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Yovin Roochan, d’amour et de… cuisine

Faire naître des saveurs, c’est la mission «love» du jeune homme.

Dans sa karay, du love. Beaucoup de love. Il fait chantonner les ingrédients sur le tempo d’une chanson d’amour. Oui, parce que sa phrase préférée est la suivante : «Mwena lamour pou sa.» C’est la Saint-Valentin avant l’heure dans le batteur, il fait monter crème et bonheur en un tour de main. Yovin Roochan, 27 ans, est un passionné, et c’est le cas de le dire, de tout ce qui fait frétiller les papilles. Ce boutiquier de La Louise n’a jamais abandonné son rêve de vivre de la pâtisserie et de la cuisine. Néanmoins, les circonstances – le décès de son père – ont fait qu’il a abandonné cuillère en bois et fouet pour reprendre le commerce familial : «J’avais suivi des cours à l’école hôtelière. Mais j’ai encore cette passion en moi. C’est la cuisine qui m’inspire le plus.»

 

Alors, ces derniers temps, il s’est remis dans le bain (d’huile ?), a fait chauffer les casseroles et s’est lancé sur les sentiers du plaisir. Dipin frir, rasgula, poudinn dipin… pour les envies locales. De la cuisine chinoise (bol renversé, chop suey, poulet cashew) à la cuisine italienne (pizza, pasta, tiramisu), il titille même la gastronomie française, dit-il. Mais, celle qu’il décrit comme étant «mo lamour», c’est la génoise. Même s’il n’a aucun souci à faire un feuilleté, par exemple. Il y a quelque temps, il s’est lancé dans la réalisation d’une génoise forêt noire. Excellente en bouche, selon le passionné. Et encore plus belle à regarder : «On mange d’abord avec les yeux. Alors je fais très attention à la décoration. J’ajoute toujours quelque chose de gastronomique.» Parole de Yovin !

 

Si, pour l’instant, il ne s’est pas lancé dans le «commercial», il prend des commandes pour ceux ki anvi gout so lame. Mais ce monde de saveurs, il veut le conquérir : «J’ai envie de montrer aux gens mes talents.» Et ses envies sont, toujours, dictées par la gourmandise. D’ailleurs, avec sa petite boutique, il essaie d’apporter un supplément  de savoureux. Une machine à pop-corn pour commencer. Et là, il attend une machine qui fait de la barbe-à-papa : «Je vais en vendre sous le nom local : du kalamindass.» Des projets et des rêves, il en a des tas. Et dans sa karay, ça n’arrête pas de mijoter…