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Et la partielle a déjà un gagnant !

On aura beau le traiter de «kapon» ! Sa décision de n’aligner aucun candidat à la partielle de ce dimanche fait de lui le premier vainqueur de cette joute. Pravind Jugnauth avait tout à perdre dans cette élection du no 18. Mais le MSM a choisi de gagner. En décidant de manquer le rendez-vous de ce dimanche, en adoptant la posture de manz pistas get sinema, en refusant de faire le jeu de Bhadain qui se voyait déjà dans une compétition-référendum Reform Party-MSM, le leader du parti soleil ne prend aucun risque inutile et s’offre une stratégie payante à plusieurs niveaux. (i) Il s’épargne l’obligation d’une campagne électorale qui l’aurait forcé à justifier son prime ministership illégitime et à défendre un bilan désastreux fait de scandales, de démissions (voulues ou forcées), (ii) il évite de se mesurer à ceux qui se présentent en challengers ou forces alternatives, (iii) et il regarde impassiblement les loups de l’opposition se manger entre eux.

 

Attaques, insultes, démagogie. Que n’a-t-on pas entendu pendant cette campagne, surtout de la part des leaders traditionnels, chacun vilipendant les autres adversaires et le gouvernement pour, soi-disant, mieux séduire l’électorat de Quatre-Bornes ? Ainsi, Xavier-Luc Duval, qui était une figure de proue d’une Alliance Lepep menée par SAJ, vient de se souvenir «comment sir Anerood a comploté pour faire accuser (son) père dans l’affaire Azor Adélaïde». En politique, il n’est jamais trop tard pour retrouver la mémoire. Demandez à Ramgoolam, qui a été incapable de se faire élire aux dernières législatives, mais qui affirme que «Bérenger si pena PTr an 2014 li pa eli. »

 

Le même Bérenger qui, de manière grotesque, s’était permis au début de la campagne d’exiger de Tania Diolle (MP) qu’elle «se ressaisisse si elle a de la dignité et enlève sa candidature» avant qu’il ne fasse de cette partielle un match MMM-PTr. Ce, pour mieux minimiser l’importance d’autres candidats, dont Bhadain qui a provoqué cette joute. L’ancien ministre de la Bonne gouvernance, désillusionné après avoir découvert qu’il n’avait pas un seul allié dans l’opposition, a adopté, dès son départ du gouvernement, une posture de guerrier, s’en prenant de manière virulente à ceux qui s’alignent contre lui, tout en concentrant un maximum de tirs sur Arvin Boolell et Navin Ramgoolam. Le leader du PTr ne l’épargne pas non plus, et s’est interrogé sur le financement du Reform Party. Si seulement le chef des Rouges avait le même souci de transparence concernant les finances du PTr et les coffres-forts saisis dans sa maison !

 

C’est dire que, à part les nouveaux venus qui ont apporté une certaine fraîcheur et des réflexions originales, cette campagne ressemble à celle que nous avons toujours connue, avec les candidats venant des partis traditionnels s’écharpant et s’insultant les uns les autres. C’est toute cette agitation que le MSM, qui allait définitivement laisser des plumes avec une participation, a voulu éviter. Car une candidature du MSM/ML aurait forcé les partis de l’opposition à adopter une meilleure synergie avec des tirs groupé sur le gouvernement Lepep.

 

Ainsi, la tactique de spectateur choisie par Pravind Jugnauth lui a permis d’être, durant ces derniers mois, moins fébrile en se concentrant (adroitement ou maladroitement) sur les affaires du pays dans une tentative de se refaire une image. Parce que, pendant que pratiquement tous les leaders descendaient dans l’arène pour mener le combat de la partielle, le chef du gouvernement en profitait pour annoncer quelques mesures/décisions censées plaire à l’opinion publique : compensation salariale, salaire minimum, démission de Soodhun… Bref, Pravind Jugnauth a lui aussi commencé une campagne. Celle des prochaines législatives. En essayant de doubler les autres pour prendre une longueur d’avance.

 

Et les résultats de la partielle que nous connaîtrons ce lundi ne serviront qu’à mesurer les poids de tous les partis sur l’échiquier avec bientôt une accélération de koz-koze à l’intérieur des quatre blocs traditionnels qui se croient indétrônables grâce au système électoral pervers. La bonne nouvelle, c’est que les électeurs de Quatre-Bornes ne sont pas dupes et savent que l’enjeu de la partielle n’est qu’un test de rapport de force. Peu importe leur choix, puisse une grande majorité de Quatrebornais exercer leur droit et participer ce dimanche au jeu démocratique du pays !

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