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Avant qu’il ne soit trop tard !

Comme une absence d’espérance. Comme une fatalité qui nous emprisonne. Qui de ces principaux blocs politiques traditionnels peut se targuer de nous donner foi en l’avenir ? Difficile de tomber sur un leader qui veut faire de Maurice une meilleure société. Ils sont tous affairés, soit à se battre pour le pouvoir, soit à régler leurs infinies querelles intestines.

 

Que voit-on au MMM, si ce n’est que le chef d’orchestre continue à jouer le même disque rayé, alors que le bateau mauve semble se diriger tout droit vers un iceberg fort visible ? Pourtant, cela n’a échappé à personne que quatre années se sont déjà écoulées depuis les dernières législatives et la lourde défaite des Mauves. Quatre années pendant lesquelles, au lieu de se reconstruire, de procéder à un renouvellement d’idées, de consolider ses assises, la direction du MMM a préféré s’éreinter à imploser le parti en plusieurs clans, avec, comme énième page tournée, la crise à laquelle on assiste actuellement.

 

Sauf qu’aujourd’hui, il ne s’agit pas uniquement de départs d’Obeegadoo et de quelques dirigeants mais de démissions de nombreux membres des comités régionaux. Une cassure non négligeable qui contribuera à creuser l’effritement de la base du MMM, qui, naguère, malgré les nombreuses secousses, continuait à défendre le cœur mauve envers et contre tout. Mais cela fait quelque temps depuis que l’électorat montre son désaccord avec les décisions du chef. En témoigne la performance catastrophique des candidats mauves lors des législatives de 2014, après l’alliance avec les travaillistes (non plébiscitée par la base militante), ainsi que le médiocre pourcentage de 14 % lors de la partielle de Quatre-Bornes. Si ce n’est pas là l’illustration d’un mélange de frustration et de colère des partisans du MMM, cela y ressemble. Doit-on toutefois s’étonner de la toute autre lecture du leader, qui regarde toujours ailleurs que dans la direction des vraies raisons de la défaite ? Faut-il rire de son constat émis en conférence de presse hier : «Nous sommes plus solides que jamais» ?

 

Pendant que l’on assiste à la débandade des Mauves, ne voilà-t-il pas que son ancien partenaire de 2014, Ramgoolam, qui occupe assidûment le terrain, nous joue son jeu favori: une nouvelle tentative de convaincre qu’il est le seul leader de l’alternance au poste de Premier ministre. Comme s’il n’existe aucune autre possibilité entre les deux familles dynastiques qui se partagent le pouvoir (une unique parenthèse est notée avec deux ans de primeministership de Bérenger) depuis l’Indépendance. Ainsi, profitant du rapport de la commission d’enquête sur la drogue – que le PTr n’a jamais eu le courage d’initier –, le leader des Rouges poursuit sa campagne électorale en critiquant ce gouvernement – avec raison – mais tente de nous faire croire qu’il est le seul leader alternatif au fauteuil premier ministériel. Et c’est là qu’il a tort. On ne le dira jamais assez. Ce n’est pas parce que le MSM de Pravind Jugnauth se noie dans de multiples scandales que le PTr de Ramgoolam est le sauveur de Maurice, comme il le prétend. «Mwa ki pou dres sa pei-la», se flatte Ramgoolam, étant sûrement atteint d’amnésie, car oubliant qu’il a grandement contribué à mener le pays là où il est aujourd’hui après neuf ans au pouvoir. C’est pour ces raisons qu’il faut dénoncer son discours démagogue quand il affirme que la drogue, la corruption et le népotisme rongent Maurice. Que l’on sache, il aurait gagné les dernières législatives si ces maux-là étaient inexistants sous son leadership.

 

D’un côté donc, le leader Pravind Jugnauth, à la tête d’une équipe dont les membres traînent de plus en plus de casseroles, projette l’image d’un gouvernement à la dérive ; de l’autre, c’est une opposition complètement décrédibilisée qui tente de maintenir la tête hors de l’eau. Est-ce que le peuple est condamné à vivre encore une fois cette fatalité ? Est-ce que le choix se résumera entre Ramgoolam et Jugnauth ? Comme une histoire qui se répète, est-ce que ce sont ces quatre partis traditionnels qui nous emprisonneront de nouveau ? Qu’en est-il d’une espérance d’un autre modèle politique ? Posons-nous la question avant qu’il ne soit trop tard !

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