmes, avec le mercure qui a atteint 47 degrés Celsius, plaçant la ville en alerte météo, frappent le Nord-Ouest. Face à la situation, les autorités ont notamment recommandé aux habitants de rester à l’intérieur et de boire beaucoup d’eau. Touchant plusieurs parties du pays, les hausses de températures sont devenues la réalité des Indiens. Ainsi, ces derniers mois, une vague de chaleur exceptionnelle avait affecté l’Asie du Sud et du Sud-Est, en particulier les Philippines et le Bangladesh où des milliers d’écoles avaient dû suspendre leurs cours. Pour les experts météorologique, se basant sur des recherches scientifiques, «les vagues de chaleur sont plus longues, plus fréquentes mais également plus intenses en raison du réchauffement climatique».

 

Sur place, entre la canicule et les phénomènes météorologiques extrêmes, la situation interpelle et inquiète. D’un État à un autre, Dame Nature souffle le chaud et... fait tomber des fortes pluies. Notre compatriote Smitee Luximon, installée dans la Grande péninsule, peut en témoigner. «En effet, New Delhi est en proie à des fortes températures et Mumbai et Maharastra, de leur côté, ont du faire face à des pluies torrentielles après le passage d’un cyclone. Monsoon is starting early as well»,  nous confie notre compatriote. En effet, de violentes tempêtes ont frappé certaines parties du pays, notamment la capitale financière, Bombay, où la puissance du vent a entraîné la chute d’un panneau d’affichage sur une station-service. Seize personnes ont été tuées et plusieurs dizaines d’autres blessées. «C’était horrible», lance la jeune femme en revenant sur les épisodes de pluies. «C’est un peu comme c’est arrivée à Dubaï. À Mumbai, il y avait de gros nuages noirs avec le tonnerre qui grondait et les fortes averses. Sur une période, il a plu tous les jours avec une chute dans la température. Et bien évidemment, avec ce genre de conditions qui prévaut dans le pays, le rythme de vie et le monde des affaires tournent au ralenti. Et certaines parties du pays se sont retrouvées inondées à la minute où les fortes pluies ont commencé à s’abattre sur la région», confie Smitee Luximon qui, de son pays d’adoption, assiste à ces catastrophes naturelles qui laissent bien des séquelles après leur passage...