• Pourquoi je pars aux master class de la «Mauritius Cinema Week»
  • Joe Lesjongard, un «Deputy Speaker» surprise
  • Jeux Olympiques de la Jeunesse : Terence Saramandif entre dans l’histoire
  • Accusation d’abus sexuel sur un adolescent : Le Vatican interdit au père Moctee «tout contact avec des mineurs»
  • Poignardée par son époux : Viviane Louise, 53 ans, raconte l’enfer de la violence conjugale
  • Bousculons nos consciences…
  • Urvashi Gooriah : moi, Miss Mauritius…
  • Kaviraj Pather : «Les jeunes ont un rôle-clé à jouer dans le nouveau souffle que requiert notre pays»
  • Entraîneur d’athlétisme au Canada : La «sucess story» de Thiadeeren Ponambalum
  • Elle restitue 79 boulettes d’héroïne : les complices de la passeuse Sud-Africaine recherchés

Kevin Jean Louis : « L’abolition de la professionnalisation est une mauvaise idée »

Kevin Jean Louis : « L’abolition de la professionnalisation est une mauvaise idée »

L’incertitude plane sur cette discipline pour des raisons politiques alors que sur le terrain les résultats du Club M ne rassurent guère. Le gardien de but de la sélection nationale et du Pamplemousses SC, champion de Maurice en titre, nous livre ses impressions.

Cela fait plus de quatre mois que le football mauricien est à l’arrêt avec l’intersaison. Ce sont certainement des vacances pour vous où vous avez de quoi meubler votre temps libre ?

 

Je profite pour passer du temps avec ma famille et me ressourcer après une saison 2017/18 éreintante. Puis, j’ai recommencé mes entraînements pour m’améliorer afin de corriger mes lacunes de la saison dernière. Je m’entraîne chaque après-midi en faisant de la gym et des renforcements musculaires.

 

La nouvelle saison tarde à venir, n'est-ce pas frustrant pour un footballeur de ne pas savoir la date du coup d'envoi ?

 

Oui c’est sûr ! On est des compétiteurs et des amoureux du football. C’est essentiel pour nous de disputer des matchs de compétitions.

 

Ça vous fait quoi de voir la fin de la professionnalisation du football mauricien ?

 

C’est une mauvaise idée car le niveau du football est monté de plusieurs crans. Outre la progression, cela représentait une opportunité de carrière pour les jeunes, et ils étaient nombreux à vouloir jouer au foot.

 

Pensez-vous que ce retrait aura un impact sur le Club M ?

 

Certainement oui, car, auparavant on s’entraînait les matins aussi. Avec la mort de la professionnalisation, beaucoup de footballeurs doivent travailler et éprouvent des difficultés pour avoir des releases pour venir s’entraîner.

 

Parlant du Club M, comment  voyez-vous le plan de travail de Francisco Filho comme sélectionneur ?

 

Chaque entraîneur a ses méthodes de travail et sa façon de sélectionneur les joueurs.

 

Qu’avez-vous à dire à ceux qui critiquent le manque de victoire du Club M ?

 

C’est facile d’émettre des critiques, mais ils ne proviennent pas de ceux qui chaussent les crampons pour venir sur un terrain de football. Ils ne savent pas ce qui se passe et ce qu’endurent les footballeurs. C’est toujours difficile quand on joue à l’extérieur car le climat n’est pas en notre faveur, mais sachez que chaque joueur fait de son mieux pour s’adapter aux conditions afin de ramener de bons résultats.

 

Parlons du grand rendez-vous très attendu de l’année prochaine, les Jeux des îles de l’océan Indien (JIOI). La médaille d’or, dont rêve la plupart des Mauriciens, est-ce vraiment possible pour le Club M ?

 

Je pense qu’avec un encadrement nécessaire et le soutien de tout un chacun c’est possible. Il faut fédérer tout ça.

 

Votre club, le Pamplemousses SC est sur le point de déclarer forfait pour la CAF Champions League à cause de l’indisponibilité des terrains homologués par la CAF. Ça vous fait quoi ?

 

Je suis déçu ! Nous avons fait beaucoup d’efforts et de sacrifices pour remporter le championnat la saison dernière, et une participation en Afrique représente une récompense pour nous.

 

Serez-vous toujours avec le Pamplemousses SC pour la nouvelle saison ?

 

Bien sûr que oui. Je rassure les fans de l’équipe que je serais toujours fidèle au poste.