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Bien dan ou lapo

Venez, venez. Approchez. Vous êtes là, dans votre espace de bien-être, de questionnement et de reconnexion à soi. Alors, prenez une grande inspiration et plongez dans nos textes psycho et sexo pour trouver des réponses aux questions qui vous titillent les émotions… 

Psycho - Niveau moral : bof

 

Le déconfinement dans la tronche. Le new normal vous donne le vague à l’âme, des uppercuts de blues vous mettent K.O. Le spleen s’installe avec autant de ténacité que ces anticyclones qui ne quittent pas l’île. Bref, vous avez une petite forme mentale. Pourtant, tout le monde est content : les plages sont ouvertes ! Il est possible d’aller bouger son body sur le dancefloor et de dépenser ses sous (qui se font rares !) au casino. Pas de couvre-feu = la liberté ! Pourtant, un mal étrange semble grignoter vos miettes de bonheur. Rassurez-vous, c’est normal, il faut du temps pour se réadapter, explique la psychologue Veedhi Bekaroo (voir ci-contre). Mais si ce mal-être prend des proportions incontrôlables, il peut s’agir d’un phénomène de décompensation post-confinement, observé en France, par exemple.

 

De nouvelles habitudes. Et il faut s’y adapter, c’est ce chamboulement qui provoque cette décompensation. Ce besoin de trouver un équilibre à nouveau, face à une nouvelle rupture (la première, c’était pour le confinement). «Je n’en peux plus. C’est too much, tous ces changements. Et la peur de la maladie est là. Le monde s’ouvre et puis se reconfine, toute cette incertitude est épuisante», confie Lutchmee, 38 ans, qui a du mal à réinventer sa vie depuis la fin du lockdown. Entre la perte du job de son époux, en chômage technique, le calendrier scolaire changeant et la peur environnante, elle étouffe.

 

Trois phases de stress. Elles existent dans toutes les situations qui sortent de l’ordinaire. La sidération : impossible de penser, de bouger, d’avancer. La conscientisation : on pense à comment s’adapter ; certains y arrivent, d’autres ont plus de mal (stress, angoisse…). L’action : ceux qui éprouvent plus de difficultés à s’adapter, décompensent, ce qui équivaut à perdre ses repères, ne plus pouvoir gérer ses émotions et ressentir une immense fatigue, entre autres. Ceux qui sont concernés par cette décompensation ; les anxieux/euses, les déprimés/es mais aussi les mamans qui doivent tout gérer.

 

Qu’est-ce que ça donne ? La grande fatigue, bien sûr. Mais aussi des problèmes respiratoires, des douleurs physiques, des soucis au niveau du rythme cardiaque et parfois, des insomnies, des crises d’angoisse et l’impression de ne plus être dans le réel. De plus, le stress paralyse et détruit les hormones du plaisir et rend les défenses immunitaires moins efficaces.

 

Comment faire face ? Établir des rituels, penser à l’avenir, parler de ses angoisses, s’entourer. Mais aussi méditer, faire de la sophrologie, s’occuper (jardinage, puzzle, sport…). Il est également important d’accepter ce que l’on ressent en ne minimisant pas ses émotions.

 

Si vous vous sentez incapable de gérer ce déconfinement, n’hésitez pas, cherchez de l’aide auprès d’un thérapeute ; ce ne sont pas des émotions à prendre à la légère.

 


 

L’avis de la psy

 

Si la décompensation peut sembler extrême, reste qu’il n’est pas facile pour beaucoup d’entre vous de reprendre une routine active. La psychologue Veedhi Bekaroo fait le point : «Les gens trouvent difficile de reprendre leur ancienne routine (retourner au travail, à l’école) parce qu’ils se sont habitués au fait de rester à la maison pendant trois mois. Ça a pris du temps de s’adapter au confinement, ça prendra du temps de s’adapter au déconfinement», explique-t-elle. Alors, soyez cool avec vous-même si vous n’êtes pas super heureux de ce déconfinement, pour les raisons suivantes explicitées par la professionnelle :

 

  • Il faut sortir de sa zone de confort ; ce n’est pas facile, surtout quand on est mieux à la maison.
  • Quand la santé mentale n’est pas au top – certaines personnes souffrent de dépression, d’anxiété, de panic attacks –, on se sent mieux à la maison, plus en sécurité.
  • On a le droit de se sentir un peu paresseux/se, peu motivé/e pour se réveiller tôt et aller travailler.
  • Et si on craint que les mesures pour protéger les Mauriciens de la Covid-19 ne sont pas efficaces, ça peut ne pas donner envie de reprendre.
  • Avec tout ça, il faut gérer cette contrainte sanitaire : le port du masque ! Pas évident, surtout pour ceux qui ont des problèmes respiratoires.
  • Être anxieux/euse face aux nouveaux protocoles au travail, au supermarché, entre autres, c’est normal.
  • Trouver des sous, dans un contexte économique difficile sur le plan personnel, pour acheter masque et sanitizer, ce n’est pas évident.

 

Quoi faire face aux impératifs ?

 

Il faut bien sortir, bosser, aller à l’école, évoluer, dans un monde qui fait un peu peur ! Pour ça, travaillez sur votre mental ; recentrez-vous, méditez, évoluez en pleine conscience. Faites une introspection, mettez les mots sur votre ressenti. Discutez, partagez et acceptez que la situation n’a pas besoin d’être facile !

 


 

Sexo - Et la libido ?

 

 

 

 

Ki pozision ? Ah non, pas ces positions-là ! Mais plutôt : comment allez-vous du côté de la petite chose qui chatouille les envies ? Climat anxiogène oblige, la Covid-19 s’est peut-être invitée dans vos lits, rendant la routine grrr un peu plus difficile. Ou alors provoquant enn laflam pour défier les températures glaciales, la peur ambiante et le blues de ces derniers temps : quoique selon le New York Times, citant plusieurs études, il s’agit là d’un mythe, l’angoisse prenant le pas sur la recherche du plaisir. La sexualité en pandémie, c’est quelque chose de nouveau (pour cette génération). Déshabillons le sujet…

 

Un peu, beaucoup, passionnément… Pour Nadège, mariée depuis 15 ans et maman de deux enfants, il n’y a pas eu de boom X : «Avec les enfants à la maison tout le temps, ce n’était pas hyper facile de trouver le moment ou le lieu pour faire ce qu’il fallait faire. Et puis, les soucis d’argent, la menace de perte d’emploi, la peur pour la santé de notre famille et de nos proches : franchement, la tête était pleine de choses négatives.» Ouf, pas sexy, quoi ! Si la situation de cette mère de famille peut trouver écho chez beaucoup d’entre vous, ce n’est pas le cas pour Riad, 26 ans, jeune marié : «C’était comme une seconde lune de miel. Ça nous a permis de nous rapprocher et de mieux se découvrir.» Pour Romain, 19 ans, la séparation d’avec sa 35 en confinement a permis manque, désir, envie, jeux et découverte de l’amour virtuel qui, depuis, a son expression dans le réel : «C’était difficile d’attendre. Mais les retrouvailles, hein, c’était chaud.» Merci de ne pas rentrer dans les détails, jeune homme !

 

Tout s’explique. Le manque et la nouveauté sont des stimulateurs au top ! Mais quand le couple est plus installé, que les angoisses prennent le pas, que les enfants (leur scolarité, leur repas, leur temps de jeu) ne laissent pas de place pour respirer, que le travail en surplus enchaîne l’envie, que l’avenir incertain brise la libido, les choses sont bien plus compliquées (et nous ne parlons pas ici de problèmes physiques et de maladies). Alors, respirez, vous n’êtes pas le/la seul/e à avoir des difficultés : «Même si de nombreuses personnes ont gagné en temps de déplacement, n’oublions pas que le télétravail est psychiquement plus fatigant que le travail classique. Le cerveau doit imaginer l’interlocuteur, puis procéder aux tâches habituelles. Le fait d’être continuellement dérangé par ses enfants ou ses proches crée également une tension interne qui diminue la disponibilité à l’autre. Au moment de se coucher, on peut alors ressentir un fort besoin de solitude, malgré l’envie de rapprochement à son partenaire. Mais chaque cas est individuel», a expliqué, dans Santé Magazine, Isabelle Braun-Lestrat, psychologue-sexologue et vice-présidente du Syndicat national des sexologues cliniciens en France.

 

Ça s’arrange. Les sexologues le disent ; la sexualité est une question de communication. Alors, pour ne pas laisser la frustration et la distance étouffer tout désir (pour vous et pour votre partenaire, qui n’est pas forcément sur la même longueur d’onde que vous), parlez ! Et puis, pour que ça reprenne, allez-y mollo (façon de parler) ; un câlin, un petit massage, une mise en contexte (dîner romantique, moment sans les enfants…) et beaucoup de tendresse. Le reste viendra certainement (si ce n’est pas le cas, consultez un thérapeute). Il faut se reconnecter à soi (instant de calme, pensées positives, méditation), puis à l’autre.