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Laura Mooneesamy-Coco : Au rythme de la mode

Sa dream team.

Au bureau dans sa compagnie Gold Models, elle est celle qui déborde d’idées. Et à la maison, elle est celle qui déborde d’amour pour son époux Pascal et pour son petit trésor de 17 mois, Rafaël. Alors qu’elle prépare un grand casting, elle nous transporte dans son petit monde…

Petite fille, elle rêvait de devenir hôtesse de l’air. Elle était fascinée par ce monde, par ce train de vie qui se déroule à plusieurs mètres d’altitude, entre deux aéroports et dans plusieurs parties du monde. Dans sa tête, elle était faite pour ce métier. Puis, il y a eu cette fois en avion, ce voyage durant lequel elle est prise de mal de l’air,  qui lui fait réaliser qu’elle doit abandonner son rêve. «C’était un songe d’enfant», confie Laura Mooneesamy-Coco, Managing Director de Gold Models, entre deux éclats de rire.

 

De prime abord, on s’attendait à rencontrer la femme d’affaires, prête à ne parler que de travail et peu enclin aux confidences – comme précisé au moment de la prise du rendez-vous, parce qu’elle est mal à l’aise lorsqu’elle doit parler de sa vie privée. Laura Mooneesamy-Coco choisit toutefois, en ce mercredi après-midi, autour d’un jus de fruits frais et d’un fraisier – de baisser la garde.

 

Son actualité oblige – elle prépare actuellement un grand casting prévu pour le 28 avril –, la Managing Director souhaite véhiculer le message «que tous ceux et celles intéressés, âgés de 7 ans à 77 ans, peuvent se présenter à La Croisette de 11 h à 17 h». Mais entre deux questions relatives au boulot, elle accepte également de se livrer et se raconter parce que «ce sont là tous les aspects de (sa) vie» qui font d’elle la femme qu’elle est aujourd’hui.

 

Se décrivant elle-même comme «une passionnée» de son boulot, elle dit avoir trois mots d’ordre : «sérieux», «optimiste» et «détermination»... Des principes de vie qui l'ont guidée tout au long de sa carrière et qu'elle a hérité de ses parents, ses «role models», qui lui ont vite fait comprendre que pour y arriver dans la vie, il fallait s’en donner les moyens.

 

C’est justement ses parents – Marie-Josée et Hedley – qui l’ont inspirée pour qu’elle crée, quelques années plus tard, sa propre entreprise. «Avec mes sœurs (elle est la benjamine), nous  les avons toujours vus au four et au moulin avec l’entreprise familiale (une compagnie qui faisait dans le transport). Je me suis dit que c’est la voie que je devais emprunter : être mon propre chef.»

 

Si à l’époque, dans sa tête, les idées se bousculent, comme par exemple, devenir prof de gym, entre autres, celle d’ouvrir une boîte qui évolue dans le milieu de la mode surgit très vite : «Je m’intéressais beaucoup à ce domaine et je voulais vraiment offrir une plateforme aux jeunes qui, comme moi, aimaient cet univers.»

 

Une belle aventure

 

La jeune Laura choisit alors de vite donner vie à son projet : «Certes, ça n’a pas été facile. J’ai tout appris par moi-même, j’ai créé un portefeuille de clients et il a fallu beaucoup investir et se donner pour que l’entreprise trouve sa vitesse de croisière.» Huit ans que ça dure, huit années d’une belle aventure, une tranche de vie, qu’elle a su construire pas après pas, en s’entourant des bonnes personnes. Entre défilés pour des événements divers et collaborations avec plusieurs marques locales, Gold Models, qui fait aussi dans la publicité et la prestation d’hôtesses, est surtout un tremplin pour tous les jeunes qui ambitionnent de se faire une place dans cet univers de strass et paillettes : «On les encadre, ils sont formés et on travaille selon les critères internationaux pour que nos mannequins répondent à la demande sur le marché.»

 

Au fil des années, malgré la concurrence, les «coups bas» et autres obstacles, Laura raconte qu’elle a dû s’accrocher : «J’aime transformer tout ce qui est négatif en positif.» Sa satisfaction : «Voir ses petits protégés, garçons et filles, prendre de l’assurance et du galon tout en persévérant. Je suis très fière quand je vois par exemple le parcours de Katia Moochooram ou de Chandré. J’ai aussi beaucoup de satisfaction quand je vois quelqu’un ou quelqu’une qui a commencé avec moi, faire la Une des magazines ou briller lors d’un concours de beauté.»

 

À la source de son équilibre, Laura parle du soutien indéfectible qu’elle reçoit de son époux Pascal qui la comprend et l’épaule dans tout ce qu’elle entreprend : «J’ai des horaires pas possible et au fil du temps, j’ai dû apprendre à ralentir un peu.» Ce changement dans sa vie a été rendu possible grâce à l’arrivée de son petit Rafaël, 17 mois : «Après 10 ans, j’ai voulu donner une nouvelle dimension à ma vie.» Et depuis la naissance de son petit trésor, c’est dans son rôle de maman qu’elle se donne à fond : «Il me comble d’amour, de bonheur et me complète.» Mais malgré cette nouvelle responsabilité, Laura ne peut résister à l’appel du bureau : «Si toutes les femmes ont trois mois de maternité, moi, je n'en ai eu que trois semaines.» Toutefois, pour elle, il ne s’agit pas d'une contrainte : «J’ai la chance de pouvoir compter sur une équipe motivée. Nous sommes à quatre, je suis une chef qui est à l’écoute mais quand il s’agit de travail, je suis intransigeante. Nous sommes comme une famille. Le secret, c’est une bonne entente.» 

 

On lui reproche souvent «de ne jamais lâcher prise», mais pour elle, il s’agit aussi d’une qualité : «Je ne baisse pas les bras facilement. J’aime les challenges.» C’est sans doute grâce à sa persévérance que son entreprise jouit aujourd’hui d’une bonne réputation… Ce qui la pousse à regarder sereinement vers l’avenir : «Des projets, j’en ai beaucoup, notamment celui de  venir en aide aux mannequins en herbe qui veulent devenir des professionnels…» C’est pour quand ? «Pour bientôt !» précise-t-elle. On n’en saura pas plus… En attendant, elle ne compte pas lâcher la cadence…