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Impitoyable Lepep !

Est-ce que le gouvernement fait exprès de continuer à démontrer toute sa somme d’incompétence ? Fallait-il une énième illustration avec la gestion catastrophique des événements à La Butte et Barkly ? Fallait-il en arriver là et projeter à tout prix l’image d’une équipe qui n’aura jamais autant démérité son nom au sommet de l’État ? Avec quoi rime «Lepep» aujourd’hui si ce n’est avec absence d’humanité, arrogance, injustice, dominer. Et ce ne sont certainement pas les maladroites tentatives d’explications du porte-parole du gouvernement, Étienne Sinatambou, qui changeront l’opinion publique. Que nous dit ce ministre ? Que les habitants forcés à évacuer savaient depuis 2014 qu’il y avait un projet de métro initié par l’ancien gouvernement ?  

 

Même si Sinatambou n’a pas tort de relever ce fait, tant cette crise prend aujourd’hui des proportions politiques avec une récupération démagogique de l’opposition, la réplique est trop facile. Car l’alliance dont il fait partie avait promis de ne pas aller de l’avant avec ce projet. C’est d’ailleurs sur la base de certaines promesses, qui s’avèrent a posteriori des slogans de campagne sans réelle signification, que le MSM et ses partenaires gagnèrent les élections. Que nous dit aussi le défenseur du gouvernement ? Que la famille Rujubali de La Butte a reçu la proposition de Rs 1,8 million pour évacuer les lieux. La somme serait de Rs 1,5 million selon les dires des Rujubali et Sinatambou oublie juste de préciser qu’il y a deux familles qui vivent sur ce terrain-là et qu’il est plutôt difficile d’acquérir aujourd’hui un terrain et une maison avec cette somme. D’où une contre-proposition (rejetée) faite aux autorités. 

 

À Barkly, derrière les larmes et la révolte de plusieurs familles concernées par la démolition d’une partie de leur domicile, il y a surtout une série d’interrogations qui restent sans réponse. Pourquoi n’y a-t-il pas eu un préavis raisonnable, certains disent avoir été notifiés il y a à peine un mois ? Pour quelles raisons les autorités n’ont-elles pas entamé un dialogue en leur expliquant dans quel but le bulldozer rase, (comme c’était le cas vendredi dernier), ici les toilettes de cet habitant et là démolit l’escalier de celui-là ou le garage du voisin ? Au final, le débat n’est pas d’être pour ou contre le métro léger même si à ce propos la transparence et un dialogue politique-citoyen aurait été salutaire. 

 

Le constat est la démonstration d’un gouvernement incapable de gérer une telle situation de crise, doublé d’un empressement incompréhensible avec la destruction brutale des maisons faisant partie du tracé du Metro Express. Si aujourd’hui la population cristallise toutes les colères de ces derniers temps autour des drames de Barkly et de La Butte, l’équipe gouvernementale n’a qu’à s’en prendre à elle-même. Car elle a failli dans sa tâche en ne trouvant pas de solution humaine à des problèmes qui touchent au plus profond de leurs êtres des familles traumatisées par cette expropriation. 

 

On ne déracine pas des habitants de leur maison avec bulldozer, policiers-déménageurs et police anti-émeute. On ne réduit pas, comme Sinatambou l’a fait, l’histoire de toute une vie à une question «d’intérêt personnel» parce qu’il y a résistance et insoumission. Il y a, dans ces départs forcés, dans ces coups de pelleteuse, dans cette violence que nous avons tous ressentie de manière solidaire avec ces familles vendredi dernier, une vraie souffrance, des émotions difficilement contenues, une détresse totale, qui provoquent une indignation collective. N’y avait-il pas une autre manière de faire, un devoir de respect, un traitement digne que méritent des citoyens qui veulent juste continuer à vivre dans la maison où ils ont grandi et où ils souhaitent vieillir ? 

 

Car il ne s’agit pas là uniquement de destruction de pans de mur ou de blocs de béton mais de l’effondrement de leur vécu, de leurs souvenirs, de tous ces petits morceaux de bonheur, de ces tranches d’insouciance, de ces bouts de tendresse amassés au fil des jours, des années, des vies. C’est dire à quel point il y a eu un manque à tous les niveaux : absence d’appréhension des répercussions psychologiques, manque d’accompagnement social, communication inappropriée. Un échec total. Soit un nouvel exemple de l’incompétence de ce gouvernement !

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