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Réalité politique vs moralité

Et dire qu’il y avait bien une embellie cette semaine. Il y avait de quoi se réjouir devant un engagement encourageant du gouvernement. Mais, même les réconfortantes nouvelles sont noyées dans le flot des scandaleuses affaires. Du coup, l’alliance MSM-ML n’arrive pas à démontrer qu’elle est capable (parfois) d’avoir des prises de position salutaires. Exemple : son attitude positive en matière de drogue lors de l’ouverture de la Mauritius Harm Reduction Conference, organisée par l’ONG CUT, les 27 et 28 septembre. La triple présence de la présidente de la République, du Premier ministre et de l’Attorney General à l’ouverture de cet atelier de travail doit être soulignée. Car elle illustre l’importance que le gouvernement accorde à toutes les problématiques liées à la drogue. Et tourne la page des hostilités douloureusement vécues entre des ONG efficaces et l’ancien ministre de la Santé Anil Gayan qui s’acharnait à faire reculer notre pays avec d’inutiles bagarres et polémiques.

 

C’est dire qu’il y a un changement qui mérite qu’on s’y attarde. Et les discours entendus de la part des responsables du pays, prônant une ouverture, nous changent de la politique de répression que nous connaissions jusqu’ici. «La guerre contre la drogue est parmi mes priorités. C’est une guerre contre les trafiquants et non contre les usagers qui doivent avoir accès aux services de santé», dixit le Premier ministre, tandis que la présidente de la République affirme qu’il faut changer notre regard et prendre l’exemple du Portugal, où les toxicomanes sont traités comme des malades.

 

L’autre bouffée d’oxygène est venue du nouvel Attorney General Maneesh Gobin qui propose un dialogue décomplexé, dépassionné, sur des sujets autrefois tabous. L’avenir nous dira si ce ne sont là que des mots ou si le gouvernement de Pravind Jugnauth a de réelles intentions de prôner une nouvelle direction en dialoguant avec des partenaires qui travaillent d’arrache-pied sur le terrain afin de trouver des solutions durables.

 

Mais alors que Jugnauth fils aurait pu convaincre de son assiduité dans cette bataille noble, alors qu’il aurait pu démontrer sa position définitivement différente de celle de son père, alors qu’il aurait pu provoquer l’adhésion d’une grande majorité de Mauriciens sur cette question d’intérêt national, il n’arrive ni à se faire entendre, ni à être crédible. Tant il est emprisonné jusqu’au cou dans des épisodes écœurants qui se succèdent à une vitesse vertigineuse. Faut-il souligner son embarras quand, face aux journalistes qui l’interrogent sur l’affaire Tarolah, il se contente de dire qu’il laisse la police faire son travail ? Une déclaration qui illustre la fragilité d’un Premier ministre qui, malgré les dérapages des membres de son gouvernement, reste l’otage de sa troupe de bras cassés, qui le conduisent directement à sa perte.

 

Si Yerrigadoo reste une exception à qui il a demandé de step down, sachant qu’il ne sera sous la menace d’aucune partielle, Pravind Jugnauth, en ne prenant aucune sanction contre ces autres élus qui passent leur temps à «fane», montre son incapacité à mettre de l’ordre dans son équipe. Désormais, il n’est plus seulement l’esclave de Soodhun (qui, après avoir dérapé contre Xavier-Luc Duval, a récidivé face à une citoyenne qui heureusement l’a remis à sa place) mais aussi celui de Rutnah qui garde son poste de Deputy Chief Whip après un langage inadmissible, et du député Tarolah, toujours PPS malgré sa posture dégoûtante.

 

La situation à laquelle on fait face actuellement illustre le poids de la réalité politique sur la moralité. Et c’est ainsi que Pravind Jugnauth refuse de critiquer, blâmer et sanctionner un député qui, au lieu de représenter ses mandants dignement à l’Assemblée nationale, au lieu de participer aux travaux parlementaires, préfère envoyer des photos obscènes de lui. À en croire que tout est permis. Tous les comportements, les uns les plus choquants que les autres : répugnant, voyou, misogyne, malhonnête… Ainsi se présentent nos honorables. Ceux que nous payons chaque mois des fonds publics. Ceux qui, malgré notre révolte et colère ne nous rendent aucun compte. Avec la complicité d’un Premier ministre qui se transforme en pompier chaque semaine !

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