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La vie en bio

La bonne humeur et la satisfaction étaient de mise pour le premier Organic Farmers’ Market.

Le temps d’un week-end, les légumes, fruits frais sans pesticides de même que d’autres produits sains : thés naturels, miel, entre autres, étaient à l’honneur. Zoom sur ceux qui militent pour les produits 100 % naturels…

Elle déferle partout. Elle s’invite dans les assiettes, dans les placards… Bref, la vague bio n’arrête pas d’éclabousser sur son passage. Et plus qu’un simple effet de mode, le bio est de plus en plus tendance. Car céréales, jus de fruits, conserves, pâtes et farines se déclinent tous en mode bio. Depuis quelque temps déjà, les consommateurs sont de plus en plus attirés par les produits biologiques. De même, le nombre de producteurs et de distributeurs étiquetés bio augmente rapidement puisque le bio répond aux attentes des consommateurs en quête d’aliments plus sains, plus nutritifs, plus savoureux, plus écologiques.

 

La culture bio se base sur une méthode de production qui exclut la majorité des produits chimiques de synthèse. Et depuis quelques années, le phénomène «manger bio» gagne de plus en plus du terrain et est devenu, pour certains Mauriciens, une philosophie de vie accentuée par une envie de manger plus sainement, tout en respectant l’environnement et les producteurs.

 

Ce ne sont pas les visiteurs du premier Organic Farmers’ Market du pays, organisé par Discover (Mauritius) et Cascavelle, les 28 et 29 juillet au Cascavelle Shopping Village, qui diront le contraire. Le temps d’un week-end, dans un décor champêtre, légumes et fruits frais sans pesticides, thés naturels, miel, infusions à base de moringa, pâtes vegan, huiles essentielles et autres produits cosmétiques étaient à l’honneur, pour le plus grand plaisir des ménagères et producteurs. 

 

Pour avoir un corps sain et jouir d’une bonne santé, certaines personnes changent ainsi leurs habitudes alimentaires vers cette nouvelle tendance, alors qu’en parallèle, le marché touchant ce secteur se développe aussi avec des boutiques spécialisées et autres rayons de supermarchés qui affichent de plus en plus d’étagères regorgeant de produits biologiques sans gluten et 100 % naturels.

 

«J’ai commencé la culture biologique en 2013 et je me considère comme un pionnier à s’être lancé dans ce secteur. J’ai réalisé, lors de mes voyages, que manger bio est aujourd’hui de plus en plus vital pour jouir d’une bonne santé», explique Aman Ramchurn de Mauribio, qui produit des fruits et légumes naturels. Ce qu’il propose : bred, laitues, fines herbes, giraumon, calebasse et betterave, qu’il cultive sur son terrain à Chamarel.

 

«Des produits sans pesticides»

 

«Tout est naturel et j’utilise des aliments comme des algues, entre autres, qui favorisent des produits de qualité et sains», ajoute ce passionné qui note une prise de conscience chez les Mauriciens. «C’est vrai qu’il y a maintenant de l’intérêt sur l’importance de privilégier des produits sans pesticides…» Ceux qui hésitent sont freinés par le prix mais Aman Ramchurn explique que ces légumes sont vendus à des «prix très raisonnables».

 

Du point de vue d’un consommateur, la vague bio, c’est surtout faire attention à ce qu’il y a dans les assiettes. Kinsley David, 29 ans, s’intéresse de plus en plus à cette façon de s’alimenter. «Je ne consomme pas 100 % bio parce que c’est cher. Par contre, je fais très attention à certains produits comme la laitue, la roquette et la tomate. Pour moi, c’est surtout une question de santé», confie le jeune homme.

 

Angèle Naïgon a elle aussi choisi de passer au bio. «J’achète mes fruits et légumes chaque semaine à un producteur qui fait du bio. Ça s’appelle Farmbasket. Quand j’étais en France, j’achetais presque tout bio mais à Maurice, c’est un peu compliqué car il n’y a pas beaucoup de magasins bio et dans les boutiques spécialisées, c’est trop cher. Mais pour les fruits et légumes, c’est déjà bien, pour éviter d’ingérer des produits chimiques et pesticides utilisés pour traiter les fruits et légumes du marché et des supermarchés.»

 

Tout comme Kinsley David et Angèle Naïgon, Roseline Saint-Pierre a aussi réalisé les dangers pour le corps humain que représentent les produits traités avec des produits chimiques. C’est pour cette raison qu’elle s’est lancée, il y a trois ans, dans la belle aventure bio. Et c’est au sein de la Breathe Life Women Cooperative Society qu’elle produit son miel naturel, ses achards au limon ou encore au bilimbi, sans oublier son maïs et ses haricots rouges, produits naturellement.

 

«Avec tout ce qu’on entend de nos jours, avec les nombreuses maladies qui nous affectent, préparer son corps pour demain passe par une bonne alimentation. C’est pour cela que je me suis lancée dans ce secteur. Quand je vois le nombre de personnes qui sont de plus en plus conscientes de la nécessité de revoir leur mode d’alimentation, je me dis que j’ai fait le bon choix d’adopter cette voie», souligne Roseline Saint-Pierre, fière et heureuse de surfer sur la vague bio...