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Alvaro Sobrinho, un petit tour et puis s’en va

Il a quitté le pays. Et ne fait l’objet d’aucune charge. Le businessman angolais Alvaro Sobrinho en a fini de répondre aux questions de l’ICAC… pour l’instant. Et c’est une décision de la brigade anti-corruption, qui semble être satisfaite des réponses fournies par l’homme. Navin Beekharry, directeur de l’ICAC, a dit alors qu’il était interrogé par les journalistes lors d’une sortie officielle, cette semaine : «L’enquête pourrait prendre des mois, voire des années.» Néanmoins, le dénouement de ces interrogatoires fait tiquer certains politiciens de l’opposition qui se demandent s’il n’y a pas eu quelque chose behind the scenes.

 

De ses six jours d’interrogatoires, il n’y a pas grand-chose qui a transpiré. Mais plusieurs aspects intéressaient les enquêteurs : les investissements, à Maurice, d’Alvaro Sobrinho, ses débuts dans l’île, ses démarches auprès de l’ex-Board of Investment et ses liens avec Ameenah Gurib-Fakim et l’ancien Permanent Secretary Dass Appadu… Certains estiment qu’Alvaro Sobrinho aurait dû se présenter devant la commission d’enquête présidée par le juge Asraf Caunhye instituée sur l’ancienne présidente de la République. Cependant, une convocation ne serait pas d’actualité.

 

Paul Bérenger s’interroge. Lors de son point de presse, le leader du MMM s’est posé des questions : «Il m’est difficile de croire qu’Alvaro Sobrinho a fait le déplacement à Maurice pour ensuite repartir librement sans que le Premier ministre lui ait proposé quelque chose (…) Il y a un mois, la direction de l’ICAC avait déclaré que l’enquête était sur le point d’être bouclée. Après l’arrivée de Sobrinho, Navin Beekarry a changé de langage et avait indiqué que l’enquête s’étalerait sur une longue période.»