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Après dix mois à La Réunion pour se battre contre une leucémie : Amy Fanny, une petite battante, retourne au pays

L’histoire de cette petite est connue et a été suivie par de nombreux Mauriciens. Après de longs mois de traitement à combattre sa leucémie, la fillette est rentrée au pays, pour le plus grand bonheur des siens…

Son sourire en dit long. Il illumine son petit visage tout rond parce qu’après dix mois d’absence, elle est heureuse de rentrer dans son pays. C’est aussi un signe de grand bonheur car après une longue séparation, surtout pendant des moments comme Noël, le Nouvel An ou son anniversaire (en février) passés loin d’eux, elle peut enfin retrouver ses proches, se retrouver dans leurs bras, tout en partageant avec eux des fous rires.

 

Ce sourire est aussi celui de l’espoir car après de sombres périodes à faire face à la leucémie qui s’est invitée dans sa vie, la petite Amy Fanny, 5 ans, qui est rentrée plus forte au pays, le jeudi 3 mai, de La Réunion où elle suivait son traitement, aspire aujourd’hui à retrouver petit à petit le cours de sa vie, même si la bataille contre la maladie continue.

 

Mais son sourire, c’est surtout un clin d’œil et un remerciement à toutes ces personnes qui, il y a quelques mois, ont été touchées par son histoire et qui ont voulu l’aider dans sa lutte contre la maladie en contribuant financièrement ou par d’autres de soutien.

 

«Quand je l’ai vu s’avancer dans le hall d’arrivée à l’aéroport, j’ai très vite réalisé qu’Amy n’était plus la petite fille que j’avais vu partir quelques mois plus tôt. Elle est plus grande mais j’ai aussi l’impression qu’elle est plus forte après être passée par tout ce qu’elle a vécu, ce qui n’est pas évident pour une petite fille», nous confie Nicolas Fanny, l’oncle de la petite qui a subi un lourd traitement pour freiner le mal qui la rongeait.

 

De l’émotion dans la voix, Nicolas Fanny se remémore tout ce par quoi sa famille est passée ces derniers temps – entre le diagnostic, le départ pour La Réunion, l’appel à l’aide, la page Facebook dédiée à sa nièce, la marche de soutien ou encore le concert de solidarité à La Réunion – cache difficilement sa joie d’avoir retrouvé celle qui a dû se montrer très courageuse ces dernier temps pour affronter la série d’examens et de soins qui lui permettent aujourd’hui d’aller mieux : «Amy n’est pas guérie mais comme ses médecins l’autorisent désormais a voyagé, on s’est dit qu’il était temps maintenant qu’elle rentre parce que les soins et les autres frais ne sont pas donnés.»

 

Son masque au visage pour éviter toute infection, la petite de son côté retrouve petit à petit ses habitudes. Sur les conseils des médecins, les parents d’Amy, Pricille et Jean-Noël, ont préféré déménager parce que le climat où ils habitaient avant à Curepipe n’était pas approprié pour Amy.

 

C’est donc dans une nouvelle maison à Quatre-Bornes et dans une nouvelle chambre qu’elle partage avec sa sœur Victoria, 12 ans, que la petite, entourée de sa famille, est venue poursuivre le combat. «Elle est fragile, un peu moody même mais les médecins nous ont dit que c’était normal après tout ce qu’elle a vécu entre la chimio et les médicaments. Pour son traitement, elle devra désormais se rendre tous les mois à l’île sœur dans le cadre de son suivi», explique l’oncle, heureux de pouvoir à nouveau passer du temps avec sa petite princesse qui passe actuellement par une phase d’adaptation. «Elle doit faire très attention, d’où le port du masque, et doit prendre au moins quatre pilules par jour et il y a même un jour où elle doit en prendre sept», explique Nicolas Fanny.

 

Ces derniers dix mois ont été particulièrement pénibles. «La famille était séparée. Pricille est restée avec son enfant et même si mon frère faisait quelques fois le déplacement, ce n’était pas tous les jours évident, sans compter les frais que cela engendrait», poursuit Nicolas qui, au nom de sa famille, saisit l’occasion pour dire un grand merci à tous ceux qui ont aidé à faire qu’Amy retourne au pays en meilleure santé. La maman de la petite a aujourd’hui foi en l’avenir. «On a vécu des hauts et des bas. La séparation d’avec mon mari et ma fille aînée était difficile à vivre mais le pire est passé. Merci à tous ceux qui ont permis qu’Amy aille mieux», nous confie-t-elle.

 

Durant cette épreuve, c’est grâce à l’amour et la force de sa petite qu’elle a pu tenir le coup. Sans oublier son beau sourire…