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Joseline Leriche-Étiennette : Le social, sa mission de cœur

Elles sont 26 ONG à bénéficier du soutien du groupe Leal cette année.

Elle accompagne les associations dans leurs différents projets. Elle se rend sur le terrain et enchaîne les séances de travail avec elles. Rencontre avec une femme pour qui le social est un métier qui est loin de se pratiquer derrière un bureau.

Si vous la cherchez, vous ne la trouverez certainement pas assise derrière son bureau. Pour Joseline Leriche-Étiennette, le social est un métier qui se pratique sur le terrain, là où les gens ont besoin d’aide, là où de nombreuses associations se démènent pour apporter réconfort, soutien et aide. Joseline Leriche-Étiennette, Group CSR Coordinator du groupe Leal, est une passionnée et ça s’entend.

 

Récemment, le groupe pour lequel elle travaille depuis de nombreuses années, Leal, a remis, dans le cadre de son programme de responsabilité sociale, un don de Rs 2,4 millions à 26 ONG œuvrant dans des domaines comme l’éradication de la pauvreté, la santé et l’éducation, entre autres. «Le but est de s’assurer que les donations permettent aux ONG de réaliser de véritables progrès sur le terrain. Nous faisons un suivi régulier pour nous assurer qu’elles disposent des ressources nécessaires à leur développement. L’impact des donations devient alors plus visible.» Plus visible mais aussi plus concret.

 

Pour cela, Joseline Leriche-Étiennette, 58 ans, se dédie à l’accompagnement des associations dans leurs différents projets. Entre elles, l’interaction est complète. Digne représentante des couleurs de son entreprise, elle se dit fière d’appartenir à une société qui prône l’entraide, la solidarité au sein de la société et qui place l’humain avant tout. Et cela commence, souligne-t-elle, au sein même du groupe. «Nous avons, pour les employés, un système de bourses d’études pour leurs enfants. Nous avons aussi un fonds, que nous appelons hardship cases, afin d’aider les employés lorsqu’ils sont dans des situations difficiles, que ce soit au niveau de la santé ou en cas d’incendie, par exemple.»

 

Pour faire du social autrement, cette mère de deux filles et grand-mère de trois petits-enfants multiplie les sorties sur le terrain et enchaîne les séances de travail avec les associations. «Mon rôle, c’est de travailler avec les ONG et de représenter les valeurs de Leal. Ma mission ne s’arrête pas au seul fait de donner des chèques ; je travaille étroitement sur le terrain avec les ONG tous les jours, en essayant de partager nos idées, d’innover et de mettre en place les projets que nous avons prévus ensemble. Ma mission est une mission de cœur, une aventure humaine extraordinaire et passionnante.»

 

Le social a toujours fait partie de sa vie. Au collège, elle participait toujours à des œuvres caritatives organisées par l’école et la grève estudiantine de mai 1975 a alors été le déclic. «J’ai suivi une formation d’IDP et je me suis pleinement lancée dans le social au niveau de mon quartier, de ma paroisse. Nous formions un groupe de jeunes de toutes les confessions religieuses, qui mettait des actions humanitaires en place. Ensemble, nous rêvions d’une île Maurice  arc-en-ciel.» Avec son époux Serge, ils s’engagent au niveau de leur paroisse afin de préparer les jeunes couples au mariage. «D’ailleurs, je voudrais le remercier ainsi que mes filles pour leur soutien, leur compréhension et leur confiance.»

 

Aventure humaine

 

Faire du social son métier a donc été la suite logique d’une vie prédestinée à être au service des autres. «Pouvoir faire ce job à plein temps et m’y consacrer est un accomplissement.» Ce métier est, pour Joseline Leriche-Étiennette, bien plus qu’un simple travail. «Sur un plan plus personnel, les moments passés avec les ONG m’ont permis de changer mon regard sur la misère. Sur la vie, tout simplement. Être avec les ONG est un engagement contractuel vis-à-vis de mon employeur mais aussi une aventure humaine qui est en lien avec ma foi, mes valeurs et celles du groupe.»

 

Se mettre au service des autres est, confie-t-elle, un choix de vie. «Le social fait partie de mon quotidien. C’est toute ma vie. Cela m’a donné la possibilité de porter un regard d’amour sur l’humain.» Faire preuve de respect, ne pas juger l’autre et offrir écoute, compassion et soutien sont essentiels lorsqu’on fait ce métier. Au sein de Leal, les employés s’impliquent dans cette démarche. «Nous avons mis en place plusieurs actions comme les groupes de paroles pour les parents, des sorties régulières, des ateliers de thérapie ; nous organisons des levées de fonds. Nos employés accompagnent même les associations lors des quêtes annuelles.» Un engagement important pour le groupe Leal qui pense aujourd’hui à lancer sa fondation.

 

En attendant, Joseline Leriche-Étiennette, elle, ne compte pas ralentir la cadence.