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Bulletins retrouvés et contestations : La confusion s’intensifie

Il est question de flou et d’interrogations… De gros nuages semblent planer sur les dernières élections générales qu’a connues le pays. Avec le débat suscité par le nombre de personnes qui n’ont pas pu voter aux dernières législatives parce qu’elles ne figuraient pas sur la liste électorale, à «leur grand étonnement», et d’autres aspects «au moment du counting» que certaines personnes trouvent «suspects», la découverte de bulletins de vote qui, selon la loi, ne peuvent être circulés hors des centres de vote, est venu semer davantage le doute dans les têtes.

 

L’affaire a éclaté quand le député rouge Shakeel Mohamed a déclaré, jeudi, que quelqu’un lui avait remis un bulletin de vote validé, démontrant un vote bloc en faveur de l’Alliance Nationale, qui aurait été retrouvé près de l’école Idrice Goumany dans sa circonscription, le no 3. Il a remis le bulletin original à la Commission électorale vendredi. Le même jour, un autre cas similaire était rapporté. La Commission électorale s’est vue remettre par le leader du Parti Kreol Morisien, Ninchley Matombé, aussi connu comme le chanteur Ras Nininn, un autre bulletin de vote validé émanant du n° 4. «Je ne peux pas faire de déclaration pour le moment car je suis toujours avec les enquêteurs», nous a déclaré Ras Nininn dans l’après-midi du samedi 16 novembre.

 

Tout cela rajoute de l’eau au moulin des voix discordantes qui se font de plus en plus entendre pour contester le dernier scrutin. Le PTr et le MMM ont ainsi signifié leur intention de s’allier pour contester les résultats des élections dans certaines circonscriptions. La Commission électorale s’est saisie de l’affaire et la police a ouvert une enquête aux nos 3 et 4. «L’enquête suit son cours. Laissons l’enquête se faire. Nous n’abandonnons aucune thèse», a déclaré le commissaire électoral Irfan Rahman lors d’une conférence de presse, le samedi 16 novembre. Concernant les personnes qui ne figuraient pas sur la liste électorale, il a expliqué que «2 533 personnes ont fait le canvassing et elles ont visité plus de maisons que d’habitude». Lors d’une autre conférence de presse le jeudi 14 novembre, il a également déclaré que l’histoire de bulletin retrouvé – seul un cas était connu à ce moment-là – «est prise très au sérieux» et qu’une enquête a aussi été initiée pour connaître les raisons pour lesquelles plusieurs milliers de personnes n’ont pu voter le 7 novembre.

 

À ce sujet, Nu Lavwa Nu Dignite, une plateforme se composant de plusieurs partis politiques et de personnes de la société civile, organise une réunion avec «les citoyens mauriciens qui estiment que les récentes élections n’étaient pas free and fair», le dimanche 17 novembre, à 15h30, à Zone d’Art, Plaine-Lauzun. «De nombreux responsables et représentants de la société civile s’adresseront aux personnes présentes concernant nos actions futures qui comprennent une protestation massive pacifique», souligne Anishta Babooram, coordinatrice de Nu Lavwa Nu Dignite.

 

Toujours concernant les personnes qui n’ont pas pu voter le 7 novembre, et après un recensement effectué le samedi 9 novembre, une plateforme (www.panecapavvoter.org) a été lancée. «On doit s’assurer que les citoyens puissent voter. On a été très étonnés le jour du recensement que plus d’un millier de personnes aient fait le déplacement. On a maintenant lancé notre plateforme et même s’il y a eu des tentatives d’attaques répétées contre elle, nous tenons à rassurer les Mauriciens que www.panecapavvoter.org fonctionne et est sécurisée. On ne peut pas banaliser ce qui est arrivé et on ne voulait pas que ça reste une affaire de chiffres qui finit dans un tiroir. On a maintenant un outil pour que les personnes lésées lors des dernières élections puissent se signaler», nous a déclaré Géraldine Hennequin-Joulia.