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Affaire Michaela Harte : John McAreavey et les autorités irlandaises déplorent la lenteur de l’enquête policière

Paula Molloy, Deputy Head of Mission de l’ambassade d’Irlande à Pretoria, a eu une séance de travail avec Me Dick Ng Sui Wa, avocat des familles Harte et McAreavey.

«Faux espoirs», «manque de professionnalisme»… John McAreavey ne mâche pas ses mots en parlant de l’enquête policière sur l’assassinat de son épouse Michaela Harte, décédée en 2011. L’Irlandais déplore la lenteur de la police mauricienne et il n’est pas le seul. Paula Molloy, Deputy Head of Mission de l’ambassade d’Irlande à Pretoria, est actuellement dans l’île pour préparer la visite de son ambassadeur. Ce dernier veut rencontrer le Premier ministre, le Directeur des poursuites publiques ainsi que le commissaire de police pour exprimer son mécontentement.

Il est inquiet, en colère, frustré… Des sentiments que John McAreavey exprime dans une correspondance envoyée au Premier ministre Pravind Jugnauth. Il y fait notamment part de son mécontentement face à ce qu’il qualifie de lenteur de la police mauricienne à faire avancer l’enquête entourant l’assassinat de son épouse Michaela Harte, il y a plus de sept ans, à l’hôtel Lux* (ex-Legends), à Grand-Gaube. Il parle de «manque de professionnalisme» et soutient que le Central Criminal Investigation Department (CCID) lui aurait donné de «faux espoirs» après que le SP Monvoisin a repris le dossier.

 

«All efforts done up to now have ended in a blind alley», lui aurait fait comprendre le CCID dans une lettre datée du 5 décembre 2017. Et les limiers, avance-t-il, n’ont pas été en mesure de mettre la main sur les employés n’ayant pas soumis d’échantillon d’ADN de comparaison pour les besoins de la nouvelle enquête policière. Enquête que John McAreavey n’est pas le seul à déplorer.

 

Paula Molloy, Deputy Head of Mission de l’ambassade d’Irlande à Pretoria, est actuellement à Maurice pour préparer la visite de son ambassadeur, Liam MacGabhann. Ce dernier souhaiterait rencontrer le Premier ministre, le Directeur des poursuites publiques (DPP) et le commissaire de police pour exprimer son ras-le-bol. «La police doit pouvoir boucler cette enquête au plus vite. La famille et notre gouvernement ne demandent qu’une chose : que les coupables soient jugés dans ce high profile case», lâche Paula Molloy.

 

Michaela Harte, 28 ans, a connu une fin tragique à Maurice le 10 janvier 2011. Cette enseignante a été tuée dans sa chambre d’hôtel. Le rapport d’autopsie indique que la jeune femme est décédée par asphyxie suite à une compression of the neck. Deux suspects avaient été arrêtés dans cette affaire : Sandip Mooneea et Avinash Treebohun. Tous deux ont été reconnus non coupables aux assises, en juillet 2012.

 

La police a, par la suite, annoncé la mise sur pied d’une Special Squad pour s’occuper d’une nouvelle enquête. Mais le bureau du DPP avance qu’il n’y a pas suffisamment de preuves pour rouvrir un nouveau procès, les nouvelles preuves scientifiques recueillies après le premier procès étant insuffisantes. Une source aux Casernes centrales le confirme : «L’enquête piétine car il n’y a pas de fresh and compelling evidence.» Ce qui irrite John McAreavey et les autorités irlandaises.