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Autour d’un monde... malade

Anushka Dunessur, étudiante mauricienne actuellement aux États-Unis, raconte sa réalité.

Le Covid-19 continue à paralyser le monde et à faire des victimes. À ce jour (au mardi 31 mars), les États-Unis étaient les plus touchés et environ 179 pays avaient déjà rapporté des cas de contamination au nouveau coronavirus. Triste tour d’horizon de la planète.

On parle de lui partout. Et l’évocation de son nom donne des sueurs froides. En ce moment, s’il y a bien un mot qui est sur toutes les lèvres, ici comme ailleurs, c’est bien «coronavirus». Partout où il passe, il sème la détresse, des interrogations, de la peur et... des morts. Au mardi 31 mars, quelque 179 pays avaient déjà rapportés des cas de contamination au Covid-19. Et au mardi 31 mars, les États-Unis étaient les plus touchés avec plus de 170 000 personnes contaminées.

 

Partout, les mêmes craintes, les mêmes questionnements, les mêmes réflexes. Les mêmes images défilent : avec des personnes – du moins celles qui sont conscientes du danger – qui ne jurent que par le port des masques et des gants pour se protéger. Le confinement est aussi devenu l’arme utilisée pour faire reculer ce virus qui ne cesse de faire des ravages. Dans un message ce mardi, Donald Trump, le président des États-Unis, a demandé aux Américains de se préparer au pire. «Nous allons traverser deux semaines très difficiles», a-t-il annoncé au cours d’une conférence de presse. «Ce seront deux semaines très, très douloureuses. Je veux que chaque Américain soit prêt pour les jours difficiles qui nous attendent (…) Notre pays se trouve au milieu d’une grande épreuve nationale sans précédent», a-t-il insisté.

 

Chacun vit ainsi scotché aux nouvelles. «Je vis dans une zone de la ville appelée ville universitaire (comprenant certains campus universitaires). La ville universitaire est très déserte en ce moment car il n’y a pas beaucoup d’étudiants sur le campus. C’est tellement différent d’avant. Il n’y a pas de foule ou de food trucks et pas beaucoup de véhicules sur les routes. Tous les bâtiments universitaires sont fermés à l’exception de nos dortoirs. Nous ne sortons pas du tout, sauf si c’est urgent, surtout pour s’approvisionner. C’est vraiment calme et vous pouvez clairement voir les gens pratiquer la distanciation sociale dans les supermarchés et dans les rues de la ville universitaire. Même mes amis et moi, nous prenons nos précautions lorsque nous sommes à l’extérieur. Une de mes amies est allée au centre-ville (centre de Philadelphie) et elle a dit qu’il y avait encore beaucoup de gens qui se promènent comme si rien n’était grave. Certaines personnes ne prenaient pas cela au sérieux malgré le fait que la ville ait atteint plus de 1 000 cas. Et c’est effrayant parce que nous ne savons tout simplement pas à quel point il se propage avec tant de gens à l’extérieur», confie Anushka Dunessur, jeune étudiante mauricienne actuellement aux États-Unis.

 

L’Amérique fait ainsi face à un pic épidémique et à mardi, plus de 3 000 décès avaient été recensés. En Europe, l’Italie et l’Espagne dénombrent toujours le plus grand nombre de cas de Covid-19 et de décès. Parmi d’autres tristes nouvelles durant la semaine écoulée, l’annonce, en Belgique, du décès d’une jeune fille de 12 ans. À l’heure où nous procédions au bouclage de notre publication, il s’agissait de la personne la plus jeune à être décédée du Covid-19 sur le sol européen depuis le début de l’épidémie. À savoir aussi qu’une adolescente de 16 ans est décédée en France la semaine dernière, quelques jours avant la mort de Vitor, 14 ans, au Portugal.

 

En Angleterre, les chiffres continuent également à faire peur. Selon le décompte de l’Agence France Presse, ce sont près de 3,4 milliards de personnes (soit 43 % de la population mondiale) qui sont actuellement confinées ou appelées à rester chez elles afin de tenter d’endiguer l’épidémie de coronavirus qui sévit et rend le monde... malade.

 


 

Dans la région

 

Comme notre île, La Réunion, Madagascar, Mayotte et les Seychelles sont aussi affectés par le nouveau coronavirus. Au mardi 31 mars, l’île sœur comptait plus de 200 cas depuis l’apparition du premier cas le 11 mars 2020, alors que les Seychelles comptaient une dizaine de cas et Madagascar – selon des chiffres du lundi 30 mars – comptait plus de 40 personnes contaminées.