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Championnat du monde junior de Kick-Boxing : Warren Robertson, la fierté de ses proches

C’est entourés des Fabrice Bauluck, Boris Brissonette, Akeshee Seechurn, Beatrice Figon, Nacish Jankee, Dimitri Lenette que les Robertson ont assisté à la finale.

A 18 ans, Warren Robertson est devenu champion du monde junior hier après-midi lors de la compétition qui s’est déroulée en Italie. Une prestation qui fait la fierté de sa famille ainsi que de ses proches.

«Wa est champion du monde.» Ils y croyaient tous en son succès et Warren Robertson a confirmé qu’il avait l’étoffe d’un grand champion. Le jeune Rosehillien a décroché hier après-midi une couronne mondiale lors des championnats du monde juniors en Italie.

 

Le Mauricien s’est imposé dans la catégorie des -54kg au Palazzo Del Turismo à Jesolo. Sur le ring numéro 1, le sportif de 18 ans a pris le dessus sur le Turc Fevzi Kurt, aux points, 3-0, à l’unanimité des juges. Auparavant, il a sorti, jeudi dernier, en demi-finale, le Russe Rovshan Zakirov aux points, 2-1. Auteur d’un combat très technique et bien maîtrisé, le Mauricien a fait vibrer ses proches lors de cette finale.

 

En l’absence de son père, Eddy Robertson, qui n’a pu se libérer pour l’occasion, Devi, la mère de famille ne voulait pas suivre ce combat seule à son domicile. Ainsi, elle a rejoint les amis de Warren, dit «Wa», au JJJ Kick-boxing Fitness Centre de Roches-Brunes.

 

C’est entourés des Fabrice Bauluck, Boris Brissonette, Akeshee Seechurn, Béatrice Figon, Nacish Jankee, Dimitri Lenette que les Robertson ont assisté à la finale. Tantôt assise, tantôt debout, cette mère de famille ne pouvait rester en place. Les encouragements se faisaient entendre jusqu’à la délivrance, tout comme les «aller Wa» de ses amis. Et au finale, c’est une mère comblée qui se livre à nous.

 

«Je suis très fière de mon fils», lâche-t-elle en premier lieu. Avant d’enchaîner «qu’avant son départ, il m’avait promis cette victoire et s’il ne l’avait pas remportée je serais certainement très déçue pour lui. Ce combat m’a stressée toute la journée, je n’arrivais pas à manger et maintenant je peux enfin respirer».

 

Devi n’a pas le temps de finir sa phrase que son téléphone se met à sonner. C’est son époux Eddy qui vient aux nouvelles. «C’est mon mari, il est, lui aussi, impatient de connaître le dénouement. Il est très heureux et à hâte de l’annoncer à ses collèges de travail», commente Mme Robertson. La maman nous dit qu’elle n’a jamais raté un combat de son fils et elle avance, le sourire aux lèvres, qu’elle commence à manquer de place pour les nombreux trophées que collectionne son jeune champion. 22 au total, 20 victoires et 2 défaites.

 

Les appels téléphoniques se succèdent. Devi Robertson nous informe qu’elle fera certainement plaisir à son fils en lui préparant un de ses mets favoris à son retour. Ce sera mine frit ou un bon mine bouilli.

 

Pendant que nous parlons, tout autour, les amis de Warren n’arrivent pas à tenir en place. Ces derniers étaient déjà impatients de le voir monter sur le ring, une heure avant son combat. Akeshee Seechurn a du mal à cacher ses émotions.

 

«Il est comme un petit frère pour moi et je suis très fier de lui. Warren a fait un combat propre. Il nous a fait trembler aujourd’hui. C’est quelqu’un d’exceptionnel qui nous encourage énormément. Je lui dis bravo champion», déclare cette dernière.

 

Fabrice Bauluck, doublement sacré en 2004 et 2006 trouve que Warren Robertson a fait preuve de maturité lors de cette finale. «C’était très serré mais Warren a démontré qu’il voulait gagner. Cette victoire n’est qu’un début et s’il continue dans cette voie, il deviendra un excellent boxeur. Ça aurait été une surprise s’il n’avait pas ramené ce titre. Il a montré beaucoup de qualités et de technicités et maintenant il va devoir confirmer en allant chercher un titre chez les seniors», analyse celui qu’on ne présente plus dans le milieu.

 

Nacish Jankee et Boris Brissonnette qui connaissent Warren depuis très longtemps ne cachent pas leur joie. «On s’est connus à l’école, et c’est quelqu’un d’exceptionnel. Nous avons fait plusieurs déplacements et nous nous entraînons ensemble. Je dois dire que ce qu’il a fait aujourd’hui est fantastique», jubile le sportif. Pour Boris Brissonnette, qui connaît le champion du monde depuis ses débuts, Warren s’est métamorphosé depuis qu’il s’est mis au kick-boxing. «Il était un peu rondouillet au départ. Mais il n’était pas non plus nul en kick-boxing. Aujourd’hui il est devenu un grand sportif. Je trouve qu’il a boxé super bien. Il s’est montré très malin, à déjouer les tactiques du Turc pour imposer les siennes et a montré l’étendue de son talent. Son adversaire aussi est un bon boxeur mais Warren a fait une meilleur performance et je suis très fier de lui», atteste Boris Brissonette.

 

En attendant l’arrivée de l’équipe mauricienne ce mardi, ceux présents élaborent plusieurs stratagèmes afin de lui rendre un vibrant hommage. On ne peut rien dire, c’est un secret !

 


 

Stania Rathbone en bronze

 

Soulignons aussi la médaille de bronze décrochée par Stania Rathbone chez les -52kg filles lors de ces championnats du monde. Cette dernière n’a pu rééditer la performance d’Annaëlle Coret qui avait décroché une médaille d’argent en 20l6. La Mauricienne, tout comme Warren Robertson, a elle aussi été tirée en demi-finale. Sauf qu’elle est tombée sur plus forte qu’elle et s’est inclinée face à la Serbe, Stasa Veic, 0-3. Malgré cette défaite, la jeune sportive n’a pas à rougir car elle a pu se faire une idée de son niveau et du travail qui lui reste à faire en vue de la suite de sa carrière sportive.