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Assassinat de Désiré Teeluck à Surinam : une bagarre familiale, une victime, quatre suspects

La police a recueilli un gourdin en bois après l’agression mortelle de cet homme de 63 ans.

Il n’était un secret pour personne que les Teeluck de Montocchio Lane, Surinam, avaient des relations tendues entre eux. Les membres de cette famille se bagarraient souvent, selon le voisinage. Mais en fin d’année, une énième dispute familiale a été fatale à Désiré, 63 ans. Il a été retrouvé mort dans son lit en fin d’après-midi du 31 décembre. La police a arrêté son épouse et son petit-fils pour assassinat, ainsi que sa fille et l’amant de celle-ci pour avoir voulu pervertir le cours de la justice.

17h20, 31 décembre 2021. Alors que tout le monde s’active aux préparatifs du réveillon du Nouvel An, un terrible coup de tonnerre résonne à Montocchio Lane, Surinam. L’un de ses habitants, Désiré Teeluck, 63 ans, vient d’être retrouvé mort dans son lit. Ce que craignait le voisinage depuis longtemps a fini par se produire. Car ce décès, dû à une fracture du crâne, fait suite à une énième dispute familiale.

 

D’ailleurs, la CID de Souillac n’a pas tardé à arrêter quatre personnes, dont trois sont de la famille de Désiré Teeluck. Il s’agit de son épouse Maryline Teeluck, 59 ans, de son petit-fils Jess Jugmohunsing, un charpentier de 19 ans, tous deux provisoirement accusés de «murder», de sa fille Jonatha Teeluck, une Restaurant Manager de 37 ans, et de Karl Louis, un policier de 53 ans qui serait l’amant de celle-ci. Ces derniers sont, eux, provisoirement accusés de «conspiracy to pervert the course of justice» pour avoir gardé le silence après l’agression mortelle du sexagénaire.

 

La grand-mère et le petit-fils sont passés aux aveux, alors que la fille et le policier nient les accusations portées contre eux. Les enquêteurs ont aussi récupéré un gourdin en bois qui aurait été utilisé pour asséner les coups mortels au sexagénaire. Quand les policiers sont arrivés chez la famille après la découverte du corps, Désiré était allongé sur son lit, vêtu d’un short beige maculé de sang et recouvert d’une couverture. Il avait des blessures à la tête dont certaines étaient recouvertes de «medsinn ble».

 

«Talk of the town»

 

Cette affaire est le «talk of the town» à Montocchio Lane. Si les Teeluck ont été tous avares de commentaires, les habitants de cette ruelle n’hésitent pas à dire que «sa fami-la ti pe lager souvan». Selon eux, «Désiré ti enn dimounn drwat», même s’il avait «inpe fane dan so zenes». Le sexagénaire était d’ailleurs «bien aktif dan so parwas» ; il faisait notamment partie du groupe Zezi Vre Zom à St-Joseph. Il avait deux filles et un fils. Jonatha vivait au premier étage de la maison familiale avec son fils et sa soeur vit avec leurs parents depuis sa séparation d’avec son époux. Le fils de Désiré habite, lui, à Rivière-Noire.

 

Selon le voisinage toujours, Désiré Teeluck n’était pas en bon terme avec sa fille car il désapprouvait sa relation de plus de 10 ans avec le policier. Ce dernier serait très jaloux et compulsif. «Zot ti pe lager souvan kan boug-la vinn dan lakour», avance un voisin qui semble très surpris, comme tous les habitants de la rue, de l’arrestation de l’épouse de Désiré : «Maryline tro frazil pou bat dimounn», lâche-t-il. Un autre voisin souligne, pour sa part, que l’épouse de la victime était «maladive».

 

Selon le voisinage toujours, Maryline aimait son époux, «mem si zot ti pe lager souvan». «Madam la mem ti pe kwi manze so mari, mem si zot pa ti pe dormi ansam», souligne notre interlocuteur. Un autre habitant de la rue précise : «Tou dimounn dan landrwa panse ki zis Jess kinn bat so granper. So gramer ek so mama pe kouver li. Jonatha abitie kouver so garson. Li deza ena enn ta case lapolis kont li. Ti zanfan-la korek me so disan so.» Maryline et Jess ont déjà participé à une reconstitution des faits. L’enquête policière se poursuit.